Impossible de rebondir à 60 ans ? Des histoires montrent le contraire, et viennent rappeler que l’envie fait quand même beaucoup. Comme cette ex-cheffe d’atelier à l’ex-Tanneries Pechdo (Millau – 12), affichant 40 ans de boutique. L’usine aveyronnaise fermant ses portes, elle se retrouve licenciée économique, à 60 ans. Vu les trimestres accumulés, elle aurait pu attendre tranquillement la retraite, en s’appuyant sur les indemnités et les droits au chômage. « Mais je vais faire quoi, chez moi ? Je veux travailler ! Et je ne me laisse pas abattre », me lance-t-elle. Comme une sorte de remake occitan du chef-d’œuvre de Bernard Lavilliers, « Les mains d’or ».
Aussitôt dit, aussitôt fait. Cathy passe des entretiens, via des structures d’intérim, notamment chez Causse Gantier. Objectif : partir sur des missions cette fois sans responsabilité, « car gérer l’humain est compliqué de nos jours ». L’entretien se passe bien, mais l’industriel attend des défilés et des commandes Chanel.
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Pas découragée, elle se rend mi-janvier à une réunion collective à Lactalis sur le site de Roquefort-sur-Soulzon. Plusieurs postes sont à pourvoir. Après des premiers tests validés, elle est prise en entretien, lequel se déroule sans CV et se base sur la motivation. France Travail l’aide à préparer son oral. Ça fonctionne. Cathy commence ce 9 février, comme conductrice de ligne. À 40 mn de chez elle en voiture. Mais ce n’est pas de nature à décourager une Aveyronnaise. Tiens, on pourrait créer une rubrique « Rebonds occitans », pour parler reconversion et réinventions. On ne s’en foutrait pas.
Sur le même sujet : « Fermeture de Tanneries Pechdo, une trentaine de licenciements », Les Indiscrétions du 3 novembre 2025, en cliquant là