On s’en fout… ou pas. Si je ne verse ni dans le concept de l’homme déconstruit de Sandrine Rousseau, ni dans l’obsession chiffrée de la parité, l’absence de présence féminine sur un plateau d’experts me semble totalement inappropriée. Même – surtout – dans une Occitanie encore mâtinée de patriarcat. Pas de femmes sur scène : c’est pour le moins incongru. Inélégant. Et illogique : les femmes représentent la moitié du lot, et ont une approche différente des choses, laquelle contribue à la richesse du débat.
Aussi, dans la construction d’un événement, j’alerte désormais systématiquement les organisateurs, lorsque le panel d’intervenants prévus est exclusivement masculin. Il ne s’agit pas d’une simple suggestion, mais d’un prérequis à la mission. Je ne me vois plus animer un débat avec 5 mecs à mes côtés : l’effet est dévastateur. Est-ce du féminisme ? Plutôt du pragmatisme. Toutes et tous, nous avons et aurons eu le privilège de nous croiser au cours du 21e siècle. Soyons à la hauteur.