Stéphane Bussa, Symétrie

20 juillet 2026

Ex-directeur commercial de Lasea SA (fabrication de machines industrielles, Seraing en Belgique), il est le nouveau directeur général de Symétrie (55 salariés, hexapodes, Bouillargues – 30). Autre nomination dans cette PME innovante gardoise : Thomas Vincent (ex-Bastide 1880, Vézénobres – 30) est nommé directeur administratif et financier.
Déjà tourné vers l’export, avec 55 % de son activité, le spécialiste des systèmes de positionnement de haute précision, créé en 2000, entend accélérer sa présence sur les marchés mondiaux de l’optique et de la photonique, tout en augmentant ses capacités de production. Soutenue depuis février 2025 par le fonds Capital Export, l’entreprise vise un doublement de son CA (12 M€ en 2025) à horizon de cinq ans.

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Avec un nouveau siège de 3.500 m² inauguré il y a seize mois (architecte : Seuil Architecture) , Symétrie affiche ses ambitions internationales. « Nous sommes désormais sous la barre des 45 % d’activité en France », indique Olivier Lapierre, cofondateur de l’entreprise avec Thierry Roux, rejoints dès les débuts par Gilles Diolez, premier salarié.

Toute la production est réalisée à Bouillargues, tandis que le développement commercial repose sur un maillage international. « Toutes les machines sont produites ici. Nous nous appuyons sur un réseau d’agents et de distributeurs, avec un pôle en Chine et un autre aux États-Unis », explique Olivier Lapierre. L’entreprise assure en interne la conception, la fabrication, le montage et l’intégration de ses équipements, avec des références prestigieuses telles que Facebook, Apple ou encore la Nasa.

Pour le dirigeant, les PME industrielles françaises ne peuvent pas rivaliser avec les grands acteurs internationaux sur les coûts ou les volumes. « La France doit jouer sur l’innovation, la réactivité et la proximité. On est reconnus pour ces qualités à l’international, là où les Allemands appliquent des protocoles », estime-t-il. Selon lui, cette stratégie s’appuie notamment sur un réseau de distributeurs de terrain et sur une présence régulière dans les salons et congrès internationaux.

Les besoins progressent notamment « dans l’optique et la photonique, portés par le développement de systèmes de calcul liés à l’intelligence artificielle », observe Olivier Lapierre, identifiant là des pistes de développements futurs.

L’objectif est de fournir davantage d’équipements aux fabricants de composants électroniques comme TSMC, ASML, Nvidia… « Aujourd’hui, Symétrie produit moins de 200 machines par an. On ambitionne d’atteindre entre 300 et 500 unités annuelles. La taille des commandes passerait d’un à cinq systèmes aujourd’hui à des séries de cinq à cinquante équipements », escompte-t-il.

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