Parmi les motifs d’espoir exposés par Cyril Brun, DG de la Banque Populaire du Sud, le 10 mars : « Une inflation maîtrisée à 0,9 %, alors que nous étions sur plus du double sur les années précédentes. Autre élément positif, la croissance française a résisté, à 0,9 %. Objectivement, je n’aurais jamais parié sur ce niveau. Vu le nombre de défaillances d’entreprises, nous aurions pu penser entrer en récession. 0,9 % est positif, mais il faudrait réaliser le double, 1,8 % de croissance, pour créer des emplois. » Autre ‘coin de ciel bleu’, selon l’expression du banquier : une refluidification du marché immobilier. Les taux d’intérêt « sont redescendus entre 3 % et 3,5 %, après avoir connu une remontée très violente, à plus de 4 %, en 2024 ». Avec des taux sur 25 ans qui sont passés de 4,3 % fin 2023 à 3,3 % fin 2025, une partie des ménages sont resolvabilisés : « Pour un emprunt de 200.000 euros sur 25 ans, cela revient à un remboursement mensuel qui passe de 1.100 euros par mois à 980 euros par mois », compare l’expert. La banque coopérative a délivré l’an dernier 1 Md€ de financement sur le crédit immobilier, soit une croissance de 53 % par rapport à 2024. « Sachant que 95 % de ce crédit, c’est de la résidence principale. Il y a très peu d’investisseurs », lance-t-il. Si les records de production de crédits (autour de 1,4 Md€) ne sont pas atteints, « on est bien loin des 650 M€ de l’année 2024 », resitue-t-il.
Autre bonne nouvelle, la création d’entreprises, qui progresse de 3 % en 2025, « même s’il y a beaucoup d’auto-entrepreneurs dans ce chiffre », admet-il.
BPS : les raisons d’espérer (conjoncture économique)
16 mars 2026