A priori, Isabelle Perrein, candidate de droite, n’a aucune chance dans la course aux municipales à Montpellier, ville historiquement marquée à gauche – depuis 1977 et la première élection de Georges Frêche.
C’est sûrement la raison pour laquelle aucun journaliste, excepté votre serviteur, n’est venu couvrir son meeting « Entrepreneurs », le 4 novembre à Montpellier. Les Indiscrétions y étaient. Pour trois raisons : par curiosité journalistique élémentaire ; Parce que les deux candidats qui n’avaient aucune chance à ce même moment de la campagne (quatre mois avant le scrutin), lors des municipales 2014 et 2020, ont tous deux gagné – Philippe Saurel en 2014, Michaël Delafosse en 2020, tous deux étant certes de gauche, dans une ville de gauche ; Parce qu’Isabelle Perrein, une notaire qui se dit elle-même « novice en politique et jamais engagée dans un parti politique », fait campagne depuis trois ans. Un sacerdoce assez inexplicable, qui relève de la foi du charbonnier, et mérite à lui seul le détour journalistique.
À suivre, pour Isabelle Perrein, le test de son entrée dans l’atmosphère, à partir de janvier. Parviendra-t-elle à peser (c’est-à-dire : à en placer une pendant les débats) face à des routiers de la politique, tels que Michaël Delafosse, maire sortant, Nathalie Oziol, députée LFI ou Jean-Louis Roumégas, éternel candidat écolo à la mairie et également député ? D’autres candidats surgiront-ils à droite et au centre (Saurel, Altrad, Mirallès), ou va-t-on assister à une alliance de ces derniers derrière Perrein ? On se délecte à l’avance de l’exercice consistant à déceler des esquisses de réponses dans des nuages de mensonges.