Très attendue sur la REF du Medef à Paris, la présidente réélue de la Commission européenne a tenu, dans un discours de 30 mn prononcé le 27 août, à rassurer le patronat français, excédé par un excès normatif européen et un manque de fermeté face à la concurrence internationale. « Elle découvre les entreprises ? », ironise un patron dans l’assemblée.
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Extrait du début de son discours, prononcé dans un français parfait : « La victoire appartient au plus opiniâtre ». Cette phrase de Roland Garros qui surplombe le court central qui nous accueille, c’est l’esprit des entrepreneurs. Et cette persévérance, il vous en faut encore davantage dans un monde qui a perdu ses certitudes. Et dont les règles du jeu ont changé. Pendant longtemps, le modèle économique européen s’est appuyé sur quelques évidences. Une énergie importée et bon marché. Un commerce mondial ouvert. Un accès croissant au marché chinois. Une protection stratégique américaine. Et une avance technologique occidentale. Ces évidences ont disparu. Ce qui a aussi changé, c’est qu’il est devenu plus coûteux de transformer nos atouts en investissements, en production et en croissance. Parce que vos entreprises font face à plusieurs chocs en même temps. Une énergie plus chère. La fragmentation du Marché unique. La complexité de certaines règles. Et une concurrence qui n’est pas toujours loyale. Et c’est pourquoi, à court terme, il faut vous redonner des marges pour investir. Et à plus long terme, faire de l’innovation, de la productivité et du changement d’échelle les moteurs durables de la croissance européenne. Mario Draghi a tracé la voie (en 2024, à travers son rapport sur la compétitivité de l’Europe, note). Dans son sillage, notre ambition est claire : faire de l’Europe un continent qui produit, investit et protège. »
Six chantiers sont identifiés : règles et conditions de la concurrence, marché unique, énergie, intelligence artificielle, financement de l’économie en mobilisant une « épargne paresseuse, avec 10.000 milliards d’euros d’épargne des ménages qui restent aujourd’hui sur des dépôts bancaires », commerce. L’intégralité du discours en cliquant ici.