On s’en fout

17 novembre 2025

Dans toute animation d’événement, il y a l’aspect visible, au micro, et la préparation en amont, faite sur la durée et collectivement. Le Forum Dev&co (CNER), ces 13 et 14 novembre à Montpellier, organisé en partenariat avec la Région Occitanie, la Ville de Montpellier, l’Agence des Transitions et Ad’Occ, n’a pas dérogé à la règle. La coanimation, avec ma consœur Priscille Lacombe – une première ensemble – a été le résultat de plusieurs semaines de préparations, avec l’aide précieuse d’Anaïs Marques et Mathieu Dejouy (CNER) et de Sarah Nguyen Cao Khuong (Agencehv). Prises de rendez-vous, pré-rédaction de fiches qualifiées, détails logistiques réglés en mon absence… Il faut savoir saluer ces personnes qui contribuent à la réussite des événements. Comme Amélie Cazalet (Agencehv) qui a, avec Sarah, préparé avec brio la « Loupehv », le 6 novembre au Domaine du Grand Puy.

De même, je tiens à saluer le donneur d’ordre. En l’occurrence, Jalil Benabdillah, vice-président de la Région Occitanie et président du CNER. Il aurait pu choisir d’autres animateurs – par hasard : des têtes d’affiche parisiennes. Mais il a choisi un duo régional totalement mixte (homme/femme, Toulouse/Montpellier) pour donner vie et rythme à cet événement de portée nationale. Une opportunité, forcément, pour nous. Un risque, aussi, pour lui. En espérant que le défi a été relevé – en l’occurrence, seule la salle pourra juger.

Voilà qui amène à une considération plus profonde : peut-on tisser un semblant d’amitié avec un élu, quand on est journaliste sur le même territoire et dans le même secteur (l’économie) ? C’est bien sûr difficile et contre-indiqué. On va en tout cas parler d’un respect mutuel solide et réciproque. Au point de se claquer la bise spontanément sur scène, devant 300 personnes, le vendredi matin, juste avant le début d’une table ronde.

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Ce qui est assez impressionnant, chez Jalil Benabdillah comme chez ces intelligences supérieures qui dorment peu et travaillent tout le temps, c’est cette capacité à rebondir en permanence. Aussi, le vendredi à 13h30, alors que toute la salle criait famine, il s’est fendu d’un discours conclusif presque poétique, sans note, en citant de mémoire trois auteurs, avec, pour chaque citation, un lien avec le CNER (fédération des agences d’attractivité) qu’il préside : « La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent » (Albert Camus) ; « La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit » (Oscar Wilde) ; « Les gens oublieront ce que vous avez dit, oublieront ce que vous avez fait, mais n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir » (Maya Angelou).

Rien à voir avec le développement économique ? Oui sur la forme apparente, non sur le fond : porter une stratégie d’attractivité passe par le fait de croire en soi-même intensément, de cultiver des rêves et de créer des émotions. 

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