Patrick Martinez, Banque des Territoires

24 novembre 2025

La décarbonation des mobilités passe d’abord par des infrastructures capables de soutenir une évolution des usages, partage Patrick Martinez, directeur régional Occitanie de la Banque des Territoires, lors de la table ronde “Mobilités : l’heure de l’action” ce 6 novembre au Domaine du Grand Puy (Montpellier). Il identifie les incertitudes, notamment celles liées aux trajectoires européennes de 2035. « Mais il faut avancer, et avancer, ça veut dire créer des infrastructures qui permettent de faire de la décarbonation. » L’un des leviers identifiés est l’électromobilité. À l’échelle nationale, la Banque des Territoires s’engage : « Nous avons financé 75.000 bornes en France pour 500 M € d’investissement », précise-t-il. Ces déploiements s’appuient autant sur de grandes plateformes d’investissement que sur un travail fin avec les territoires, via les syndicats d’énergie, en accompagnant la planification, la migration des réseaux existants ou la création de nouveaux sites de recharge. L’appui s’étend également au secteur privé, notamment aux entreprises multisites qui doivent électrifier leur flotte. 

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« Toutes les entreprises privées multisites ont besoin de bornes de recharge. Il faut les gérer et les superviser », partage-t-il. La Banque des Territoires accompagne aussi les opérateurs et les collectivités, dans une logique d’ingénierie, de cofinancement et de structuration. 

Concernant les Serm, il rappelle que les territoires d’Occitanie connaissent des situations très différentes. « Le Serm de Toulouse est beaucoup plus capitalistique, avec environ 5 Md€ d’investissements ferroviaires. À Montpellier, les montants sont moindres, mais les interfaces sont mieux travaillées ». Une vision des priorités qu’il relie aux réalités financières. « L’enjeu n’est pas tant la disponibilité de la ressource, mais la capacité à aligner des investissements de long terme, dans un contexte où les collectivités doivent composer avec des contraintes budgétaires et un horizon politique plus court », explique Patrick Martinez. 

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