Imagerie médicale  : DMS Group obtient un financement de la BEI de 20 M€ pour devenir un champion européen

30 mars 2026
DMS Group - Les indiscretions
Samuel Sancerni, PDG de DMS Group ©DR/Amélie Cazalet

Faire de Diagnostic Medical Systems (DMS), PME gardoise spécialiste des systèmes d’imagerie médicale conventionnelle pour la radiologie et l’ostéodensitométrie, une ETI leader européen de son secteur, aux côtés des majors comme Siemens ou Philips. C’est l’objectif d’une ligne de financement allant jusqu’à 20 M€ (trois tranches prévues d’ici à 2030), décrochée par DMS auprès de la Banque Européenne d’Investissement, opération annoncée le 27 mars dans l’usine de production et d’assemblage de l’entreprise, à Gallargues-le-Montueux. Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme InvestEU, et de l’engagement de la BEI pour la santé et les sciences de la vie, notamment pour le secteur ‘Med-tech’.  
« Les prêts sont à un taux fixe de 5 %. Le remboursement de chaque tranche se fait sur 4 ans et se déclenche avec un différé de deux ans, ce qui laisse le temps de développer les produits et de commencer à les vendre », détaille Samuel Sancerni, PDG de DMS Group.

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L’opération doit financer notamment l’accélération du développement de solutions innovantes sur les marchés européens et internationaux, en restant sur le créneau de l’imagerie médicale conventionnelle, hors IRM ou scanners. « Ce secteur peut paraître moins noble, mais il représente 50 % des examens en France et 75 % dans le monde. Il est capital pour des raisons de souveraineté technologique et sanitaire, et aussi d’accès aux soins, partout dans les territoires. De plus en plus, les effectifs de radiologues et manipulateurs radio sont contraints. Dans ce contexte, nous innovons dans des équipements mobiles pour amener l’imagerie vers le patient, et standardiser ainsi les diagnostics, que l’on soit dans une métropole ou dans un village », ajoute le dirigeant.
« Aujourd’hui, nous faisons des salles de radiologie. Demain, nous devons concevoir des salles 100 % autonomes, qui prennent en charge le patient, qui répondent à des problématiques de déserts médicaux et de gestion des ressources humaines car il y a de moins en moins de radiologues. L’intelligence artificielle va être un vrai changement de paradigme dans nos métiers. Il faut anticiper ces phases et développer, dans les quatre ans qui arrivent, des produits innovants qui changent le modèle de l’imagerie médicale et qui permettent une prise en charge plus autonome du patient », développe encore Samuel Sancerni.  

Autres axes d’innovation poursuivis d’ici à 2030 : nouvelles fonctionnalités de caméras 3D installées dans les équipements, autonomie accrue des solutions et, à venir, intégration de la robotique pour aboutir à des équipements automatisés pour la prise de clichés plus fiables et plus rapides, ou encore thérapie mini-invasive guidée par l’image.  
« La santé est un secteur dans lequel on est très présent en France, appuie Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque Européenne d’Investissement. La BEI est une banque publique dont les actionnaires sont des états membres de l’Union européenne. Notre objectif est de financer des projets d’investissements qui ont un intérêt européen. Chaque année, ce sont 100 Mds€ de prêts accordés. La BEI a financé depuis 20 ans 7,4 Mds€ de projets en France. »  

Cotée sur le marché Euronext Growth Paris, DMS Group, qui emploie 160 salariés (dont 35 affectés à la R&D), a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 50 M€, dont 85 % à l’international (principalement en Europe et aux Etats-Unis), en s’appuyant sur un réseau de 140 distributeurs. 

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