On s’en fout

29 juin 2026

L’été, le temps des mariages ? Cette saison encore, aucune invitation en vue, à mon grand désespoir. Mes amis se seront peu mariés, leurs enfants et les miens ont encore le temps. Désespoir, pourquoi ? Parce que j’adore ces événements forcément heureux, parenthèses d’éphémère perfection, de projection absolue dans le futur, de force de vie, de nouvelles personnes à découvrir, de gens subitement beaux, de promesses encore possibles, de Champagne à flots. Tout ne peut que bien se dérouler. Et même si des désagréments surviennent, ils resteront justement extraordinaires à vivre, puisqu’imprévus.

Cela ne se dit pas mais je le dis quand même : il m’est arrivé, à quelques reprises, dans ma jeunesse, de m’inviter à des mariages, après le dîner. Pour le simple plaisir de goûter clandestinement à cette ambiance inégalable et si singulière. Cela reste d’excellents souvenirs.
Un concept tout récent, moins romantique – mais l’époque est de toutes les façons moins romantique – me redonne espoir : la startup Invitin propose aux futurs mariés de vendre des places à des inconnus pour financer leur événement. Tout en s’assurant quand même de la fiabilité de ces invités payants (lire ici). De quoi prêter à controverse, mais c’est original.

Autre idée, celle-ci encore à creuser, pour financer les noces de demain : les faire sponsoriser. Après tout, le soir d’un mariage, tout le monde s’amuse, a envie d’oublier le quotidien. Les invités auront donc un œil bienveillant sur les messages des marques qui aident le portefeuille des deux stars de la soirée. Allez, on va créer une filiale. Et on pourra ainsi s’inviter à plein de mariages.

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