ARTICLE PARTENAIRE

13 avril 2026

Eau, transition énergétique : Veolia Eau promeut ses métiers auprès de 12 lycéennes du lycée Champollion

intervention veolia - Les indiscretions
Le témoignage de Hanna Majdi, ingénieur chez Veolia ©Hubert Vialatte / Les Indiscrétions

Faire découvrir « en vrai », hors cadre institutionnel, et promouvoir les métiers de l’eau et de la transition énergétique auprès de 12 élèves filles du lycée Champollion en formation scientifique et technologique, issues du dispositif de mentorat « Les cadettes de Champollion », et encadrées par l’enseignante Marion Martin. « La féminisation des métiers est un vrai sujet pour nous », glisse Olivier Sarlat, directeur régional Veolia Sud. C’est l’esprit de la convention-cadre signée, le 2 avril à Mauguio dans le nouveau siège régional de Veolia, entre Carole Drucker-Godard, rectrice de l’Académie de Montpellier, et Olivier Sarlat. Les ‘cadettes’ ont pu, deux heures durant, s’imprégner du suivi digitalisé de l’exploitation et profiter du témoignage de deux jeunes cadres de Veolia, Hanna Majdi et Oksanna Dutilh.
Deux trajectoires inspirantes, qui montrent la voie aux talents en herbe.

Oksanna Dutilh, déjà cheffe d’équipe. Titulaire d’une licence en géographie, aménagement du territoire et environnement, Oksanna Dutilh est depuis janvier responsable de la cellule conformité dans l’Hérault, qui compte 5 salariés. Un poste à responsabilité, entre gestion de l’équipe et des plannings, organisation du travail. « Veolia m’a formée au management, ce qui est très enrichissant. Mon message aux jeunes filles devant moi : n’ayez pas peur d’essayer des choses, de vous tromper. C’est en faisant ça que vous allez apprendre sur vous-même, et apprendre ce que vous aimerez faire comme métier ! »  
Au sein de Veolia, Oksanna Dutilh connaît une ascension rapide. Cette jeune cadre s’est vite intéressée, lors de ses études, à la cartographie et à l’hydrologie. Elle commence chez Veolia au centre d’appel en 2022, pour traiter les demandes d’abonnement, les urgences sur le réseau d’assainissement (fuites, casses…). Demandant davantage de missions techniques à sa responsable, elle a été recrutée au service d’exploitation de la station d’assainissement Maera (Lattes). « J’ai pu apprendre énormément de choses, et évoluer, explorer des choses en plus de ma mission. Mon manager ne m’a mis aucune limite, et ne me traitait absolument pas différemment de mes collègues masculins, alors que j’étais la seule fille dans un service de 20 hommes. Au contraire, il m’a toujours poussée, pour aller sur le terrain, pour apprendre les métiers de l’assainissement – désobstruction, curage, postes de relevage avec les électrotechniciens… », déroule-t-elle. Avant d’intégrer le service cartographique de Narbonne, où elle devient référente sur différents sujets : contrôles de conformité (piscines municipales par exemple), recollement de plans pour éviter les pollutions environnementales…

Pendant plus de 2h, le 2 avril, immersion des 12 jeunes dans les locaux de Veolia (zone PIOM, Mauguio – 34). Crédit : Hubert Vialatte / Les Indiscrétions
Pendant plus de 2h, le 2 avril, immersion des 12 jeunes dans les locaux de Veolia (zone PIOM, Mauguio – 34). ©Hubert Vialatte / Les Indiscrétions

L’incroyable parcours de Hanna Majdi. « J’ai commencé à Veolia en stage, au milieu des Cévennes, dans le Gard. C’était dans un coin perdu, mais c’était l’une de mes meilleures expériences professionnelles ! », sourit Hanna Majdi, une excellente élève, qui a raté le concours de médecine dans des circonstances rocambolesques (elle avait le sentiment d’avoir parfaitement réussi l’épreuve mais n’a pas été notée, ayant oublié… d’écrire son nom). Aujourd’hui ingénieur reporting et gestion de la donnée, cette franco-marocaine, pleinement épanouie dans sa mission, « traite de la data, je la rends plus visuelle pour les directeurs et les managers, et j’interagis avec différentes strates au national. Je travaille aussi au déploiement d’outils digitaux, et j’accompagne leurs utilisateurs, internes ou externes ».  

Diversité de métiers. « Je ne m’attendais pas à une telle variété de métiers », lance, enthousiaste, une lycéenne au cours de la visite de Veolia, qui était axée sur les métiers de l’eau – rappelons que Veolia est aussi spécialisé dans l’énergie, la valorisation des déchets et la construction et le génie civil. Preuve de cette grande variété : canalisateurs, recherche de fuites, agent clientèle terrain, technicien traitement des eaux (pour assurer une qualité de l’eau optimale), électrotechniciens (pour effectuer la maintenance des installations électromécaniques, assurer leur renouvellement, réaliser des diagnostics de dysfonctionnements, procéder aux réparations…), etc. Le panel est large, « avec la possibilité de changer de mission, de métier, de lieu. Plusieurs trajectoires professionnelles sont possibles au sein de Veolia », insiste Olivier Sarlat. « C’est bien de voir qu’il y a des grands groupes près de Montpellier, une région où l’on parle beaucoup de tourisme. Se projeter dans l’industrie à Montpellier, c’est moins évident qu’à Toulouse, un bassin beaucoup plus industriel. D’où l’utilité de ce type de visite », relève Marion Martin.  

Les portes sont ouvertes aux talents féminins. « Il y a une marge de progression, admet Olivier Sarlat. Certes, les 215.000 salariés de Veolia dans le monde sont dirigés par une femme, Estelle Brachlianoff. Mais ici, en région, les femmes ne représentent que 12 % des opérateurs, 32 % des managers, 20 % des chefs d’équipes et techniciens, et 37 % des membres de comités de direction. » Avant d’inciter les lycéennes à « ne pas se mettre de barrière », à « travailler le champ des possibles. Tous les postes vous sont ouverts ! »  
Pour encourager les femmes à se diriger vers ces métiers, Veolia s’engage sur plusieurs fronts : changement culturel (lutte contre le sexisme, transformation des mentalités), accompagnement de la promotion des femmes notamment vers des postes de direction, accélération des carrières des femmes grâce à des formations, de mise en réseau, d’actions de développement…, ou encore bonnes pratiques de fidélisation, via un environnement de travail propice.  

L’importance du savoir-être. Plus que le savoir technique, Olivier Sarlat a expliqué aux lycéennes l’importance du savoir-être. « S’il y a de l’envie, du dynamisme, de la curiosité, on est prêts à former un candidat », assure-t-il.  

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olivier sarlat et la réctrice
« Un groupe comme Veolia permet d’exercer plusieurs métiers dans sa carrière. Et j’ajoute qu’ici, dans l’Hérault et en Occitanie, l’eau est une forte préoccupation de l’État », déclare Carole Drucker-Godard, rectrice de l’Académie de Montpellier, aux côtés d’Olivier Sarlat, directeur régional Veolia Sud. ©Hubert Vialatte / Les Indiscrétions

Enjeux de l’eau pour les nuls. Difficultés d’accès à l’eau pour la moitié de l’humanité, prix très (trop ?) faible de l’eau, différence abyssale entre le prix de l’eau du robinet et celui de l’eau en bouteille, proportion de besoin d’eau potable sur 100 litres d’eau utilisés par un habitant, budget moyen des ménages consacrés à l’eau… Par des illustrations projetées et un jeu d’interactions, Olivier Sarlat a sensibilisé l’auditoire aux enjeux fondamentaux de la ressource en eau. 

« La motivation vient du sens ». Au-delà de la convention, avec des axes d’actions identifiés (lire ci-contre), Carole Drucker-Godard a insisté sur une chose simple mais essentielle : le sens que l’on donne à son métier, et l’attachement fort qui en découle. « La motivation vient du sens qu’on donne à son métier. À titre personnel, je suis professeur à l’Université. J’ai toujours adoré mon métier, et chaque jour, je me disais à moi-même : ‘tu as de la chance’. Bien sûr, on a la chance que l’on se donne, on travaille pour l’obtenir, mais il faut aussi reconnaître cette chance », délivre-t-elle, comme un passeport pour l’avenir, aux 12 élèves. D’autant plus que les enjeux de préservation et de qualité de la ressource en eau sont des enjeux d’avenir.  

Génération IA. Une séquence a permis aux lycéennes d’échanger sur les enjeux d’IA chez Veolia. « L’IA reste un outil, qui ne va pas décider à votre place. Mais elle permet l’accélération et l’optimisation de la recherche de fuites par exemple. Veolia prend aussi en compte des enjeux de souveraineté de la data. Nous avons développé notre propre IA (Veolia Secure GPT), pour obtenir des réponses fiables, et garantir la confidentialité de nos procédés et de nos données », confie aux élèves Olivier Sarlat. « Il faut apprendre à s’en servir, savoir ce que l’on cherche avec l’IA, sélectionner les documents à partir desquels la recherche est faite. C’est important, car les hallucinations d’IA sont fréquentes », martèle l’enseignante, Marion Martin, qui enseigne aussi à la Faculté. « L’IA est un outil statistique. Si elle cherche des documents qui sont faux, la réponse générée sera fausse. Une vérité est statistique, mais peut être fausse. Il faut une prise de recul », renchérit Olivier Sarlat.  

Huit axes pour agir concrètement 
. Développement des Campus des Métiers et des Qualifications (CMQ) dans la filière de l’eau et de la transition énergétique et écologique. « Le lancement du campus va être officialisé en juin », indique la Rectrice.  
. Renforcement de la relation école-entreprise : accueil d’élèves en entreprise, formations en alternance et stages.  
. Promotion et attractivité des métiers de l’eau et de la transition énergétique auprès des jeunes, de leurs parents et des enseignants. Veolia s’engage par exemple à participer aux Forums Métiers, aux salons et aux actions de mentorat auprès des élèves de Terminale CAP et Bac Pro. « Ce partenariat illustre notre engagement commun pour révéler les talents et offrir aux élèves d’Occitanie des perspectives professionnelles dans des secteurs d’avenir, essentiels pour nos territoires », indique Carole Drucker-Godard. 
. Sécurisation des parcours d’excellence des élèves, via les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) et l’apprentissage.  
. Coopération sur les besoins en compétences, les formations, les certifications et leurs évolutions.  
. Conception de ressources pédagogiques innovantes et encouragement à la formation à distance.  
. Promotion de la diversité.  
. Formation continue des personnels de l’Éducation nationale. « La formation des talents est un investissement pour l’avenir. Ce partenariat nous permet de contribuer activement à la découverte de nos métiers et à l’attractivité de nos filières », complète Olivier Sarlat.