On s’en fout

26 janvier 2026

Boycotter la coupe du monde de football, dont l’édition se déroulera du 11 juin au 19 juillet entre trois pays amis (Canada, États-Unis, Mexique), pour punir Trump ? La (fausse) polémique enfle. Bien sûr, l’administration Trump est coupable de dérives inquiétantes. Là n’est pas le « On s’en fout ». Au final, les 48 équipes (un record) seront bien toutes présentes pour participer à ce qui doit rester une fête. J’y mets mes Indiscrétions à couper.  
Pourquoi les footballeurs, qui ne font rien d’autre que jouer au football, devraient-ils sacrifier la compétition qui leur est symboliquement la plus chère ? Est-ce que les marchands d’armes, d’avions, de vins et spiritueux, les artistes, etc., boycottent le marché américain pour signifier leur réprobation face aux agissements de Trump ? Au nom de quel principe le football dans son ensemble (joueurs, encadrants, journalistes, supporters, prestataires, diffuseurs…) devrait-il être pris en otage ? Il est même surprenant que des gens croient en cette possibilité.  
Sur le fond, on peut regretter que les dernières coupes du monde se déroulent dans des pays où le foot est secondaire : Russie 2018, Qatar 2022 et, donc, 2026 (le Mexique venant sauver les apparences).  
Vivement 2030, édition coorganisée par le Maroc, le Portugal et l’Espagne. Déjà parce qu’on pourra y aller d’un saut d’avion. Et parce que ces trois pays sont et seront toujours d’authentiques amoureux de ballon rond. 

Share This