Guillaume Schaeffer, directeur du SITEVI 

24 novembre 2025
Guillaume Schaeffer

« Amener un peu d’espoir et des solutions aux viticulteurs »

Le Salon international des équipements et savoir-faire pour les productions vigne-vin, olive, fruits-légumes, ou SITEVI pour les intimes, se tient cette semaine au Parc des expositions de Montpellier pour sa 32e édition. À la tête du salon bi-annuel, Guillaume Schaeffer porte un regard attentif sur la filière et son devenir. Un avant-goût du SITEVI dans « Trois questions à… », la rubrique où le tutoiement est de rigueur.  

Quelles sont les bonnes raisons pour venir au SITEVI ? Les rendez-vous à ne pas manquer ?  

Dans le désordre, 1.000 exposants et marques présents, pour la 32e édition, une très forte présence des exposants qui regroupent les filières viticole, vinicole, arboricole et oléicole. C’est devenu un rendez-vous international pour ces filières. On espère accueillir 55.000 professionnels. Il y a deux ans, les visiteurs sont venus de plus de 70 pays.  
Dans un contexte très difficile, on le sait, où les professionnels sont challengés chaque jour par le changement des modes de consommation, ce qu’on voit, c’est que les exposants sont au rendez-vous, pour rencontrer, échanger, et voir les innovations que la filière peut présenter d’édition en édition pour faire face à ces enjeux.  

Côté innovation, nous avons 28 nominés pour la soirée SITEVI Innovation Awards qui se tiendra ce mardi 25 novembre. Les lauréats auront leur stand bien identifié dès le lendemain. Le mercredi, c’est soirée Business Angels. Les entreprises pitchent, il y a des opportunités pour tout le monde. Nous organisons également de nombreuses conférences, avec l’Institut français de la vigne et du vin. Ce mardi, c’est la journée de l’olive également, avec un joli focus sur la filière.  

On organise cet événement depuis toutes ces années en Occitanie, et à Montpellier, parce qu’on est en plein cœur de ce qui est certainement le vignoble le plus important de France. Et puis on finit par être bien identifiés. Des gens sont venus du Canada, du Chili et d’Australie sur les éditions précédentes. 

Vois-tu des signaux qui permettent d’espérer pour ces filières ?  

Le contexte est très difficile, et ça dure un peu. Au salon, l’idée, c’est d’amener un peu d’espoir, des solutions, pour les aider à progresser, améliorer les choses à travers les solutions équipement agricole. Ça va d’investissements conséquents à des solutions pas si onéreuses pour des exploitations plus petites qui voudraient aussi changer les choses. Je pense à l’IA dans les enjeux d’irrigation par exemple. Il y a aussi le développement d’implants résistants, mais aussi de solutions de service, de marketing et de conseil. Des entreprises d’embouteillage et d’étiquetage sont également présentes. Aujourd’hui, de plus en plus de producteurs se dirigent vers autre chose que la vigne, et les résultats sont encourageants : arbres fruitiers, oliviers, fruits à coque, jusqu’à de l’événementiel dans les chais. Il y a toute une réflexion autour de cela. Le mode de consommation change, la filière aussi.   

Et quels sujets vont attirer l’attention, sur le SITEVI, et dans les semaines à venir ?  

On parle de 40.000 hectares de vignes arrachés en 2026. La filière se dirige, comme je l’ai dit, vers les arbres fruitiers, les fruits à coque ou les oliviers, et sur le plan économique, c’est une bonne chose, parce que ce sont des exploitations moins gourmandes en eau par exemple. De plus, Annie Genevard, ministre de la Culture sera présente à l’ouverture du salon, donc j’imagine qu’il y aura quelques annonces. Je sais qu’elle échange avec les viticulteurs en ce moment.  

Sur le même sujet : « Un événement pour permettre aux vignerons d’établir des plans d’actions », dans Les Indiscrétions du 17 novembre, à relire en cliquant ici.  

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