Poser des conditions aux investisseurs internationaux. Le 13 novembre, lors du Forum Dev&co à Montpellier, la DG déléguée de Business France, affirme qu’en matière de développement économique et d’attractivité, « il y a une politique holistique à conduire : accès des sites à l’eau, l’énergie, services, dessertes, et aussi sur les conditions de vie des salariés. Il y a un très grand enjeu dans l’accompagnement des investissements déjà présents. Business France ne va bien sûr jamais à l’encontre de la politique locale. Si un territoire n’a pas de souhait d’accueillir le projet, ou exprime des réticences, l’agence en tient compte », glisse-t-elle. Elle souligne également « une vigilance à avoir sur le risque de tuer des industries naissantes en laissant entrer un gros investisseur. Le risque est de faire entrer dans la bergerie un acteur qui, après avoir tué l’industrie émergente, va ensuite potentiellement se retirer et nous rendre dépendants. Business France travaille avec la Direction générale des entreprises pour éviter ce type de situation ».
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Quel atout différenciant ? « Chaque territoire doit réfléchir à ses atouts réellement différenciants. Le marketing territorial est souvent très généraliste. Vous êtes tous (s’adressant à l’assistance, composée d’agences de développement économique de toute la France) plus ou moins au centre de l’Europe, sur vos premières diapositives, plus au moins forts en aéronautique. La question, c’est : quelles installations spécifiques, technologiques, quels laboratoires, Universités sont à mettre en avant ? Quand on parle de la France à un investisseur, on n’en parle jamais de façon abstraite. On parle d’un endroit précis. Il nous faut vraiment connaître les atouts d’un territoire. »
Constance. Autre point décisif : « Avoir de la constance dans la recherche des investisseurs. Une constance sectorielle – on ne peut pas être bon partout -, ou un sillon géographique. Par exemple, le Grand Est et l’Occitanie ciblent les investisseurs japonais, qui sont des investisseurs de long terme, très intéressants technologiquement. Aucune action n’est ratée : déplacements à Osaka, accueil à Vivatech… »
Communes moyennes. « Les projets industriels vont dans les communes de moins de 20.000 habitants. Ils contribuent à l’aménagement du territoire, au maintien d’infrastructures et de services ». Ces projets sont très attendus localement, comme en atteste l’inauguration récente d’un centre de recherche et développement de Tetra Pak à Cholet. « Le groupe a trouvé sur place les conditions nécessaires à son installation. Et dans un contexte marqué par le départ de Michelin de la ville, l’arrivée d’un tel investisseur redonne un peu de visibilité. »