Pas de jaloux. Toulouse et Montpellier ont chacun leur médaille d’or. Dans son baromètre, le broker Arthur Loyd dévoile le classement des villes les plus attractives de France. Quelques chiffres à retenir.
Dans la catégorie « Très grandes métropoles », Toulouse est en tête, devant Lyon et Bordeaux. La Ville Rose est en tête pour la troisième année consécutive. Toulouse gagne 19.000 habitants par an, soit +1,3 %, au-dessus de la moyenne des très grandes métropoles (+0,8 %). Toulouse est en tête dans deux des quatre catégories clés de l’évaluation : en « Connectivité, capital humain et transitions », et en « Qualité de vie ». La préfecture haut-garonnaise est deuxième en vitalité économique, et seulement cinquième dans l’accueil des entreprises et immobilier professionnel. « Toulouse présente des fondamentaux économiques solides, mais reste en retrait sur le volet « Accueil des entreprises & immobilier professionnel ». Un manque structurel de bureaux neufs, une faible dotation d’espaces de coworking et des capacités d’accueil limitées à destination des entreprises industrielles ou logistiques sont autant de problématiques que les collectivités locales doivent adresser pour accompagner l’essor économique du bassin toulousain », estime Cevan Torossian, directeur du département Études & Recherche d’Arthur Loyd. Il pense que la validation récente du projet de la Tour Occitanie et le lancement du projet de régénération urbaine du Grand Matabiau constituent un levier important dans ce domaine.
Montpellier devant dans les « Grandes métropoles ». La « Surdouée » retrouve son trône, après deux ans à la deuxième place. Montpellier accueille 11.000 nouveaux habitants chaque année (+1,4 %/an contre +0,7 % en moyenne). Montpellier est à la première place en vitalité économique, accueil des entreprises & immobilier professionnel, et connectivité, capital humain et transitions. Cependant, la ville pêche en qualité de vie, seulement 8e de ce classement mené par Nancy. « Un coût du logement élevé (la rançon du succès) et les risques liés au réchauffement climatique ou environnementaux (en particulier les feux de forêt et la pollution atmosphérique) impactent quelque peu les résultats de Montpellier en « qualité de vie ». La métropole pourrait cependant regagner quelques points sur des leviers activables, par exemple en poursuivant ses efforts visant à renforcer son offre d’enseignement supérieur et en accentuant davantage ses « aménités et équipements urbains » pour les résidents. » analyse Cevan Torossian.
Nîmes 8e parmi les métropoles intermédiaires. La préfecture gardoise se retrouve 8e du classement dans sa catégorie. Une vitalité économique et une qualité de vie en berne plombent les bons résultats en accueil des entreprises & immobilier professionnel, et en connectivité.