
La SAEM’ Alès, société d’économie mixte initialement dédiée à la location, gestion et construction d’immobilier d’entreprise, valide le 16 décembre une augmentation de capital destinée à créer une foncière de redynamisation du cœur de ville d’Alès. L’objectif est de mener « des opérations de rénovation de logements, de valorisation de locaux commerciaux et d’activation économique », détaille aux Indiscrétions Christophe Pérez, DG de la SAEM’Alès et de la SPL Alès Cévennes.
Exemples de secteurs ciblés : les abords des nouvelles halles, la transformation d’un immeuble de bureaux en logements, la création d’espaces de coworking…
La foncière, dont la création est prévue au premier trimestre 2026, concentrera son action sur le cœur de ville. Environ un tiers des investissements sera consacré à l’acquisition et à la redynamisation de locaux commerciaux. Les deux autres tiers porteront sur le logement et l’économie (bureaux et services).
Un premier programme d’investissements de 8 M€ est engagé. À terme, 32 M€ doivent être mobilisés dans les cinq prochaines années, en complément des autres projets portés par la SAEM’ Alès dans l’immobilier d’entreprise, comme au Près Saint-Jean (12 M€).
Soutien de la Banque des Territoires Occitanie. La Caisse des Dépôts et Consignations, via la Banque des Territoires Occitanie, entre au capital de la SAEM’ Alès et de sa future filiale, en injectant au total 2,2 M€, à la fois au niveau de la gouvernance de la SAEM’ Alès et au sein de la future foncière. Alès Agglomération et la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon renforcent leur participation financière à hauteur, respectivement, de 300.000 € et de 150.000 €.
« Le bassin alésien est un territoire un peu à part, enclavé, qui a su dépasser ses problématiques et qui affiche aujourd’hui un vrai dynamisme et une forme de résilience, dans une sorte d’autarcie qui fonctionne plutôt bien, analyse Patrick Martinez, directeur de la Banque des Territoires Occitanie, en rappelant l’importance « de traiter simultanément le logement, l’activité économique et les rez-de-chaussée commerciaux, en particulier dans les quartiers Politique de la Ville et par le Nouveau programme national de renouvellement urbain. On ne peut pas rénover des logements et laisser rien en pied d’immeuble ».
Selon lui, il faut « essayer par tous les moyens d’apporter du logement différencié, dans une crise du logement qui devient durable. La foncière permettra de créer du logement abordable, une gamme de produits permettant à des gens de venir acquérir et louer ».