Et si la technologie nous avait déjà dépassé ? Voilà le thème de la table ronde organisée ce 18 novembre par la Jeune Chambre Économique de Montpellier à la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (CEMD), à Montpellier, en amont du Congrès national de la JCE. Après un mot introductif de Grégory Calonges, président de la JCEM, Mathis Haribou, vice-président à la JCEM et responsable adhérents au MEDEF des Pyrénées-Orientales a donné la réplique à quatre intervenants : Laetitia Montanier, directrice de la CEMD, Virginie Christen, cheffe d’entreprise et consultante, Emilie Espona, PDG d’Etiseo, Anthony Gaeremynck (SCOP3 et Swidee). Une table-ronde articulée autour de trois axes.
Contexte. « Il faut faire le constat qu’on est tous en train de subir des révolutions majeures, et qu’elles arrivent en accéléré. Ça a un impact sur notre travail, et aussi en termes de prospectives », souffle Laetitia Montanier. Émilie Espona que cette révolution peut faire peur, « principalement parce qu’elle va très vite ». Et Laetitia Montanier de rappeler : « En 1987, une compétence avait une durée de vie de 30 ans. Aujourd’hui, c’est 14 mois. Il faut se former en continu ».
Emergence des nouveaux métiers. Dans ce cadre-là, les intervenants soulignent la nécessité extrême de la flexibilité et de l’adaptabilité des dirigeants. « Un actif qui rentre aujourd’hui dans le monde du travail va connaître, en moyenne, entre 10 et 13 métiers différents », souffle Laetitia Montanier. « Dans les métiers du conseil, on s’est rapidement retrouvé dépassé, il a fallu se réinventer, trouver de nouvelles manières d’avoir une valeur ajoutée », explique Virginie Christen.
Alliance entre technologie et humain ? Les intervenants estiment que cette alliance est possible, même si « il ne faut surtout pas faire confiance aveuglément à ChatGPT », souligne Emilie Espona.
Sur le même sujet : « Et si… en 2040, le seul rôle du manager était d’humaniser le travail ? », dans Les Indiscrétions du 22 septembre, à relire en cliquant ici.