Notre consœur (L’Opinion) spécialisée en environnement et économie évoque, ce weekend, un « acte législatif grave » en matière de gouvernance de l’eau nationale. « La droite sénatoriale a rebattu les cartes du partage de l’eau en donnant davantage de poids au monde agricole, de pouvoir aux préfets, et en facilitant les dérogations aux documents locaux de planification, au risque d’alimenter les tensions entre usagers », explique-t-elle dans un post à boire ici. « C’est l’acte législatif le plus grave pour le partage et la protection de la ressource en eau du pays », estime Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce, qui fédère des collectivités engagées sur les politiques d’énergie, de déchets et d’eau.
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Pour Régis Taisne (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), le texte accorde désormais une « primauté des usages agricoles sur les autres », tant pour les volumes prélevables que pour les ouvrages de stockage ou la gouvernance.
Les commissions locales de l’eau, où se négocient aujourd’hui les compromis entre élus, agriculteurs, industriels, énergéticiens, associations et services de l’État, verraient leur équilibre profondément modifié. Le risque est que les acteurs écartés « ne croient plus en ces instances et se tournent vers d’autres stratégies de mobilisation, comme l’activisme et le contentieux juridique », explique Alexis Guilpart (France Nature Environnement).