Structuration ou diversification des filières locales, démarches agroécologiques et projets innovants, services aux exploitations, équipements collectifs… L’État, Atosca, société concessionnaire de l’A69 qui reliera Toulouse et Castres, et la Chambre d’agriculture du Tarn signent le 25 novembre une convention relative à la création d’un fonds de compensation agricole. Cette convention vise à mettre en place un fonds de 2,18 M€, financé en intégralité par Atosca, afin d’accompagner l’activité agricole impactée par le tracé de l’autoroute.
Par ailleurs, les derniers chiffres du chantier de l’A69 à fin novembre : 850 personnes mobilisées chaque jour, 350 engins sur le terrain, 82 % des terrassements réalisés, 95 % des ouvrages d’art achevés, deux centrales à enrobés provisoires installées, premiers équipements de la route (caniveaux, fibre optique, socles des panneaux de signalisation…) en cours d’installation. Vidéo drone récente en cliquant ici.
Moins glorieux : un ex-directeur de travaux, employé par une filiale de NGE, maison-mère d’Atosca, a été mis en examen le 27 novembre dans le cadre de l’enquête menée sur des opérations commandos organisées en 2024 contre des opposants à l’A69. Il a été placé sous contrôle judiciaire « avec interdiction de paraître sur le chantier de l’A69, interdiction de contact avec les autres mis en examen et témoins, et obligation de verser une caution de 80.000 euros », a annoncé le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, à l’AFP.
Sur le même sujet : « A69 : reprise du chantier en vue dans un contexte explosif », Les Indiscrétions du 2 juin, à lire ici.
J’en apprends plus ici
La mise en examen de ce directeur de travaux s’ajoute aux sept premières prononcées le 10 octobre. L’enquête vise à retrouver les auteurs d’incendies perpétrés à la fin de l’été 2024 à l’encontre des derniers irréductibles sur le tracé de l’A69. Le 1ᵉʳ septembre 2024, des hommes cagoulés avaient notamment mis le feu à une voiture devant une maison occupée par des opposants à l’A69, avant d’asperger « d’essence et de gaz lacrymogène » deux militants ayant tenté de les arrêter.