Est-ce qu’une nouvelle gare verra le jour à Narbonne, dans le cadre de la future éventuelle ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (prévue pour l’horizon 2040 entre Béziers et Perpignan) ? C’est en tout cas la volonté du maire réélu de la sous-préfecture audoise, qui prend position dans son édito du magazine municipal de mai. « Le projet ferroviaire (la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, note) doit conforter notre place de carrefour de l’Europe du sud grâce à la construction d’une nouvelle gare. Nous devons militer dès à présent auprès de l’État pour une nouvelle gare. C’est indispensable pour améliorer les possibilités de déplacement, faciliter l’implantation de nouvelles entreprises, renforcer nos liens avec l’Espagne… ». Il souhaite également « ne pas reproduire les erreurs de Nîmes Pont du Gard ou de Montpellier Sud de France », des infrastructures qu’il juge « isolées et déconnectées » (la gare TGV de Montpellier est néanmoins desservie par le tramway depuis octobre, ndlr). L’emplacement proposé se situe à l’ouest de Narbonne, à 4 km du centre-ville. L’édile narbonnais souhaite également créer un échangeur autoroutier au niveau de Bizanet, et le doublement de la RD6113. Contacté, le maire de Narbonne indique aux Indiscrétions préférer l’emplacement des Prax pour cette nouvelle gare. « Par rapport aux autres options, ce site permet une meilleure connexion avec Toulouse, et une plus grande facilité à relier Narbonne-centre », souligne-t-il.
Dans le cadre de la phase de concertation de la phase 2 de la LNMP, des réunions publiques ont lieu les 19 mai et 16 juin prochains, au Palais du Travail de Narbonne, à 18h. À Béziers, rendez-vous ce 20 mai, au Palais des congrès, à partir de 18h.
Sur le même sujet : « LNMP : la concertation publique lancée pour la phase 2, Delga se positionne pour une ligne mixte (reportage) », Les Indiscrétions du 13 avril, à (re)lire ici.