La dernière enquête de conjoncture menée par la CCI Occitanie en septembre et octobre auprès de près de 3.000 chefs d’entreprise de la région fait état d’un « repli généralisé de l’activité au 3e trimestre. L’instabilité politique, la baisse du pouvoir d’achat et le manque de visibilité économique freinent les projets et les embauches », apprennent Les Indiscrétions. Ainsi, 43 % des dirigeants déclarent une baisse de leur chiffre d’affaires, contre seulement 18 % une hausse.
Les marges demeurent sous pression, affectées par la contraction de la demande et la hausse des coûts. Le manque de visibilité conduit « nombre de dirigeants à reporter leurs investissements et à limiter les embauches », observe la CCI Occitanie.
Industrie, construction, commerce, hôtellerie-restauration… J’en apprends plus ici
Industrie : L’activité se maintient à un niveau bas, malgré un léger sursaut des carnets de commandes. Les trésoreries s’améliorent et les marges se reconstituent partiellement, mais la confiance reste faible et conditionnée à une meilleure stabilité politique et fiscale.
Construction : Le secteur retrouve un peu de stabilité. Les trésoreries progressent légèrement, mais les marges restent sous pression et les retards de paiement pèsent sur la reprise. La confiance se redresse timidement, portée par l’espoir d’une relance des politiques publiques.
Commerce : Plus d’un commerçant sur deux signale une baisse d’activité, liée à la faiblesse de la consommation et à la baisse du pouvoir d’achat. Les trésoreries sont tendues, et la confiance continue de s’éroder. Les commerçants redoutent une fin d’année encore morose.
Hôtellerie-restauration : Près d’un professionnel sur deux enregistre une baisse du chiffre d’affaires après une saison estivale en demi-teinte. Le secteur reste pénalisé par la baisse de fréquentation, la concurrence accrue des locations entre particuliers et la difficulté à recruter. On observe ne légère amélioration sur la confiance, mais les tensions sur les marges persistent.
Services : L’activité s’oriente également à la baisse (42 % des entreprises concernées). Si quelques embauches sont prévues en fin d’année, la demande reste atone et les budgets publics gelés pèsent sur l’activité. La confiance des prestataires s’estompe, dans l’attente d’un redémarrage économique durable.
Saison estivale. Les commerces de détail et les cafés-restaurants sont les plus touchés, invoquant un arbitrage budgétaire des ménages et une baisse du pouvoir d’achat. Parmi les facteurs les plus pénalisants, 66 % des dirigeants citent la baisse du pouvoir d’achat, suivie par les conditions climatiques extrêmes (vagues de chaleur, orages, incendies), le prix de l’énergie et des matières premières, ainsi que la pénurie de main-d’œuvre.