Docteur en philosophie, diplômée de l’École Normale Supérieure, conseillère « prospective et discours » au sein de différents cabinets ministériels, elle publie l’essai « Et si le rural inspirait l’urbain ? Pour une nouvelle approche du développement territorial » (Fondation Jean Jaurès, à consulter ici).
De tous les entretiens réalisés, dont de nombreux en Occitanie – Gabrielle Halpern a été philosophe en résidence à la CEMD à Montpellier -, « il ressort que la ruralité, loin d’être démodée, serait même visionnaire pour avoir anticipé un certain nombre de paramètres, d’enjeux ou de crises, que ce soit d’un point de vue écologique, économique, social ou politique, peut-on lire. Un entrepreneur explique : « mes fournisseurs sont proches de mon atelier, mes ressources naturelles aussi, les emplois que je crée sont non délocalisables, tout est créé à partir de liens locaux, c’est la meilleure économie qui soit ! ». Un autre ajoute : « ici, il y a un rapport à la vie et à l’existence qui fait que l’on préserve les ressources », tandis qu’un directeur d’association déclare que « la ruralité est un formidable terreau d’innovation, mais d’un autre type d’innovation que numérique ».
« Créer des ponts entre les mondes : la présidente et la philosophe », échange entre Gabrielle Halpern et Carole Delga, le 4 décembre à partir de 18h à la CEMD (Montpellier). Inscriptions en cliquant ici
Sur le même sujet : « ‘On crève du temps court’, Gabrielle Halpern applique l’art de la philosophie sur le terrain », Les Indiscrétions du 1er juillet 2024, en cliquant ici.