On s’en fout

5 janvier 2026

On s’en fout vraiment : l’étrange retour, fin décembre, sur la scène médiatique de l’ancien maire d’Agde (34) Gilles d’Ettore, mis en examen pour détournement de fonds, prise illégale d’intérêt et corruption, dans le cadre de la rocambolesque et à peine croyable affaire de « la voyante ». Interdit de séjourner dans l’Hérault et vivant libre, sous contrôle judiciaire, en Dordogne, l’ancien maire a obtenu une « permission de rentrer chez lui », pendant les fêtes de fin d’année.  
Des confrères en ont profité pour interviewer le prévenu. Logique. Les photos sur la plage ou dans un fauteuil en cuir peuvent surprendre, vu la dimension franchement rocambolesque de l’affaire (article de Libération, ici).  

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La présomption d’innocence bénéficie bien sûr à Gilles d’Ettore, et nous respectons le travail des confrères. Nous pensons néanmoins que l’ancien maire a fait suffisamment de mal à l’image déjà écornée des élus, pour lui tendre le micro entre le chapon et les huîtres, à trois mois des élections municipales. C’est un avis qui n’engage que nous. Bien sûr, la liberté de la presse – cette rubrique est aussi là pour le rappeler, par sa liberté de ton – est intangible. Au fait, ce qu’il dit vaut-il au final le détour ? « Parle si tu as des mots plus forts que le silence », disait le poète grec Euripide. Agde étant une cité grecque, ça fait une belle chute pour un beau « chut ».  

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