3.230 emplois portés en région par les investissements étrangers en 2025 (Business France/Ad’Occ)

3 avril 2026

Malgré un climat international incertain, l’Occitanie enregistre, en 2025, 140 projets d’investissement étrangers, créant ou consolidant 3 230 emplois, soit une hausse de 19 % en un an, indiquent Business France et Ad’Occ le 31 mars. Deux tiers des projets (66 %) concernent des créations de sites, dont 92 nouvelles implantations. À l’inverse, les extensions (24 %), moins nombreuses, sont plus intensives en emploi avec 1 551 postes à la clé.  

Autre signal : les projets sans création d’emploi progressent (13 contre 5 en 2024), traduisant des investissements de modernisation, notamment dans la digitalisation (6 projets) et la décarbonation (5 projets). Parmi les investisseurs étrangers, l’Allemagne domine avec 24 projets, tandis que le Royaume-Uni génère le plus d’emplois (774).   

Le secteur des mobilités pèse quant à lui un tiers des emplois, porté par Airbus ou Loft Orbital. Pour le secteur des logiciels et services informatiques, cela représente un quart des emplois, avec notamment Septeo, Accenture, Serco, Zyfed ou Cysec.   

Géographiquement, la dynamique reste concentrée : Haute-Garonne (47 %) et Hérault (24 %) cumulent plus de 70 % des emplois.   

Ces entreprises qui ont choisi l’Occitanie 

Plusieurs projets d’implantation illustrent cette dynamique :  

  • Tekever, groupe technologique portugais spécialisé dans les drones, investit 100 millions d’euros à Cahors Sud pour une usine d’assemblage dans un hangar de 3 000 m² (100 recrutements prévus à trois ans). Il cible le marché de la défense.   
  • Newcleo prévoit 50 à 80 ingénieurs dans la zone OZE de Chusclan (Gard) pour ses réacteurs à neutrons rapides de quatrième génération. La société a déjà levé 645 millions d’euros, et a pour objectif la mise en service d’un démonstrateur en 2030.   
  • Dans le Village by CA de Toulouse, ATS (Autonomous Teaming Solutions), entreprise allemande (Munich) qui développe des solutions pour la lutte contre les drones et  vise 50 emplois dans les technologies anti-drones. Elle choisit Toulouse notamment pour l’ENAC (École Nationale de l’Aviation Civile) et le projet ANITI (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute).   
  • Enfin à Tournefeuille (31), Paragon ID, spécialiste irlandais des solutions d’identification sans contact, prépare l’industrialisation de ses étiquettes connectées autonomes, après une phase R&D de 35 emplois.  
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