Sébastien Lecornu, la LGV Sud-Ouest « irréversible »

11 mai 2026

Éteindre l’incendie sur les rumeurs autour du projet de LGV Sud-Ouest (Bordeaux-Toulouse). Fragilisé par un rapport du COI (Conseil d’orientation des infrastructures) préconisant un report de mise en service en 2035 (trois ans de retard supplémentaires) et pointant une hausse « de 20 % du coût prévisionnel (14 Md€, valeur 2020) » difficilement supportable par les finances de l’État, le projet de LGV est « désormais irréversible », assure le Premier ministre le 7 mai à Toulouse, en déplacement avec Philippe Tabarot, ministre des Transports. « Cela se traduit par des premières sommes, pratiquement 500 M€, qui seront débloqués pour permettre de lancer les procédures d’appels d’offres », a-t-il notamment déclaré. Un protocole d’accord a été signé avec les élus des collectivités qui cofinancent le projet ferroviaire. « Au total, 820 M€ seront engagés en 2026 et 2027, à parité entre l’État et les collectivités territoriales, pour aller jusqu’à l’attribution des marchés de construction », indique la Région Occitanie.

« La LGV n’est pas un projet parmi d’autres, déclare Samuel Hervé, président du Medef Occitanie. C’est un levier structurant pour toute la région : une connexion renforcée aux grandes villes françaises (Paris-Toulouse en 3h seulement, temps de trajet entre Toulouse et Bordeaux divisé par deux) mais aussi européennes. En réorientant une partie du trafic sur un autre axe ferroviaire, la nouvelle infrastructure permettra également d’augmenter de 30 à 40% la desserte des TER sur l’axe Toulouse-Agen-Montauban, au bénéfice des habitants et des entreprises d’Occitanie. » Il évoque aussi 4.000 à 5.000 emplois directs prévus pour la construction, avec « des opportunités de montée en compétences massives dans des secteurs aussi variés que le génie civil, la signalisation ferroviaire, les réseaux électriques ou la maintenance industrielle », dont la formation de 2.000 jeunes dans des filières en tension.

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