
Le groupe coopératif Cordier, filiale d’In Vivo, et l’héraultais Advini, leader des vins de terroir en France et présent en Afrique du Sud, annoncent le 16 décembre leur rapprochement. L’opération prendra la forme de cession d’actifs de Cordier et de ses filiales à Advini. À l’issue de cette opération, avant fin mars, In Vivo doit devenir un actionnaire de référence – le périmètre précis n’est pas précisé – Advini, aux côtés de la famille Jeanjean et d’Antoine Leccia, président du conseil d’administration d’AdVini. Ces derniers conserveraient la majorité absolue d’Advini.
Advini va ainsi mettre la main sur la marque de vins mousseux et pétillants Café de Paris, très présente au Japon et au Benelux. « AdVini n’a jamais été sur les vins effervescents. Or, c’est le seul segment qui continue à croître. Une partie de nos marques sera déclinée en effervescent », indique Antoine Leccia, le président d’Advini. Autre terre de conquête pour Advini : les vins sans alcool ou faiblement alcoolisés. Advini entend créer une division à part dans ce secteur. « C’est un petit pan d’activité, mais certains gros opérateurs mondiaux de distribution nous en demandent », dit-il.
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Le dirigeant appuie sur la complémentarité entre les structures : « Advini a de très beaux actifs dans tous les bassins viticoles ; Cordier est une structure de lien entre production coopérative viticole et le marché. » Cordier comprend 10 caves coopératives partenaires, représentant 4.100 viticulteurs sur 29.000 hectares de vignes. De son côté, Advini possède des domaines en Afrique du Sud et dans tous les vignobles français : Domaine Laroche en Bourgogne, Maison Gassier en Provence, Mas La Chevalière en Languedoc, L’Oratoire des Papes en Vallée du Rhône…
Basé à Saint-Félix-de-Lodez, Advini emploie 950 salariés pour un chiffre d’affaires 2024 de 277,6 M€. Installé à Paris, Cordier by InVivo compte pour sa part 430 personnes, pour un chiffre d’affaires de 227 M€. L’opération, soumise au feu vert de l’AMF, intervient dans un contexte viticole très tendu, « avec une baisse de la consommation qui s’accentue et un changement climatique impactant la production du vin », décrit Thierry Blandinières, directeur général de Cordier.