
Dix ans après avoir implanté une base à Toulouse, la compagnie aérienne Volotea officialise, le 14 janvier, l’implantation d’un avion basé (Airbus A320), à partir de cet automne, à l’aéroport Montpellier Méditerranée (AMM). « Grâce à cette implantation, le rêve de faire d’AMM l’aéroport de l’Occitanie Est devient réalité », déclare Emmanuel Brehmer, président du directoire. Carlos Munoz, PDG de Volotea, annonce « 30 emplois directs et 170 emplois indirects créés. Nos équipages connaissent bien leur région et les clients. Nous créons des emplois de droit français, dans le respect des règles sociales, avec un service RH de 7 personnes basé à Marseille », détaille-t-il devant un parterre d’institutionnels et de médias. Quatre nouvelles destinations vont être proposées : Bordeaux, Madrid, Tenerife Sud et Lanzarote, île emblématique des Canaries. Un avion basé permet « des départs tôt le matin et des arrivées en fin de soirée. Cela offre des options de voyage pratiques, une connectivité accrue ». Volotea entend aussi être mécène d’activités culturelles et sportives, « en étant présent dans des événements qui font partie de la vie quotidienne des habitants ».

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30 destinations au départ de l’Occitanie. Volotea propose plus de 30 destinations au départ de l’Occitanie (Toulouse, Rodez, Lourdes/Tarbes et, donc, Montpellier), vers la France, l’Italie, la Grèce, la Croatie… Soit, au total, 170 emplois directs, 1.000 emplois indirects et 1,7 million de sièges proposés. Volotea (29 avions basés en France, dans 25 aéroports) se distingue en « n’étant pas sur les lignes majeures, et en préférant assurer une connectivité entre petites et moyennes villes ». La France représente 60 % de son activité.
« Pas Fly Emirates ». « On n’est pas une compagnie low-cost, mais une compagnie compétitive, avec des services soignés, et un très bon taux de satisfaction voyageurs (en hausse de 24 % en 2025 par rapport à 2024, selon le baromètre NPS) », se défend Carlos Munoz. Avant d’ajouter sous forme de boutade : « On n’est pas Emirates, avec une douche dans la cabine, mais le confort est là, et les prix très accessibles. »
« Le transport aérien est un transport populaire ». Interrogé sur la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), Carlos Munoz décrit « un impact très fort », mais maintient l’engagement de Volotea en France. « Le transport aérien est en France un transport populaire. 37 % des passagers ont moins de 35 ans. Il y a par ailleurs une part importante d’employés. Toute augmentation de taxes ou nouvelle taxe nuit à la mobilité, qui est essentielle à l’attractivité des salariés. » La compagnie, qui emploie 2.250 salariés et affiche 430 routes aériennes, prévoit 85 M de passagers transportés en 2026.