Dans la foulée de l’annonce par le gouvernement d’un nouveau plan de soutien à la filière viticole, prévoyant 30.000 hectares d’arrachage à l’échelle nationale, la Région Occitanie alerte sur le risque d’un rythme trop important d’arrachage dans le vignoble du Languedoc-Roussillon. « Il y a déjà eu beaucoup d’arrachage dans le vignoble du Languedoc-Roussillon, du fait de la pyramide des âges des exploitants et de nombreuses situations de détresse. Mais si 15.000 hectares sont encore arrachés, les autres régions vont garder leur potentiel de production, et nous pourrions manquer de vin à terme », projette Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la Région Occitanie.
L’idée est de limiter, pour le Languedoc-Roussillon, à un tiers l’arrachage national, soit 10.000 hectares, les deux autres tiers se répartissant, hors Bourgogne et Champagne, entre le Bordelais et d’autres petites régions productrices. Pour y parvenir, « des critères doivent être fixés par France Agrimer. L’arrachage doit cibler davantage les vins rouges, en surstock, que les blancs et les rosés. Et il faut éviter d’arracher dans les zones irrigables », précise Denis Carretier, président de la Chambre régionale d’Agriculture.
Jean-Louis Cazaubon insiste aussi sur le rôle de la vigne dans l’aménagement du territoire, notamment comme coupe-feu, dans un territoire de plus en plus exposé aux incendies. « Sans vigne, le mégafeu des Corbières du mois d’août aurait été encore plus catastrophique », observe l’élu.
Le vignoble du Languedoc-Roussillon veut limiter l’arrachage
8 décembre 2025