Alors Premier ministre, il avait fixé un cap ambitieux pour le fret ferroviaire (doublement des parts de marché du fret ferroviaire), en 2020. Le nouveau PDG de la SNCF admet, le 25 novembre sur le port de Sète lors de l’inauguration du terminal ferroviaire, que, 5 ans après, le compte n’y est pas. « Ce n’est pas ce qu’on a fait. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut renoncer à l’objectif. C’est un sujet SNCF, mais aussi national, d’intérêt général. Le fret ferroviaire, c’est neuf fois moins d’émissions de CO2 que la route, lance-t-il. On peut tous espérer que le transport routier va se décarboner, et le Groupe SNCF possède une filiale routière. Je souhaite qu’elle soit aux avant-postes sur ce sujet de la décarbonation. Mais la consommation électrique restera durablement favorable au fret ferroviaire. Et je ne parle pas de l’accidentologie, du bruit, des ‘externalités’. Il y a plus que jamais urgence pour que des projets de la nature de celui qui est inauguré aujourd’hui, voient le jour. »
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« Quand on parle de chiffres aussi faibles (moins de 10 % du transport de marchandises en France), il y a de la place pour tout le monde ! Il va falloir ouvrir le capital, selon nos valeurs, pour trouver des gens qui veulent investir dans le fret ferroviaire. On veut développer des autoroutes ferroviaires, à commencer avec les ports. C’est capital, car le marché de marchandises n’est pas national, mais il est européen, mondial (comme en attestent les containers Amazon Prime alignés sur le parking, ndlr). Nos clients sont exigeants. Le transport de marchandises, cela exige adaptation, réactivité, rapidité. »