Le discours médiatique s’emballe parfois jusqu’au ridicule. On s’apitoie sur les agriculteurs, profession en plein désarroi avant les fêtes. Sans vraiment s’y connaître en monde rural, les enclos physiques et mentaux des journalistes étant très majoritairement urbains, soyons honnêtes.
Puis, avec avidité, on se jette la minute suivante dans les bras séducteurs de studios d’animation bien plus faciles à apprivoiser, et dont les créations enchantent en cascade, jusqu’aux Etats-Unis succombant pour un temps à la French Touch : « Le Mal Aimé » d’Illogic Studios, Sandfall Interactive distingué à Los Angeles. Clics à la clé du côté des rédactions. Je fais partie du lot, entre articles dans ces Indiscrétions et dans Les Échos.
Dans ce cirque médiatique, peut-on encore émettre des réserves sur l’impact des industries culturelles et créatives (ICC) ? C’est que le domaine, gros pourvoyeur d’emplois et de business, incarnant une modernité quasi-tyrannique, est devenu triomphant et intouchable. Dire qu’une publicité a été réalisée sans IA semble en soi extraordinaire. Une telle affirmation, ressassée en boucle comme une évidence scientifique, pourrait a minima être sujette à débat. D’autant plus que l’histoire du gentil loup vegan inclusif flatte des émotions faciles et paresseuses. On se retrouve autour d’un consensus mollement partagé. Les médias résonnent plus qu’ils ne raisonnent. Au fait, c’est quoi, la dermatose nodulaire contagieuse ?