
L’engagement dans les mandats patronaux (Prud’hommes, tribunal de commerce, Carsat, Universités, Urssaf…) est mis à l’honneur, le 16 avril lors de la Nuit des Entrepreneurs au Pasino de La Grande-Motte. L’enjeu est de taille, pour impliquer les chefs d’entreprise dans le dialogue social et la vie de la cité. La commission engagement du Medef, présidée par Ophélie Laboury (Myriagone Conseil), est composée de Marie Francalanci, Omar Bakiri (PSI), Damien Roux (Locavorium), Vincent Thieule (Les Oliviers), Fabien Labbé et Augustin Valero (Florian Mantione Institut RH). Les lauréats mis à l’honneur : Agathe Boidin (Pacific Pêche), Christèle Martinez (EDF), Damien Roux, (Locavorium) et Émilie Espona (Etiseo).
« Nous avons des recrutements de mandats cette année, notamment au tribunal de commerce, avec 9 juges à élire », confiait Ophélie Laboury aux Indiscrétions, le 16 février. Reconnaissant une « crise de vocation des mandats », elle martèle l’importance de « travailler dans un but commun. De plus en plus, les gens se referment. Dans une situation économique pas simple, le premier réflexe est le repli. Mais c’est une erreur. Prendre un mandat, c’est sortir de son entreprise, voir comment les autres fonctionnent, échanger. Certes, c’est prenant, avec des contraintes d’horaires, de lieu et de temps, mais au final, cela enrichit énormément. On peut en tirer des leçons pour soi. Et les cadres d’entreprises peuvent accéder aux mandats ». Sans compter l’utilité sociale : « Lutter contre les sociétés issues du narcotrafic, accompagnement des entreprises en difficulté, promouvoir la prévention et les reprises… » D’autres mandats « prennent moins de temps : Universités, Urssaf, santé au travail, Ceser, Prud’hommes… », égrène-t-elle.
Made in Europe. Dans son discours, Jean-Marc Oluski insiste sur la nécessaire dimension européenne pour relever les défis – compétitivité, IA, défense… – et contrer les offensives asiatiques et les droits de douane américains. « L’Industrial Accelerator Act accélère les procédures d’autorisation des projets industriels. Nous attendons tous un paquet de mesures de simplification. Un fonds européen pour la compétitivité va être créée. Ce que je vous propose, c’est de porter la voix des entreprises locales à Bruxelles. On l’a par exemple fait avec ESII (Lavérune), qui a pointé la détention trop fréquente des data centers par les Américains. Le sujet a été évoqué avec Stéphane Séjourné, vice-président à la Prospérité et la Stratégie industrielle à la Commission européenne, qui l’a pris en compte. » Avant d’ajouter : « Si l’Europe peut apporter un peu d’espérance économique, alors que la France est aux prises avec des problèmes politiques internes, on va s’engager avec l’Europe, aux côtés de la Fédération Française des Banques, de l’UIMM, de France Industrie », souligne-t-il.
Pas de prévisions, mais des scénarios. Les économistes et la Banque de France en sont réduits « à des scénarios. Ils n’ont plus de prévision. On entend : ‘Attendons l’élection présidentielle de 2027. Mais c’est très loin (dans un an, ndlr), et rien ne dit qu’il y aura une majorité à l’Assemblée nationale après la présidentielle. Et, de toutes façons, il n’y a plus d’argent. Les mesures sont connues : baisse des impôts, réduction de la dette, accompagnement de la croissance, pour financer des sujets qui ne peuvent plus l’être. » Selon lui, une inflation « de 2,5 % se profile. La crise économique va nous obliger à être encore plus solidaires. Pour l’instant, la confiance manque, ce qui se voit par une forte épargne et l’hésitation des entreprises à recruter et investir ».
À Christian Assaf : « Vous pouvez compter sur nous, à condition que l’on travaille ensemble. » Selon un sondage IFOP de février, « 66 % des Français souhaitent que les entreprises soient associées aux décisions d’aménagement, 65 % qu’elles soient auditionnées en conseil municipal, 71 % qu’elles soient consultées en amont des décisions ayant un impact direct sur l’activité économique. Et nous voulons bien être consultés ! » S’adressant à Christian Assaf, nouveau vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole, présent jeudi soir à l’événement : « Vous pouvez compter sur nous, à condition que l’on travaille ensemble », prévient Jean-Marc Oluski.
> Pour obtenir le discours de Jean-Marc Oluski : nous contacter sur amelie@agencehv.com
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REF du 10 septembre autour des jeunes. La REF (Rencontre des Entrepreneurs de France) Montpellier, programmée le 10 septembre au Domaine des Grands Chais à Mauguio (34), sera consacrée aux jeunes : orientation, éducation, enseignement supérieur, emploi. Autant de sujets sur lesquels le Medef s’engage : « Valorisation des entreprises, convention sur la réforme des lycées professionnels, convention avec France Universités permettant aux entreprises d’être présentes dans les universités… », égrène-t-il.