Les Vins du Languedoc encouragent à partir à l’export 

9 février 2026

Malgré une baisse de la production, le Conseil interprofessionnel des Vins du Languedoc met en avant des signaux positifs à l’occasion d’une conférence de presse, le 5 février à l’Hôtel Belaroïa (Montpellier). L’interprofession encourage à partir à l’export et à cibler sur les segments à valeur ajoutée. Morceaux choisis. 

Pierre Bories et Olivier Legrand
De g. à dr. : Pierre Bories, président, et Olivier Legrand, délégué général du CIVL. ©Amélie Cazalet (Les Indiscrétions)

Viser les segments valorisés. « La production mondiale est inférieure à la consommation, avec un écart de 18 millions d’hectolitres en 2024 », introduit Pierre Bories, président du Conseil interprofessionnel des Vins du Languedoc (CIVL). Dans ce contexte, l’interprofession assure qu’il faut aller chercher les segments où la valorisation existe, notamment ceux en croissance. Les AOP Languedoc et IGP Sud de France commercialisés reculent de 5,7 % en 2025, tandis que les cours du vrac sont en hausse de 1 %. « Dans un marché en baisse, c’est la preuve que certains produits sont vraiment en hausse », analyse Pierre Bories.  

Des AOP et IGP en croissance. Parmi les AOP en croissance, Terrasses du Larzac affiche une progression de 20,5 %. « L’appellation bénéficie notamment d’une force de commercialisation locale, régionale et nationale, et d’un bassin de consommation incluant Montpellier et Paris », explique Pierre Bories. Et d’autres AOP sont en croissance : La Livinière (+21,5 %), Boutenac (+11,9%), Crémant de Limoux (+7,5%), Pic Saint Loup (+1,6%) … Également, certains IGP progressent comme la Haute Vallée de l’Aude, avec +31,6 %, « qui est notamment tirée par l’appellation Limoux », justifie Pierre Bories. Et dans le même temps, d’autres AOP et IGP reculent : -47,3 % pour l’AOC Clairette du Languedoc, -24 % pour l’AOC Malepère, -20,9 % pour l’IGP Le Pays Cathare ou encore –19,4 % pour l’IGP Coteaux de Narbonne. 

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Taxe Trump. « La forte baisse du Languedoc est aussi liée aux taxes Trump. Beaucoup de vins sont partis en décembre 2024 avant la mise en place de la taxe Trump, et cette année on est revenu sur un flux normal », souligne Pierre Bories. 

Enjeu de l’export. « La clé c’est l’export, mais toutes nos entreprises ne sont pas faites pour aller partout. Par exemple, pour vendre aux États-Unis, il faut parler anglais, il faut se rendre au moins 4 fois par an sur place, il faut que les prix soient structurés… », détaille Pierre Bories. Le CIVL déploie ainsi Cap Export, programme destiné à accompagner et former les entreprises via des réunions d’informations thématiques sur les marchés, des outils de diagnostics export, un plan de formation et une présence renforcée sur Wine Paris 2026, qui débute ce 9 février. 

Cap sur le segment 8-12 €. « Les consommateurs achètent moins des bouteilles à 3-5 €, et cherchent davantage à découvrir des régions. Il faut qu’on arrive à se positionner sur le segment 8-12 € », analyse Pierre Bories. En Languedoc, les plus gros volumes sont sur le segment 4-6 €. 

Wine Paris 2026. Sous la bannière du CIVL au Wine Paris 2026 (9-11 février à Paris Expo), 184 entreprises sont inscrites en co-exposants (contre 169 en 2025), sur une surface totale de 1.320 m².  

Terroirs et millésimes 2026. Du 31 mai au 6 juin, 30 journalistes internationaux vont être immergés dans des vignobles du territoire. Pour cette édition 2026, le cap est mis sur des vignobles héraultais : Languedoc, Grés de Montpellier/Picpoul de Pinet, Faugères, Pic-Saint-Loup et Terrasses du Larzac. Nouveauté : « un groupe d’acheteurs va être associés à la presse pour découvrir les produits de ces vignobles », glisse Pierre Bories. 

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