Matthieu Ourliac, alerte sur le coût du travail 

2 février 2026

« Augmenter les cotisations sociales sur les salaires, cela revient à enlever du pouvoir d’achat aux travailleurs. Je forme le vœu que l’on va enfin arriver à le comprendre en 2026. Quand le coût du travail augmente et qu’il n’y a pas de croissance pour les entreprises, c’est le travailleur qui paye, lance le président du Medef Béziers, le 30 janvier lors de sa cérémonie de vœux. Pour payer 1.000 euros, cela coûte 2.000 euros à l’entreprise. Autrement dit, les salariés travaillent pour eux jusqu’à midi et l’après-midi, c’est pour les autres : chômeur, retraites, malades… Un travailleur devrait se sentir privilégié par rapport à un inactif, et ce n’est pas ce que ressentent nos salariés. Je ne remets pas en cause le principe de solidarité nationale, mais comment voulez-vous motiver des gens qui travaillent pour eux que la moitié du temps ? C’est compliqué. Et le budget 2026 continue à augmenter le coût du travail. Quand on décide de raboter les allègements (les ‘cadeaux aux entreprises’), cela impacte directement le pouvoir d’achat des travailleurs. Quand on met en place le VMRR (Versement Mobilité régional et rural), cela impacte le travailleur. Quand on suspend la réforme des retraites, c’est encore le travailleur qui paie. » 

J’en apprends plus ici  

Formation CPF : « Tout est à Paris. » « Que va-t-on faire du CPF (Compte Personnel de Formation) ? Aujourd’hui, la liste des formations éligibles se réduit comme peau de chagrin. Si vous voulez faire une formation dans le cadre de votre CPF, il faut essentiellement la faire à Paris. Ce n’est pas possible pour beaucoup de collaborateurs. Que fait-on de cet argent ? La réalité, c’est que c’est une source de revenus supplémentaire pour l’État, alors que cet argent appartient aux salariés. Or, il est censé participer à la montée en compétences, à l’innovation, à l’adaptation de l’économie pour lutter contre le déclassement. » 
La vidéo du discours disponible en cliquant ici (News du Biterrois).  
 
D’après le leader patronal de l’ouest Hérault, « il faut en finir avec la gratuité des services sociaux et publics, en matière de médecine ou de transport collectif ».  
Les holdings « ne sont pas des paradis fiscaux, assène-t-il, projection de schéma à l’appui. C’est juste un véhicule qui reporte la fiscalité de la personne physique et incite à l’investissement. C‘est grâce aux holdings que l’on peut financer des startups, des hôtels, des usines à hydrogène… » Matthieu Ourliac s’inquiète du déclassement économique de la France, « sur fond d’oisiveté et de refus du progrès. Pour la première fois en 2025, les Français sont plus pauvres que la moyenne européenne ». Il martèle un retour de la valeur travail. « Pendant que nos cadres nous demandent des ruptures conventionnelles pour faire le tour du monde, les ingénieurs chinois innovent, travaillent et produisent », lance-t-il. Avant de conclure : « Il faut faire la LGV jusqu’à l’Espagne, finir l’A69 entre Toulouse et Castres, construire des parkings et des voies cyclables, investir dans le renouvelable et les énergies bas carbone… » 

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