
La mare aux municipales
Nîmes : la droite se déchire
Il n’y aura pas de rapprochement entre Julien Plantier, ex-poulain de l’actuel maire LR Jean-Paul Fournier, parti seul à la conquête de la mairie, et Franck Proust, président de Nîmes Métropole, adoubé par Jean-Paul Fournier. Ce dernier déclare, le 15 décembre : « Julien Plantier a intégré mon équipe dès l’âge de 18 ans. Je l’ai accompagné, formé et soutenu tout au long de son parcours politique. C’est grâce à notre confiance et au travail collectif qu’il a été élu adjoint, puis conseiller départemental, avec notamment l’impact de ma présence en et de ma photo à ses côtés. Aujourd’hui, il parle d’arrogance et de méthodes inacceptables. Ces critiques sont incompréhensibles, car ce sont exactement ces méthodes collectives, exigeantes et transparentes, qui lui ont permis de progresser et d’exercer des responsabilités importantes. »
Le maire nîmois, proche de Nicolas Sarkozy, tacle Julien Plantier : « Aujourd’hui, il choisit de rejoindre les macronistes. Dont acte. Ce choix relève de sa liberté individuelle. Mais partir seul et rejoindre un autre camp ne justifie pas de réécrire l’histoire ni de minimiser le rôle du collectif qui l’a construit politiquement. »
Une chose est sûre : pour les municipales à Nîmes, on va se régaler.
Sur le même sujet : « Nîmes : face à une droite divisée, la gauche en embuscade », Les Indiscrétions du 25 août, à croquer ici.