
Présentant le lancement de la ligne 5 du tramway à Montpellier (inauguration et mise en service le même jour, le 20 décembre), Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la métropole, annonce, le 28 novembre devant la presse : « Les travaux à Montpellier sont terminés ». En répétant à quatre reprises « terminés », pour bien signifier qu’il a pris conscience de l’impact des cinq ans de travaux sur les Montpelliérains. « Il est désormais temps que les nouvelles habitudes commencent à se prendre. Nous avons vécu une grande période de transformation (notamment liée aux mobilités : réseau cyclable, bus-tram, tramway…, ndlr). Elle était nécessaire, car c’était un rattrapage », confie-t-il. La ligne 5 de tramway représente « le plus important chantier de tramway à Montpellier, par son ampleur financière et la durée des travaux ». La métropole languedocienne revendique désormais « le plus important ratio de km de rail par nombre d’habitants au niveau national. Nous devançons Strasbourg, avec la ligne 5 ».
Cassandra et Abdelkader. La ligne inaugurale sera conservée par la benjamine et le doyen des agents de la TaM : Cassandra, jeune de 23 ans formée au CFA interne de la TaM, et Abdelkader, qui travaillait déjà pour TaM lors de l’inauguration de la ligne 1, en 2000. Pour l’anecdote, Cassandra était élève de Michaël Delafosse (également professeur d’histoire-géographie, ndlr) au collège Fontcarrade.
Livraison en un seul mandat. « Nous sommes la seule métropole en France à avoir livré une ligne de tramway en un seul mandat, souligne Julie Frêche, vice-présidente de la métropole en charge des mobilités. Le compte à rebours a commencé dès le début du mandat. Il y a eu une mobilisation citoyenne, des entreprises, des ouvriers, de la TaM… » En reprenant les chiffres-clés : « 24 réunions publiques, 20 km de rail soudés au nord, 26 km de rail soudés à l’ouest en 14 mois seulement, 4.500 personnes rencontrées, 500 ouvriers œuvrant quotidiennement… »
La mobilité, enjeu systémique. « La question des mobilités est systémique, explique Delafosse. Ce sont les enfants, les piétons, le vélo, la gratuité des transports… Il nous fait aider les gens à changer leur comportement. La gratuité du réseau de transports urbains (pour les habitants de la métropole, ndlr) a changé les habitudes. En rendant les transports en commun gratuits à l’échelle d’une métropole, on a fait quelque chose qui suscite des questionnements. »
Sur le même sujet : « Gratuité des transports : après le rapport de la Cour des Comptes, le Medef insiste sur la mobilité des travailleurs pauvres », Les Indiscrétions du 22 septembre 2025, en cliquant ici.