Municipales : après la campagne, la campagne (reportage) 

20 avril 2026
matelles - Les indiscretions

La campagne, après la campagne. Délice d’un déplacement en zone rurale, pour interviewer la nouvelle maire des Matelles, Gwenaëlle Guerlavais, le 14 avril. Les villages, c’est délicieusement différent. Un quidam qui passe devant la mairie en grommelant dans sa moustache. « C’est l’ancien maire, il ne m’adresse pas la parole », me glisse-t-elle en guise de traduction. Au bar du coin, où Les Indiscrétions s’arrêtent le temps d’une visio et d’un café, la gérante vient nous parler et s’intéresse à ce qu’on fait. Pour un urbain, c’est une expérience incroyable.  

Truculence, aussi, en glissant dans les coulisses de la politique locale. Gwenaëlle Guerlavais, ex-journaliste, n’a pas décroché de vice-présidence à la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup. Pourquoi ? Parce qu’un critère fixé par le nouveau président exclut tous les nouveaux maires de ces fonctions. 
« Jérôme Lopez nous en a informés. J’en ai pris acte. De mon point de vue, la vie politique doit savoir marier l’expérience et le renouvellement. Il est dommage de freiner les énergies nouvelles, alors même que les habitants du territoire ont exprimé une forte attente de changement avec 13 nouveaux maires sur 36. » 
Et d’ajouter : « Nous sommes encore peu de femmes maires (22 %), et il serait bien de soutenir leur engagement et leurs envies. » 

Hubert Vialatte et Gwenaëlle Guerlavais
Gwenaëlle Guerlavais et Hubert Vialatte, devant la mairie des Matelles (34), le 14 avril. ©DR  

Concernant la réhabilitation de l’ancienne bergerie et des chais, l’élue souhaite une révision du projet initial, dédié aux artisans d’art et porté par la communauté de communes Grand Pic Saint-Loup (détails à lire ici). « Il faut faire une maison du terroir, du vin, quelque chose qui va attirer du monde. D’accord pour faire une belle réhabilitation du bâti, mais pour un usage qui soit en accord avec les besoins du territoire. Ce qui est positif, c’est que les travaux de la réhabilitation, et la question de l’usage, font l’objet de deux marchés distincts. L’endroit est magnifique. Je veux que ce soit un vrai pôle d’attractivité. Les métiers d’art peuvent peut-être y contribuer, mais pas uniquement. La cour, devant, est superbe. Pourquoi ne pas y développer du réceptif ? » 

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