On s’en fout

23 février 2026

Gaillard, le Trump du Clapas. Le débat des municipales à Montpellier Midi Libre / Cercle Mozart, le 19 février au Pathé Odysseum a révélé un Rémi Gaillard aux relents populistes, loin de l’humoriste qui enflamma le web, devant une assistance médusée.  
Traitant les politiques présents à ses côtés de « déchets » (sic), lorsque le débat portait sur la gestion des déchets de la métropole.  
Accusant (sans preuve) nos confrères de Midi Libre d’être un organe de presse vendu à cause du maire sortant – « La candidature de Delafosse, ça a fait la Une un samedi ; La mienne, c’était un entrefilet » ; « Midi Libre a reçu 3 M€ de la Ville et de la Métropole ». Attaquant, à chaque prise de parole, le maire sortant en question, Michaël Delafosse, posté à un mètre de lui sur la scène : avantages prétendument indus, accusation d’attributions opaques de logements sociaux, tacle en-dessous de la ceinture en établissant ironiquement un parallèle entre la politique municipale de « ville à hauteur d’enfant » et la proximité du maire avec Jack Lang, englué dans l’affaire Epstein et « signataire d’une tribune pro-pédophilie en 1977 ».  

Invité à chaque fois à réagir par Olivier Marino, directeur de la rédaction de Midi Libre, Michaël Delafosse a, malgré la démesure des charges, opté pour le silence, pour se concentrer sur ses seules propositions. Stratégiquement, sûrement – son avance dans les sondages l’enjoignant à ne pas s’abaisser aux échanges de coups – bien plus que par nature profonde. Il a juste suggéré à Rémy Gaillard « d’ester en justice », s’il avait un début de preuve de ce qu’il avançait.  

J’en apprends plus ici

Concernant les contrats passés entre des médias, Midi Libre ou autre, et des collectivités, il faut remettre la nef au centre de l’église. Une entreprise de presse, comme son nom l’indique, est une entreprise, avec une colonne dépenses et une colonne recettes. Parmi les recettes, des partenariats sont conclus, entre autres, avec des collectivités, qui utilisent la notoriété et l’image d’un média pour communiquer dedans. D’ailleurs, si Rémi Gaillard s’est rendu au débat Midi Libre / Cercle Mozart, c’est bien que la marque média a une valeur.  
Culturellement, les médias ont longtemps pris en malin plaisir à se tirer dans les pattes, par le biais de leurs colonnes. C’est même devenu un sport à Montpellier. J’y ai pris ma part. Ce temps semble révolu. Face à des attaques de plus en plus frontales, il va falloir faire preuve d’unité entre nous, et rappeler qui nous sommes, camarades !  

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