À peine l’État a-t-il officialisé la commande de deux bombardiers d’eau DHC-515 canadiens, ce 4 juin, sur la base de Nîmes-Garons, que Laurent Schmitt, patron de Positive Aviation (Blagnac – 31), monte au créneau. Son message : pourquoi aller acheter au Canada ce que l’on pourrait bientôt produire en France ? « Cette commande de deux Canadair reste une bonne nouvelle qui témoigne d‘une prise de conscience, mais la problématique devient désormais industrielle », admet-il. Lors du point presse, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, indique que ces deux avions devraient être livrés entre 2032 et 2033, pour un investissement de 200 M€.
Positive Aviation développe le FF72, un bombardier d’eau amphibie présenté comme une alternative « souveraine ». La PME promet un appareil disponible dès 2029, capable d’embarquer davantage d’eau que les Canadair actuels, pour un coût d’acquisition et d’exploitation fortement réduits.
Sur le même sujet : « Frédéric Goig, Positive Aviation », Les Indiscrétions du 17 novembre 2025, à (re)lire ici.
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La production devrait être lancée en 2027, dès la fin des vols de tests du démonstrateur FF72-X1. Cette nouvelle phase doit permettre la création « de nombreux emplois de haute technologie en Bretagne, région parisienne, Occitanie, Pyrénées-Atlantiques et Lot ». L’entreprise toulousaine mobilise déjà plus de 150 professionnels, et met en avant une commande ferme de 10 FF72 par les États-Unis via Bridger Aerospace, opérateur américain de lutte anti-feux de forêts.