On s’en fout

2 février 2026

Ah, les papiers à livrer en vue des élections municipales, pour la presse nationale. Tout un art journalistique. Il faut rester objectif et neutre, tout en prenant le risque de décrire les dynamiques à l’œuvre. Lesquelles dynamiques peuvent se retourner dans les prochaines semaines. Je ne vais pas vous mentir : prendre ce risque procure un réel plaisir. Les lignes sont scrutées et disséquées en silence. On le devine à l’absence quasi totale de réactions sur les réseaux sociaux, à comparer au nombre d’impressions générées par le post.  
La science politique n’est pas tout à fait inexacte et affaire d’instinct. Elle obéit à des fondamentaux immuables. Le charisme, le sérieux d’une démarche, la capacité à fédérer, les fautes des adversaires, aussi. Pour m’aider à décrypter ces arcanes, on fait appel à des politologues et/ou des confrères journalistes avertis, qui confirment nos impressions ou, au contraire, les corrigent à bon escient. Il y a aussi un méthode toute simple : parler aux gens dans la rue, et les écouter converser à la terrasse des cafés. Ça vaut tous les éditos de la création. 

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