Dans le Gard, l’agriculture navigue entre adaptation climatique et contraintes sanitaires  

9 mars 2026

Vigne majoritaire, contexte en mutation. Dans le Gard, qui compte environ 4.000 exploitants agricoles, la filière viticole traverse une phase de transition, apprennent Les Indiscrétions dans les allées du SIA. L’arrachage de vignes, lancé pour résorber la surproduction, a démarré, mais les surfaces pourraient rester en-deçà des objectifs. La Chambre d’agriculture accompagne les exploitants, notamment via le plan méditerranéen récemment labellisé pour accélérer l’adaptation au changement climatique.  
Côté élevage, la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pèse sur les manadiers. Bien que non classé en zone de vaccination – contrairement à l’Hérault – le Gard subit les restrictions sanitaires. Les éleveurs ne peuvent plus participer aux courses camarguaises dans l’Hérault, comme l’explique aux Indiscrétions Magali Saumade, présidente de la Chambre d’agriculture du Gard. « Le manque à gagner a été chiffré : c’est autour de 900 k€ pour les manadiers gardois et des Bouches-du-Rhône. Des dérogations sont demandées », partage-t-elle. 

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Pour les mois à venir, la présidente de chambre indique vouloir mettre l’accent sur la structuration des filières, dans la lignée du plan souveraineté alimentaire lancé par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. « On a une filière légumineuse qui émerge, lancée par quelques jeunes agriculteurs. La baguette “La Belle Gardoise”, fabriquée avec du blé gardois, est désormais distribuée dans une trentaine de boulangeries, liste-t-elle. En plus de cela, un projet hydraulique autour de Bagnols-sur-Cèze vise à sécuriser la ressource en eau ».  
Lors de ce Salon de l’agriculture, le département du Gard n’a remporté qu’une seule médaille pour sa viande AOP taureau de Camargue.  

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