Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, Cablotom (usine de production et de câblage industriel basée à Béziers, avec un plan de développement national) a embauché 10 stagiaires (sur 50 candidats), dans le cadre du dispositif Eden, pour former des électrotechniciens, des câbleurs et des installateurs. « Il n’y a pas que des jeunes ! Cela va de 22 à 60 ans, avec une moyenne d’âge de 40 ans », confie le DG de Deltanov et Cablotom. Les critères ? « Le savoir-être, la motivation de la personne, ses qualités intrinsèques (minutie, respect d’une certaine codification, partie manuelle. »
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Les tensions de recrutement dans l’industrie sont le symptôme, selon lui, « d’une ancienne désindustrialisation. Les filières techniques ont longtemps été délaissées. Il faut réinformer sur nos métiers, comme sur le salon TAF à Béziers, ce 16 avril », insiste-t-il.
Deltanov et Cablotom ont revu leur stratégie de communication pour féminiser les profils. « Beaucoup de talents féminins n’étaient pas mis en avant dans notre communication. Nous avons travaillé le naming, nos affiches, et certaines de nos collaboratrices sont allées témoigner dans des lycées et écoles pour promouvoir l’industrie auprès des jeunes filles. Lorsque nous avons du mal à recruter, nous nous demandons toujours où sont les compétences. Il y a effectivement les demandeurs d’emploi, mais il y a aussi des publics qu’on ne pensait pas aller chercher, comme les femmes. Et pourtant, c’est un public qui équilibre les équipes. Une femme dans un milieu d’hommes, ça temporise », explique encore Yohan Bousquier.