Les grosses infos n’ont pas toujours le traitement médiatique qu’elles méritent. Comme la probable prochaine implantation d’un Club Med au Barcarès (66) : c’est quand même une annonce énorme, qui n’a suscité que quelques molles ‘Une’ cet hiver, relève à juste titre un observateur. Vos Indiscrétions chéries s’en étaient fait l’écho début décembre, à croquer ici .
Coulisse savoureuse glissée par l’observateur en question, pour rester dans l’esprit du « On s’en fout » : le maire du Barcarès, Alain Ferrand, avait approché à Montpellier, pendant la période du Covid, le promoteur immobilier lyonnais Jean-Christophe Larose (Groupe Cardinal), lui indiquant « avoir un terrain ‘premium’ » pour lui, en l’occurrence la friche de l’ancien VVF (Villages Vacances Familles), idéalement placé en bord de mer. Car si l’élu est sulfureux, il est aussi bien informé : il savait que Jean-Christophe Larose est en lien avec le Club Med, dans le cadre de projets portés dans les Alpes. Rapidement, le terrain catalan est présenté au promoteur lyonnais. Qui achète.
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Puis, comme souvent dans ce type de montage, les années passent. Dans un projet éminemment politique, soutenu par la Région Occitanie et le Département des Pyrénées-Orientales, Cardinal Promotion et le Club Med doivent composer avec diverses contraintes : préservation de la biodiversité, intégration des contraintes croissantes de ressources en eau dans les Pyrénées-Orientales, et un surcoût qui s’accélère au fil des années. « Le projet a failli ne pas se faire. L’intervention de la Banque des Territoires a probablement été décisive », confie une source proche. Par ailleurs, le VVF Barcarès, œuvre de l’architecte grec Georges Candilis , est classé « Architecture contemporaine remarquable » et devra à ce titre être en partie conservé lors de l’opération future de transformation. Georges Candilis a aussi été l’architecte, en Occitanie la cité toulousaine du Mirail. Laquelle ne doit pas être, pour le coup, transformée en Club Med.