La crise viticole frappe à nouveau : le site de Rivesaltes (66) de l’entreprise Bûcher Vaslin, spécialisée dans la conception d’engins agricoles et la chaudronnerie de précision, est touchée par un plan social. Selon un communiqué de Perpignan Méditerranée Métropole ce 22 mai, 32 emplois sur 36 seraient supprimés (sans précision d’échéance), et les 4 restants transférés au site de Chalonnes-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire. « Des éléments recueillis laissent penser que ces suppressions d’emplois coïncident avec le développement d’autres sites en Europe. Cette “délocalisation sauvage” est d’autant plus contestable que l’entreprise a bénéficié d’aides publiques pour le maintien de l’emploi », soulignent les élus de Perpignan Méditerranée Métropole.
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Ce 21 mai, des salariés concernés par le PSE de l’entreprise se rendaient en préfecture des Pyrénées-Orientales pour plusieurs revendications : « Nous souhaitons faire reconnaître qu’il s’agit bien d’une fermeture de site. Le congé de reclassement proposé est de 12 mois, mais pas à taux plein. Nous demandons 18 mois à temps plein. L’industrie n’est pas très présente en Roussillon, des collègues vont devoir suivre des reconversions longues. De plus, notre employeur aurait dû chercher un repreneur, légalement. Il ne l’a pas fait », indique un salarié auprès de nos confrères de L’Indépendant. Le groupe Bûcher Vaslin, holding de droit suisse cotée à Zurich, réalise plus de 3 Mds€ de chiffre d’affaires.