Philippe Saurel, ex-maire de Montpellier (2014-2020) 

19 janvier 2026
philippe saurel

« Candidat à 80 % »

Annoncé troisième dans les intentions de vote en décembre dernier, dans un sondage Ifop-Métropolitain, Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier de 2014 à 2020, battu par Michaël Delafosse en 2020 mais qui n’a pas perdu le sens de la communication politique, devrait être candidat (« à 80 % ») pour le scrutin de mars. Les Indiscrétions l’ont rencontré dans son QG du Dôme (brasserie du quartier Saint-Denis), le 16 janvier. «  Trois questions à… », la rubrique où le tutoiement est de rigueur.    

À deux mois du premier tour des municipales, comment analyses-tu le paysage politique montpelliérain qui se met en place ?  

En 2020, la situation était déjà très éclatée, avec 14 listes en présence. Aujourd’hui, il y aurait eu une vingtaine de déclarations de listes déposées en préfecture. Cela ne signifie pas qu’il y aura 20 listes au final, parce que seules celles déposées officiellement le 26 février compteront. C’est à ce moment-là qu’on connaîtra la réalité du paysage électoral.  
Chaque candidat organise son calendrier comme il l’entend. Certains se déclarent tôt, d’autres plus tard. Cela dépend de la notoriété qu’ils estiment avoir, du travail qu’ils pensent devoir encore accomplir, de la façon dont ils veulent organiser leur campagne. Dire « je ne suis pas encore candidat », comme je le fais, ou au contraire annoncer sa candidature, fait partie de stratégies différentes, et tout cela est parfaitement légal.  

Selon toi, quels sont les grands enjeux sur lesquels les candidats devront être attendus par les électeurs ?  

Il y a beaucoup de sujets qui touchent directement la vie quotidienne des habitants. La circulation est un problème majeur, avec les embouteillages. Les finances de la ville sont aussi un enjeu important. Il y a la question de l’insécurité, qui revient beaucoup.  
On peut également parler de la chute du développement économique, mais aussi de la culture et du sport. Ce sont des domaines essentiels pour une ville comme Montpellier. Il y a donc un ensemble de thèmes très concrets, très larges, qui concernent à la fois le quotidien immédiat et l’avenir de la ville.  

Un sondage récent te crédite d’environ 14 % des intentions de vote, alors que vous n’êtes pas candidat déclaré. Comment interprètes-tu ce résultat et ce qu’il implique pour la suite ?  

Ce score m’a surpris. Je m’attendais plutôt à être autour de 7 ou 8 %. Être à 14 %, et en troisième position, c’est quelque chose d’important pour une ville comme Montpellier. D’autant plus que je n’ai pas de parti politique et que je n’ai mené aucune campagne : pas de tracts, pas d’affiches, pas d’annonces officielles.  
Je le prends comme une reconnaissance du travail accompli. Ce ne peut pas être un vote d’appareil, puisqu’il n’y a pas d’appareil derrière moi. Cela signifie sans doute que les gens me connaissent encore et qu’ils me font confiance à ce niveau-là.  
Ce résultat est donc un facteur favorable, encourageant, pour une hypothétique candidature. Aujourd’hui, je ne dis pas que tout est acté. Je dirais que je suis ouvert à 80 %, pas à 100 %, parce qu’il reste des éléments à régler : les affaires juridiques en cours, la constitution d’une équipe, la question des financements, que j’assume seul pour l’instant. Rien n’est fermé, mais rien n’est définitivement décidé non plus. J’ai posé une période de congés sans solde au sein de la clinique où je travaille, du 28 janvier à début avril, afin de pouvoir me consacrer entièrement à la campagne si je décide d’y aller… ou de ne pas y aller.  

Sur le même sujet : « Altrad dédicace son dernier livre… à Philippe Saurel », Les Indiscrétions du 28 avril 2025, à croquer là.  

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