« On a l’impression que cette année, les nouveaux élus ne s’embarrassent plus de la stratégie de dédiabolisation qui a prévalu lors de la dernière décennie : il y avait alors l’idée de conforter une forme d’hégémonie sur l’électorat de droite, par un conservatisme bon teint plutôt qu’une succession de provocations sur les fondamentaux de l’extrême droite. Mais aujourd’hui, après leur percée aux municipales, c’est comme si les élus d’extrême droite se sentaient pousser des ailes. »
Le politologue Emmanuel Négrier, chercheur à l’Université de Montpellier, faisant notamment allusion aux premiers pas du maire RN de Carcassonne (suppression de subventions à des événements culturels et des avantages aux syndicats, retrait du drapeau européen, arrêté anti-mendicité, attaque de la presse locale…), dans Les Echos , 17 mai, à lire ici.