Traitements mini-invasifs des cancers : Quantum Surgical aux côtés de Philips et IGEA au sein du consortium européen PreciseOnco

9 février 2026
robot Epione Quantum surgical
Bertin Nahum, CEO et co-fondateur de Quantum Surgical – démonstration du Robot Epione ©Michel Gélabart/Institut Paoli-Calmettes

Faire progresser le traitement de précision des tumeurs abdominales, grâce à l’intégration de l’imagerie médicale avancée, de l’assistance robotique et des thérapies mini-invasives. C’est l’objectif du consortium public-privé européen PreciseOnco. L’entité annonce, le 3 février, avoir obtenu un financement de 14,9 M€ de l’Innovation Health Initiative (Union européenne). À ce montant s’ajoutent 9 M€ apportés par les partenaires industriels, Philips (chef de file), Quantum Surgical, spécialisée en robotique et en intelligence artificielle, et IGEA Medical. 

Qui fait quoi au sein de PreciseOnco ? « Philips assure l’imagerie spectrale, avec de nouvelles modalités, apportant des informations plus riches dans le cadre du diagnostic du cancer, l’enjeu étant de détecter le plus tôt possible les tumeurs, à un stade où on peut mieux les traiter », explique Bertin Nahum, président et cofondateur de Quantum Surgical. La technologie d’IGEA permet quant à elle de délivrer un traitement rendant les membranes des cellules cancéreuses plus poreuses à une chimiothérapie qui va cibler et détruire la tumeur. Quantum Surgical étudiera quant à lui la manière dont son robot Epione peut faciliter les procédures interventionnelles guidées par imagerie spectrale.
« Notre technologie permet aux praticiens de réaliser des ablations tumorales percutanées, les aide à planifier les trajectoires et à positionner les aiguilles de traitement, pour standardiser les procédures mini-invasives. Ces aiguilles ont la capacité de brûler. Il faut les positionner très précisément, en accord avec l’identification des imageries spectrales », explique Bertin Nahum.

J’en apprends plus ici

Dans le cadre de ce programme, Quantum Surgical obtient 1,7 M€, notamment pour parvenir à traiter les images issues de l’imagerie spectrale. « Aujourd’hui, nos logiciels peuvent traiter des images d’une autre modalité. Il faudra transposer nos outils d’IA à cette nouvelle modalité d’image », décrypte-t-il. Quantum Surgical « se hisse comme un acteur de la médecine du futur, dans un consortium à la pointe du traitement des cancers. Cela renforce notre crédibilité », se félicite Bertin Nahum.
Quantum Surgical emploie 140 salariés et a déployé à ce jour un parc de 20 machines, des deux côtés de l’Atlantique, pour 1.350 patients traités. « Le marché américain sera à terme prépondérant, mais nous restons une entreprise européenne », affirme-t-il. La PME est majoritairement détenue par le fonds ABG (Ally Bridge Group), principalement actif aux Etats-Unis. « Ce soutien historique nous aide à traverser une conjoncture économique globale compliquée. Un autre point-clé, c’est le fait que notre projet avance, année après année. Dans notre secteur, il faut prouver que les technologies développées sont opérantes. »

Share This