Sur le volet environnemental et l’étude d’impact, l’autorité environnementale (Ae) délivre un avis globalement positif sur la réouverture au trafic voyageurs de la voie ferrée de la rive droite du Rhône entre Ardèche et Gard (Le Teil (07) à Nîmes (30), ce 30 janvier (accessible en cliquant ici).
En revanche, l’autorité environnementale (AE) pointe un « bilan socio-économique fortement négatif », et une légère hausse des émissions de gaz à effet de serre en exploitation. En cause ? Une fréquentation attendue trop faible et des incitations jugées insuffisantes au report modal. « Le bilan pour les acteurs du projet, sur la période 2022 à 2140, actualisé à un taux de 3,2 % conduit à une valeur actualisée nette négative de 657 M€ (conditions de 2022), dont -602 M€ pour la puissance publique du fait des subventions d’exploitation nécessaires, -135 M€ pour l’investissement et un gain de 52 M€ pour les usagers », ajoute le rapport qui précise que ce bilan est comparable à celui de la réouverture d’autres lignes.
Le projet, porté par SNCF Réseau, SNCF Gares & Connexions et les collectivités, vise à remettre en service neuf anciennes gares et à créer six pôles d’échanges multimodaux (dans la partie Occitanie du projet), pour un coût total de 100,8 M€. Une première phase est déjà en exploitation depuis août 2022 entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit, sans évaluation environnementale préalable, nécessitant aujourd’hui une régularisation.