Réélu à Toulouse le 22 mars, à l’issue d’un scrutin à suspens, Jean-Luc Moudenc (DVD) est devenu une machine à gagner (trois victoires de rang, 2014, 2020 et 2026)… pour avoir su analyser les raisons de son échec passé, en 2008 contre le socialiste Pierre Cohen. Tout part d’une défaite, en résumé. Analyse d’un fin connaisseur du paysage politique toulousain auprès des Indiscrétions : « Après 2008, Moudenc a fait sa traversée du désert. Il s’est totalement remis en question, a mené une véritable campagne de village, en ratissant rue par rue, association par association, immeuble par immeuble, en parlant à tout le monde. Cette séquence aura été salvatrice. Après sa défaite en 2008, il m’a invité à déjeuner au Bibent (une brasserie culte de la place du Capitole), pour me demander tout ce qui n’avait pas marché dans sa campagne. J’ai répondu poliment, un peu gêné. Il m’a relancé, en me disant : ‘Dis-moi ce qui à tes yeux a fait que j’ai perdu’. Cette démarche, il l’a faite des centaines de fois. Cela demande du courage, car il a entendu des choses pas très sympas. »
Entre les deux tours d’une élection 2026 sous tension, Moudenc a senti le vent tourner en sa faveur. « Le vendredi soir (20 mars, 2 jours avant le 2e tour décisif contre François Piquemal, ndlr), il était très serein, et a dit à son entourage, plutôt fébrile après la fusion PS-LFI, que l’affaire était pliée. C’est le signe d’une vision politique très fine qu’il a développée », poursuit cette source. Moudenc promet qu’il s’agit de son dernier mandat au Capitole.
Sur le même sujet : « Moudenc, 3e mandat à Toulouse », Les Indiscrétions du 23 mars, en cliquant ici.