Les indiscrétions
Fabriquons nos champions
Semaine du 15 juin 2026
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Isabelle Patrier, TotalEnergies : « L’Europe empêche l’émergence de champions »
« Il faut parler de l’anti-trust européen. C’est-à-dire qu’en Europe, dès que vous atteignez une certaine taille, et que vous avez la capacité de devenir un leader dans votre domaine, on vient vous mettre des bâtons dans les roues, alors que vous pourriez réinvestir ce que vous gagnez dans l’innovation, pour continuer à vous développer », déplore Isabelle Patrier, directrice France de TotalEnergies France, ce 10 juin, lors de la 5e Soirée Réseaux Agencehv, au FDI Stadium de Montpellier. « Sur les marchés mondiaux, on se bat contre des géants qui sont poussés par leurs États à devenir gigantesques. En France, il faut que nous aussi, nous puissions créer des champions. Il y a une certaine naïveté en Europe. » Visionner sur notre chaîne YouTube une partie de son intervention, juste ici.

Xavier Unkovic, Bonduelle n’arrive plus à recruter localement
Le DG de Bonduelle, spécialiste des conserves, confie rencontrer des difficultés de recrutements sur certains types de poste, notamment dans les usines, lors de la 5e soirée réseau Agencehv, le 10 juin au FDI Stadium (Montpellier). « Il y a peu de travailleurs français dans nos usines. Pas parce qu’on ne veut pas… mais parce qu’ils ne veulent pas venir y travailler. Nous avons que des saisonniers, qui viennent… soit de pays africains, soit des Philippines », avoue-t-il. Et d’enchaîner, avec un ton direct et sans concession qui lui vient de ses 23 ans passés en Amérique du nord : « Quand je vois des gens qui font la manche dans la rue, je leur donne ma carte de visite pour qu’ils viennent travailler chez nous. C’est comme ça qu’on peut les aider. » Découvrir notre échange avec lui en vidéo juste ici.

Hugues Galambrun, l’appel de Septeo / Vivatech
Avec l’annonce du blocage, par l’administration Trump, du dernier modèle IA d’Anthropic (Fable 5 et Mythos 5), devenu subitement inaccessible pour les non-Américains, les propos de Hugues Galambrun (Septeo, édition de solutions logicielles et IA au service des professions réglementées, 3.600 salariés, 467 M€ de CA), ce 10 juin au FDI Stadium (Montpellier) sur la nécessité d’une IA et une data souveraines à l’échelle européenne prennent tout leur relief. « Il y a une zone grise : les grands industriels du software français, dont on parle assez peu, et qui sont pourtant vitaux pour l’économie européenne. Ils ont de la data riche, indispensable à l’économie réelle. Ces entreprises détiennent le trésor de guerre futur de l’Europe dans la sécurisation des données. Celui qui détiendra la data, détiendra l’économie de demain », déclare-t-il aux Indiscrétions. Il insiste sur l’importance d’établir des solutions à partir des besoins métiers. « Ces besoins, c’est la justesse, la fiabilité du quotidien, la continuité, la responsabilité. Pas forcément la productivité, l’automatisation ou la performance. La bonne technologie ne part pas d’une promesse abstraite pour ensuite aller chercher un usage. Elle part du métier, de ses contraintes, de ses règles, de son langage et de son temps long. »
« L’Intelligence métier » de Septeo présentée à Vivatech Paris, à lire ici
À travers sa nouvelle signature, « L’Intelligence métier », dévoilée sur Vivatech, le groupe héraultais défend « une troisième voie européenne pour l’IA : une approche verticale, sécurisée et conçue pour répondre aux exigences des professions qui font l’économie réelle. Les industriels européens du software ont une responsabilité systémique, insiste Septeo. Ce sont eux qui structurent, sécurisent et font fonctionner une part essentielle de l’économie réelle, dans le droit, le chiffre, l’immobilier, les ressources humaines, l’hospitalité, l’éducation et d’autres secteurs clés.
À l’heure où le débat sur l’IA se polarise entre gigantisme technologique et fascination pour les usages génériques, Septeo entend rappeler une évidence trop souvent oubliée : la valeur se crée là où la technologie comprend réellement le métier qu’elle sert ».

Stéphane Lebrun, tennis de table : « Pour être plus fort, ne pas copier »
Trois. Comme le nombre de médailles d’or qui ont échappé à la Chine sur les 42 dernières médailles décernées lors des championnats du monde de ping-pong (période 2014-2026). Alors, comment battre les Chinois ? « Il ne faut surtout pas copier leur modèle, parce que c’est impossible. Il y a plus de joueurs de ping-pong en Chine (90 millions) que d’habitants en France ! Il faut surtout se dire que c’est possible. Je fais partie d’une génération qui a passé sa carrière à se faire baffer (sic) par les Chinois, alors on a fini par ne plus y croire. Aujourd’hui, la donne a changé », indique Stéphane Lebrun, manager de la Team Lebrun, et père des frères Alexis et Félix Lebrun, ce 10 juin, lors de la 5e Soirée Réseaux Agencehv, au FDI Stadium de Montpellier. Parmi les innovations mises en place : la science cognitive, l’analyse fine des données statistiques, travail spécifique sur les vidéos…
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Les Indiscrétions ont le sens du timing : 4 jours après l’intervention de Stéphane Lebrun lors de la 5e Soirée Réseaux Agencehv, ses fils, Alexis et Félix se sont affrontés en finale du championnat de France. Pour une victoire finale du cadet, Félix, 4 sets à 2.

Charlotte Consorti, « la France n’est pas devenue une nation de sport »
« Je ne pense pas que la France est devenue une nation de sport après les Jeux de Paris 2024, pense Charlotte Consorti, recordwoman mondiale de vitesse en kitesurf. En tout cas, pas dans mon sport ». Bien que le kitesurf soit devenu une discipline olympique, elle déplore un nombre toujours croissant de zones de kitesurf fermées, et des restrictions de plus en plus importantes. Et d’ajouter : « Le dernier spot à fermer en date ? Je pense à l’étang d’Ingril à Frontignan (34), qui va nous être interdit d’accès, à cause de deux ou trois pêcheurs. Pour cela, on interdit à des centaines de pratiquants d’aller faire du kite, sur une zone qui était déjà très restreinte. Même en ayant des champions de kite en France, on doit se battre pour pratiquer notre sport ».

Éric Torremocha, le rôle vital du mécénat sportif
« Je réinvestis chaque année 5 % de mon chiffre d’affaires dans le mécénat, le sport et la culture », déclare Éric Torremocha, agent général d’assurances Allianz Le Grau-du-Roi / Aigues-Mortes (30), ce 10 juin, lors de la 5e Soirée Réseaux Agencehv, au FDI Stadium de Montpellier. « Investir dans le sport, c’est indispensable. Nous, entrepreneurs, avons un rôle à jouer. S’il n’y a pas d’acteur privé qui finance des activités culturelles ou sportives dans les territoires, les associations, qui subissent des baisses de subventions, périclitent. Et on n’a plus de courses pédestres, de kermesses… », indique-t-il. Découvrir la vidéo juste ici.

Thomas Fantini, Medef Haute-Garonne
Il est élu président du Medef Haute-Garonne ce 11 juin, apprennent Les Indiscrétions ce 12 juin. L’entrepreneur toulousain succède à Pierre-Olivier Nau pour un mandat de 3 ans. Thomas Fantini, 50 ans, est le fondateur et dirigeant du groupe de restauration, traiteur et réception Maison Pergo (Toulouse). Un peu d’archéologie politique occitane : Thomas Fantini a figuré, en 2015, sur la liste de Philippe Saurel, alors maire de Montpellier, dans le cadre des élections régionales (liste Citoyens du Midi). Le Medef 31 réunit 700 entreprises, dont 95 % de TPE/PME, pour plus de 100.000 salariés et 12 syndicats professionnels.

Jalil Benabdillah, l’œil de la Région / soirée Agencehv
Le mot « souveraineté » est trop souvent sous-estimé, indique Jalil Benabdillah, vice-président délégué à l’Économie, l’Emploi, l’Innovation et la Réindustrialisation à la Région Occitanie, ce 10 juin, lors de la 5e Soirée Réseaux Agencehv, au FDI Stadium de Montpellier. « À chaque crise, on découvre qu’il faut être indépendant, on découvre la souveraineté. Nous sommes dépendants énergétiques, industriels, alimentaires et technologiques. Sur la data également. Malheureusement, beaucoup, quand on parle de souveraineté, pensent que c’est un mot-gadget, une chimère. Pourtant, c’est une réalité. » Et de conclure : « La réindustrialisation n’est pas qu’un sujet économique, mais aussi culturel. » Visionner l’une de ses réponses en intégralité sur notre chaîne YouTube juste ici.

Anne Calmet, DDT Haute-Garonne
Elle est nommée directrice départementale des territoires dans la Haute-Garonne, à partir du 15 juin, apprennent Les Indiscrétions. Elle succède à Laurence Pujo, nommée directrice de la Dreal Occitanie en mars. Anne Calmet était depuis 2024 directrice de la DDT de l’Ariège. Elle a auparavant occupé différents postes en Occitanie : DDT de l’Aveyron, responsable des investissements pour les Hôpitaux de Toulouse, secrétaire générale de l’ex-Dreal Midi-Pyrénées.
Sur le même sujet : « Laurence Pujo, Dreal Occitanie », Les Indiscrétions du 23 février, ça croustille ici

Julien Deljarry, nouvelle salle pour le MHB ?
Comment dégager plus de revenus pour un club de handball, récemment vainqueur de la Coupe de France ? Pour le président du Montpellier Handball, Julien Deljarry, la croissance économique « ne pourra pas venir des dotations des collectivités, qui restent stables mais limitées par les contraintes budgétaires », estime-t-il, ce 10 juin, en conclusion de la 5e Soirée Réseaux Agencehv, au FDI Stadium de Montpellier. Selon lui, le principal levier passe par un nouvel équipement, afin de développer la billetterie. « Nantes, à subventions égales, génère plusieurs millions de plus que nous grâce à sa salle de 6.000 places (Montpellier compte 2.500 places, ndlr) ». Et de préciser : « Il y a une vraie volonté politique, Michaël Delafosse veut une nouvelle salle. Où exactement ? On ne sait pas encore. À côté de cela, nous continuerons à aller jouer quelques matchs à l’Arena, c’est important de garder cette possibilité pour nous. » D’après Les Indiscrétions, l’emplacement prévu est dans le quartier Cambacérès, à côté du lycée Mendès-France.

Arthur Vincent, le MHR revient de loin
Récent champion d’Europe de Challenge Cup avec le MHR, le ¾ centre Arthur Vincent a joliment conclu la 5e soirée Réseaux Agencehv, ce 10 juin, au FDI Stadium de Montpellier, où il a assisté aux deux heures de débat, restant ensuite au cocktail. Une présence remarquée. « On revient de loin. Il y a encore deux ans, on jouait le match que joue Perpignan ce week-end (match de barrage face au finaliste de Pro D2, Provence Rugby, ndlr). Aujourd’hui, nous sommes champions d’Europe, et en bonne position pour gagner le Top 14. Ça s’explique par de la stabilité. On travaille depuis deux ans avec un effectif quasiment inchangé, et le même staff, ça aide. » Selon lui, la confiance construite au fil des mois, l’identité collective du groupe et la cohérence du projet sportif ont permis au MHR de redevenir ambitieux.
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Le MHR affrontera le Stade Français (14 fois champions de France), ce 21 juin, au Stade Vélodrome, à Marseille.

Gaël Dieu, des Nouveaux Constructeurs à Kaufman&Broad
Ce fidèle des Nouveaux Constructeurs à Montpellier (près de 7 ans comme directeur du développement) va être nommé directeur d’agence de Kaufman&Broad à Montpellier, apprend-on de source proche.

Michaël Delafosse, rallume les énergies renouvelables le 6 juillet
Dans un secteur tendu pour les EnR, se tiendront les 3e Rencontres des énergies renouvelables de Montpellier Méditerranée Métropole, en présence de son président Michaël Delafosse et de Christian Assaf, vice-président délégué au développement économique, le 6 juillet à partir de 9h à la Halle de l’Innovation (quartier Cambacérès, Montpellier). Principaux thèmes abordés : production d’énergie, PPE3, appel d’offres ; Consommation d’énergie, électrification des usages.
Sur le même sujet : « 2e Rencontres des EnR : ‘La France est à contre-courant’, selon Delafosse », Les Indiscrétions du 15 juillet 2025, à lire ici

Jean-Charles Antoine, questionne la souveraineté
« La souveraineté est morte », lance, provocateur, Jean-Charles Antoine, expert en géopolitique, « Dans le (futur, note) monde quantique, la puissance ne sera pas seulement détenue par celui qui possède. Elle sera détenue par celui qui peut bloquer, ralentir, orienter, contourner ou rendre indispensable. Autrement dit, la puissance devient la capacité d’entraver les actions des autres sur les nœuds géopolitiques critiques. C’est cela, l’autonomie stratégique. Non pas l’illusion de tout faire seul. Mais la capacité à ne pas être paralysé par les décisions des autres.
Il faut cartographier les dépendances. Identifier les nœuds. Mesurer les vulnérabilités. Construire des options de contournement. Et transformer la géopolitique en outil de décision technologique, industrielle et stratégique. » Plus à lire en cliquant ici
Sur le même sujet : « Jean-Charles Antoine, Astra G », Les Indiscrétions du 6 octobre 2025, à croquer ici

Malik Hamadache, de l’Ovale aux sénatoriales
L’ancien international de rugby Malik Hamadache, 38 ans, ex-joueur du MHR, sera tête de liste Nouvelle Energie (David Lisnard) dans l’Hérault lors des élections sénatoriales du 27 septembre. Il sera à la tête d’une liste de 4 candidats dans l’Hérault. Malik Hamadache été élu en mars dans la majorité municipale DVD de Villeneuve-lès-Maguelone, commune membre de Montpellier Méditerranée Métropole. « Quand quelque chose ne me plaît pas, je m’engage, confie Malik Hamadache à Paris Match. Et, aujourd’hui, beaucoup de choses ne sont plus en adéquation avec les valeurs de mérite, de responsabilité et d’engagement qui ont longtemps fait la force de notre pays. » Président du syndicat national des joueurs de rugby Provale depuis 2024 et vice-président de la Fnass (Fédération nationale des associations et des syndicats de sportifs), il ajoute : « Depuis trop longtemps, on demande toujours davantage à ceux qui travaillent, entreprennent et créent de la richesse. Celui qui se lève tôt, qui prend des risques ou qui fait vivre son territoire ne doit plus être la variable d’ajustement permanente de nos politiques publiques. » Plus à lire sur Paris Match ici.
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Albin Herbette, à Paris
L’ex-conseiller de Michaël Delafosse (Montpellier Méditerranée Métropole) en charge du développement économique, de l’emploi et de l’attractivité est nommé conseiller Politique et communication d’Emmanuel Grégoire, nouveau maire (PS) de Paris. Particularité recueillie en 2025 par Les Indiscrétions, à travers un échange : son expertise dans le rôle des réseaux sociaux dans l’action publique et les campagnes électorales.

Rodolphe Teyssier, communauté de communes de Petite Camargue
Il fait son retour au sein de la collectivité. Rodolphe Teyssier est nommé directeur de cabinet de la communauté de communes de Petite Camargue (président : Nicolas Meizonnet), lisent Les Indiscrétions le 10 juin dans un post LinkedIn (à croquer ici). Il a déjà occupé cette fonction entre 2015 et 2021. Rodolphe Teyssier était collaborateur de cabinet de l’EPTB Vidourle depuis 2022 et du PETR Vidourle depuis 2021.
Sur le même sujet : « Petite Camargue : signature d’une convention pour améliorer l’habitat », Les Indiscrétions du 13 novembre 2023, à lire ici.

Judith Pargamin, Muséum de Toulouse
Elle est nommée directrice du Muséum de Toulouse en mai, lit-on le 8 juin sur son compte LinkedIn. Planétologue de formation, Judith Pargamin succède à Francis Duranthon, parti à la retraite en 2025. Ancienne directrice du Muséum de Lille pendant 16 ans, elle prend ses fonctions alors que le Muséum de Toulouse vient d’enregistrer sa meilleure Nuit des musées avec une fréquentation en hausse de 166 %, selon Éric Jean-François, conseiller métropolitain délégué à la Culture.
Sur le même sujet : « Catherine Mallet, Gilles Bœuf, Club ETI Occitanie », Les Indiscrétions du 20 avril 2026, à lire ici.

Stéphane Gil, Cité européenne du théâtre
Il est nommé à la direction générale de la Cité européenne du théâtre et des arts associés – Domaine d’O à Montpellier, apprennent Les Indiscrétions ce 10 juin. Directeur délégué du Théâtre de la Cité, Centre dramatique national Toulouse Occitanie, de 2018 à 2026, Stéphane Gil a auparavant exercé entres autres au Centre de développement chorégraphique Toulouse/Midi-Pyrénées et au TNT Midi-Pyrénées.
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Créé le 1er janvier 2025, l’EPCC Cité européenne du théâtre et des arts associés réunit le Printemps des Comédiens et le Domaine d’O. L’établissement dispose d’une dotation annuelle de 4,5 M€ et d’un budget global de 7 M€. Il assurera notamment la direction artistique de la 41e édition du Printemps des Comédiens.

Kévin Balestrieri, FDAC 66
Il est élu président de la Fédération départementale des Associations de commerçants des Pyrénées-Orientales (FDAC 66), lisent Les Indiscrétions, ce 8 juin. Il succède à Isabelle Andersen.

Jean-Baptiste de Scorraille, AUAT
Il est nommé président de l’Agence d’urbanisme et d’aménagement Toulouse aire métropolitaine (AUAT) lors du conseil d’administration du 1er juin, apprennent Les Indiscrétions. Vice-président de Toulouse Métropole, Jean-Baptiste de Scorraille succède à Annette Laigneau. Le conseil d’administration a également désigné Marine Lefevre à la vice-présidence et Hugo Cavagnac au poste de trésorier.
Sur le même sujet : « Toulouse Métropole : une foncière immobilière pour soutenir le développement économique », Les Indiscrétions du 1er juin, à lire ici ; « Jean-Baptiste de Scorraille, Oppidea/Europolia », Les Indiscrétions du 11 mai 2026, à croquer là.

Frédéric Tsitsonis, Région Occitanie
Cet ancien élu local (11 ans de mandats) est nommé chargé de mission et de coordination du pôle Urgence Climatique de la Région Occitanie, au sein du secrétariat général de la direction ‘Dynamiques économiques locales et faire ensemble’ (DELFE). Élue référente : Agnès Langevine, vice-présidente en charge du défi climatique, du pacte vert et de l’habitat durable.
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Frédéric Tsitsonis est expert en assistance à maîtrise d’usage (AMU) (facilitation multi-acteurs, intelligence collective, préconisations à l’échelle du bâtiment, de l’îlot, du quartier ou du territoire…) et en accompagnement RSE. Il prône un « urbanisme durable », une « résilience climatique – biodiversité, nouvelles mobilités… », avec une prospective territoriale.
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Réussir à l’international : les solutions de la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon
Face à un marché domestique atone, de plus en plus d’entreprises cherchent de nouveaux relais de croissance à l’export. Logique, mais pas sans risque. Pour les accompagner, la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon s’appuie sur l’expertise du groupe BPCE afin d’aider PME, startups et ETI à préparer leur développement international, sécuriser leurs opérations et financer leurs projets. L’œil de Philippe Paul, directeur du pôle Entreprises à la CELR.

Accompagner les entreprises à l’international, tout en restant une banque de référence au niveau local. C’est l’ambition de la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon (CELR), qui peut, pour cela, s’appuyer sur la puissance du groupe BPCE.
Pourquoi insister sur l’export ? « L’international permet de diversifier ses revenus et sa clientèle, de tester la résistance de son business model, de générer des économies d’échelle. 56 % des dirigeants font du développement international une priorité stratégique, d’après le panorama de Bpifrance « L’export, levier de croissance décisif par temps de crise » (mai 2026). La volonté de s’ouvrir à l’international est encore plus prégnante aujourd’hui, alors que le marché domestique marque le pas », déclare Philippe Paul, directeur du pôle Entreprises à la CELR.
Un tiers des entreprises travaille ou a travaillé à l’export. Parmi elles, un tiers arrête en chemin « car la préparation n’est pas bonne », souligne Philippe Paul. Et c’est sur ce créneau que la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon se positionne.
Se préparer pour bien exporter
Dans un contexte géopolitique incertain – guerre au Moyen-Orient et en Ukraine, droits de douane aux Etats-Unis… -, les PME d’Occitanie Est exportent principalement dans l’Union européenne. Un débouché naturel. Pour les accompagner, la CELR a quatre mots d’ordre : préparation, financement, sécurisation et gestion des flux. « Nous préparons les entreprises en les connectant à un écosystème », glisse Philippe Paul. Par exemple, Pramex (Groupe BPCE) accompagne les entreprises sur les études d’implantation de filiales, réalise du portage salariale (pour les salariés qui vont travailler à l’étranger) et aide à réaliser des acquisitions. « Il ne faut pas sous-estimer le temps de préparation pour exporter : réglementations locales, douanes, estimations justes des besoins de financement et solutions d’encaissement… C’est parfois là où ça peut pécher », confie Philippe Paul. Pour les entreprises qui ont besoin de dispositifs de financement spécifiques, la CELR met également en relation avec des assureurs ou des partenaires publics comme Bpifrance ou Business France.
Un webinaire « Chine : adversaire ou allié ? », le 26 juin
Organisé par le réseau Caisse d’Épargne, Pramex ou encore Globallians, les entreprises accompagnées par la CELR ont accès à une diversité de webinaires sur différents pays.
Le prochain en date se tiendra le 26 juin à 11h, sur le thème « Chine 2026 : adversaire ou allié ? Décryptage des 12 piliers d’un modèle dont la France devrait s’inspirer pour réussir sa réindustrialisation » (Les RDV de l’international by Globallians). Plus d’infos ici.
L’export inspire
Occitanie Export Tour (CCI Occitanie), Cap sur le Québec de Montpellier Méditerranée Métropole (ce 2 juin au Domaine de Grammont), Cap sur le Maroc (le 9 septembre à l’Opéra Comédie), « Les Rendez-vous de l’Export », ce 15 juin avec la CCI Hérault et Blue Invest à Sète (dans les locaux de l’entreprise Cinier) … L’écosystème régional prend conscience de la nécessité de sensibiliser les PME aux atouts de l’export. « Ces événements traduisent une très bonne dynamique. Il faut informer les dirigeants, les inciter à y aller en les rassurant. Nous leur apportons une maîtrise des risques », assure Philippe Paul.
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Sécuriser les encaissements
Un point de vigilance à surveiller de près : la sécurisation des encaissements. « Les entreprises ont – potentiellement – parfois des retards de paiement en France. Il ne faut pas qu’elles les multiplient à l’international », insiste Philippe Paul. Parmi les solutions apportées par la CELR : préfinancement des commandes, crédits à l’export, avances en devise… « Nous sécurisons aussi les opérations dans les paiements et les encaissements – crédits documentaires, garanties et cautions à l’international. Sur le change, pour les petites structures, nous proposons un accès en selfcare (système d’authentification des paiements en ligne) pour traiter des opérations internes, avec des conditions de sécurisation maximales », explique Philippe Paul. Pour les besoins plus techniques, notamment pour les ETI, la CELR mobilise les experts de la salle des marchés de Natixis (Groupe BPCE).
À (re)lire : « Caisse d’Épargne LR : 2,5 Md€ de crédits accordés en 2025, dont 460 M€ aux entreprises », Les Indiscrétions du 20 avril.
La CELR accompagne depuis plusieurs années des PME, startups et ETI sur leurs activités d’import et export et dans leur implantation à l’étranger. C’est à découvrir en cliquant ici.
Viticulture, ESN et industriels
« La viticulture, les entreprises de services numériques et les entreprises de production sont les trois secteurs qui vont le plus à l’export », décrypte Philippe Paul. Pour s’adapter au développement des entreprises, la CELR propose une couverture de change, des outils pour placer en devises… Christophe Lhomme est le chargé d’affaires dédié pour accompagner les entreprises à l’international (coordonnées ci-contre).
Pour tout renseignement, contactez
Christophe LHOMME
Expert International et Filiales, Direction Pôle Développement BDR
+33 4 30 16 30 34 | +33 6 33 55 29 03
christophe.lhomme@celr.caisse-epargne.fr
Sur le même sujet : « La facturation électronique, une transformation à anticiper (Caisse d’Épargne LR) », Les Indiscrétions du 30 mars, à lire ici.
La rédac’ se mouille
On aime
… Vos retours, après la 5e soirée réseaux de ce 10 juin. 300 personnes qui répondent à l’appel, dont des grands décideurs nationaux et internationaux attirés avec nos petits bras. Aucun couac de micro et de sono : le Dieu s’appelait ce jour-là MHB Events. Quelques extraits qui nous mettent du baume au cœur (et la pression) pour l’édition 2027 : « Les échanges étaient très intéressants, avec un super duo en animation » (Martin Venzal, fondateur du média ToulEco). « Une soirée riche d’enseignements qui rappelle que l’entreprise n’est pas un sujet parmi tant d’autres : elle est au cœur de notre prospérité collective », pense Fabrice Bérard (secrétaire général Medef Gard) ; « Des échanges comme on les aime : francs, directs et sans langue de bois », pour Amandine Raynaud (fondatrice de Clelya). « J’avoue avoir été un peu impressionnée de me retrouver aux côtés de profils aussi prestigieux, mais l’ambiance décontractée a rendu les échanges particulièrement agréables. Bravo à toute votre équipe pour cette belle réussite » (Charlotte Consorti, kitesurfeuse et intervenante) ; « J’ai apprécié la qualité et la diversité des intervenants, souligne Rémi Vazquez (Allez Energies). C’est une vraie valeur ajoutée pour nos dynamiques régionales. Bravo à Agencehv pour l’énergie partagée et la fluidité de l’événement ».
On n’aime pas
Ce que génèrent les grands groupes auprès d’une partie de l’opinion publique française. Comme si la réussite devait absolument être détestée. On peut bien sûr débattre : bilan carbone, optimisations fiscales, répartition des richesses entre actionnaires et salariés etc. Mais de là à prévoir des actions hostiles contre ces grands groupes, comme ce fut projeté par certains, la semaine dernière à l’Université de Montpellier, à l’occasion d’une signature de convention (formation des jeunes aux métiers de l’énergie) avec un grand énergéticien français, montre l’étendue du malaise. Et dire qu’on a encore 10 mois à tirer avant le premier tour de l’élection présidentielle…
Décodage
On perce le coffre-fort
Service Express Régional Métropolitain de l’aire de Montpellier : le dossier de candidature remis à l’État le 22 juin, 1,2 Md€ de travaux prévus

Le 12 juin, le comité de pilotage du projet de Service Express Régional Métropolitain (SERM) de Montpellier Méditerranée Métropole (3M) valide le dossier de candidature qui sera remis à l’Etat le 22 juin, indique Olivier Merliaud, DG délégué à l’aménagement et au développement du territoire de 3M.
« Pour obtenir officiellement le statut de SERM. deux ans de travail partenarial entre l’État local, la Région, le Département, 8 EPCI de l’aire d’attraction montpelliéraine et Hérault Transport ont permis d’aboutir au premier schéma de mobilité jamais pensé jusque-là à cette échelle : un million d’habitants, de Sète à Nîmes et de Lodève à La Grande-Motte, seront desservis à l’horizon 2034 par une étoile multimodale composée de deux branches ferroviaires à l’offre cadencée au 1/4h en heure de pointe, sept branches routières bénéficiant d’aménagements de voirie permettant des temps de trajet garantis, et 430 km de pistes cyclables sécurisées et connectées, le tout interconnecté via 44 pôles d’échanges multimodaux », décrit-il sur Linkedin (lire ici). 1,2 Md€ devront être mobilisés pour tenir cette promesse. « C’est l’enjeu des mois à venir », lance-t-il.
Sur le même sujet : « Mobilités : l’heure de l’action », événement ‘Loupehv’ d’Agencehv, le 6 novembre 2025, à lire ici ; « Pour être sélectionné, le projet de Serm de Montpellier atteint une taille critique », Les Indiscrétions du 27 mai 2024, ça croustille ici
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Cet outil « est tout d’abord un outil de justice sociale et d’égalité d’accès aux ressources urbaines, à travers des liens nouveaux pour reconnecter les quartiers prioritaires comme les villages ruraux aux pôles d’emplois et aux grands équipements. Mais c’est aussi un formidable levier pour la transition écologique en offrant des solutions de déplacement décarbonées qui sont bonnes pour la qualité de l’air et pour le climat, mais qui sont bonnes aussi pour le pouvoir d’achat des ménages. Enfin, c’est le gage d’une cohérence et d’une cohésion territoriales élargies au service de la dynamique économique de nos entreprises et de la qualité de vie de nos concitoyens ».
Lutte contre le blanchiment de l’argent du narcotrafic : les agents immobiliers mis à contribution par l’État
Les millions d’euros générés par le narcotrafic ne sont pas blanchis que dans les commerces ‘de façade’. Un autre phénomène monte en puissance : les acquisitions immobilières, parfois d’immeubles de prestige dans les centres-villes. Pour identifier les transactions suspectes, les Directions générales de la concurrence, de la consommation et de la Répression des fraudes viennent d’adresser un courrier aux agences immobilières, qualifiés comme étant « assujettis aux obligations en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », indique le courrier que Les Indiscrétions se sont procuré.
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Dans ce cadre, les professionnels de l’immobilier doivent effectuer un certain nombre de démarches : « Vérifier les informations relatives aux clients (noms, prénom, date et lieu de naissance etc.), en prenant copie des documents attestant de la véracité de celles-ci ; Prendre la copie de documents probants attestant la véracité de ces informations, selon le niveau de risque applicable à la transaction. » Des mesures de vigilance renforcées peuvent être demandées « lorsque le risque de blanchiment de capitaux présenté par une relation d’affaires, un produit ou une opération paraît élevé ; En présence d’opérations particulièrement complexe ou d’un montant inhabituellement élevé ou ne paraissant pas avoir de justification économique ou d’objet licite. Les mesures de vigilance renforcées consistent notamment à se renseigner sur l’origine et la destination des sommes engagées dans l’opération ».
Dans ce cas, l’agent immobilier doit conserver les documents recueillis pendant 5 ans, et établir une déclaration de soupçon à Tracfin. « Le soupçon doit être établi après un travail de recherche et d’analyse », complète le courrier. Enfin, « les assujettis se doivent de suivre une formation » dans le domaine, tout en assurant une information de leurs collaborateurs. Commentaire laconique d’un agent immobilier : « J’ai l’impression de faire le travail des policiers. »
Sur le même sujet : « Le bâtiment, nouvelle plateforme de recyclage de l’argent du narcotrafic ? », Les Indiscrétions du 20 avril, ça croustille ici ; « Le blanchiment d’argent via les commerces de façade s’intensifie », Les Indiscrétions du 25 août 2025, en cliquant ici
Marketplaces/ecommerce : avant Vivatech, une étude décrypte les recettes du succès (Iziflux/SellerBase)
La mutation s’accélère sur le marché des marketplaces. C’est ce que révèle une étude Iziflux / SellerBase, dévoilée ce 15 juin, à deux jours de l’ouverture du salon Vivatech à Paris. « Le marché opère un tri net entre marketplaces gagnantes et celles en recul, relève Guilhem Gleizes, dirigeant d’Iziflux (CibleWeb, 20 salariés, Béziers – 34), solution d’export et de diffusion des catalogues produits sur les places de marché. Ainsi, entre janvier 2024 et mars 2026, ManoMano.fr passe de 2.384 à 3.848 marchands actifs (+ 61 %), Fnac.fr de 356 à 736 (+ 107 %), Darty.fr de 232 à 603 (+ 160 %). A contrario, une chute est observée sur les marketplaces des Galeries Lafayette (de 230 à 44 marchands actifs, – 81 %), ou de BackMarket (de 978 à 493, – 40 %). Des baisses qui révèlent aussi « des critères plus stricts », sur la qualité des produits, les garanties logistiques et de service après-vente…
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Les marketplaces et ecommerçants français tendent aussi à s’exporter en Europe, face à l’atonie du marché domestique français.
D’après cette étude, un vendeur français sur trois possède son propre site e-commerce. Le trio WooCommerce, PrestaShop et Shopify domine le paysage e-commerce français. La majorité des vendeurs propose de petits catalogues. 25 % des vendeurs ont ainsi moins de 1 1 produits. Une minorité d’acteurs dominants possède des catalogues très étendus (plus de 1.000 produits).
Satys Aerospace (31) : 81 M€ de financement et 500 recrutements prévus
Le spécialiste de la peinture et de l’étanchéité aéronautique Satys Aerospace (Blagnac, 31) annonce le 10 juin signer un financement de 81 M€. L’opération a été conclue avec sept partenaires bancaires existants de Satys Aerospace (CIC, CA31, BPI, Société Générale, BNPP, Banque Populaire Occitane, Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées) auxquels s’est ajouté LCL. L’objectif : réduire le coût de certaines dettes existantes et enclencher les étapes à venir de sa croissance. « Nous avons des ambitions de développement notamment en Amérique du Nord, en Asie et au Maroc », glisse Christophe Cador, président de Satys Aerospace, qui emploie 2.300 salariés à travers 12 pays. L’entreprise projette de réaliser 224 M€ de CA en 2026, 250 M€ en 2027 et de dépasser les 300 M€ en 2030. « 10 nouveaux hangars de peinture dans le monde devraient être érigés d’ici 2032 et un plan d’embauche de 500 personnes a été défini », déclare l’entreprise.
Sur le même sujet : « Inspection aéronautique : le toulousain Donecle lève 10 M€ », Les Indiscrétions du 20 avril, à lire ici.
La startup spatiale OSMOS X s’implante à Toulouse
La startup OSMOS X (Rennes ; dirigeant : Arnaud Masson), qui développe des véhicules de transfert orbital multi-missions destinés à répondre aux nouveaux besoins de l’économie spatiale, choisit de s’implanter à Toulouse pour développer son vaisseau orbital à propulsion plasma, apprennent Les Indiscrétions le 11 juin. « Cette décision s’accompagne d’une récente levée de fonds de 5 M€ et de la création d’une dizaine d’emplois qualifiés d’ici fin 2026 dans les domaines de l’ingénierie systèmes, de la propulsion et des opérations orbitales », précise Ad’Occ, qui a accompagné l’entreprise dans son processus d’implantation aux côtés de Toulouse Team.
Acceptation des solutions de paiement chez les commerçants : le fonds Five Arrows (Rothschild&Co) entre au capital de la fintech Nepting

Nepting, fintech héraultaise spécialisée dans les solutions d’acceptation de paiement chez les professionnels, annonce le 11 juin l’entrée minoritaire à son capital de Five Arrows, branche de Rothschild&Co dédiée aux actifs alternatifs. Objectif de l’investissement de Five Arrows, réalisée aux côtés d’IRDI Capital Investissement, déjà au capital, et des quatre cofondateurs : « Devenir le leader européen de l’acceptation des paiements omnicanaux d’ici à 2030 », indique Jean-Paul Dalmas, directeur général. Le chiffre d’affaires, de 23 M€ en 2025, devrait tripler à l’horizon 2030, par un renforcement des positions en France, un développement en Europe et au Maroc et l’optimisation des solutions existantes.
Implantée à Saint-Aunès, à côté de Montpellier, Nepting, créée en 2012, emploie 60 salariés. Une quarantaine de recrutements sont prévus, autour de la tech, de la cybersécurité, du digital et de la relations clients.
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Cette accélération passe aussi par des développements de la plateforme logicielle permettant l’acceptation des paiements par les commerçants et traitant les flux vers les acquéreurs, alors que les moyens de paiement se diversifient. Exemple d’évolution en cours : les commerçants utilisent de plus en plus leur smartphone comme terminal de paiement. « Au début, en 2014, les petits commerçants utilisaient cette solution. Elle se généralise à présent dans des magasins plus traditionnels », observe le dirigeant.
Concrètement, la plateforme de Nepting « lit les informations de la carte bancaire du client, vérifie que les conformités de sécurité sont respectées et gère la remise de la transaction à la banque du commerçant, décrit Jean-Paul Dalmas. L’environnement informatique est très sécurisé. » La solution est aussi un outil de pilotage pour le commerçant, qui a accès à l’évolution de ses ventes via un tableau de bord.
Nepting équipe plus de 350.000 établissements en France et en Europe.
Gouvernance d’EnSanté ! : rififi entre la CPME et le Medef
La tension entre CPME et Medef, déjà palpable ces derniers mois, monte d’un cran. Cette fois, à propos de la gouvernance du service de prévention et santé au travail EnSanté !*, présidé par Éric Brunel (CPME). Le Medef (Hérault Montpellier, Aveyron, Gard, Lozère, Occitanie), l’U2P Hérault, et trois syndicats de salariés (CFDT, CGT, FO) condamnent un « coup de force » dans la gouvernance d’EnSanté !. Une action en justice commune aux 5 organisations syndicales va être engagée. La CPME estimé avoir gagné dans les règles et donne sa version des faits.
Les deux versions en cliquant ici
Medef : « Le président sortant agit seul et sans concertation »
« Depuis le 31 mars, le président sortant d’EnSanté ! agit seul et sans aucune concertation avec la majorité des partenaires sociaux qui, au terme de la loi, siègent au conseil d’administration de la structure. Éric Brunel a décidé de passer outre les décisions actées par son conseil d’administration de décembre 2025 en s’arrangeant avec le processus de désignation des nouveaux membres, jusqu’à aller à une élection le 4 juin dernier en AG sur convocation du président sortant. Dans le cadre de cette manœuvre, un biais dans la représentation territoriale ne peut qu’interpeller. 14 des 15 représentants d’employeurs siégeant au CA d’EnSanté ! sont issus de l’Hérault. Une telle concentration d’administrateurs provenant d’un seul département contredit frontalement la vocation territoriale de ce service de santé au travail, qui est implanté sur trois autres territoires : l’Aveyron, le Gard et la Lozère. Cette manœuvre s’est faite au mépris de la représentativité des organisations syndicales patronales, établie par les membres du Haut conseil du dialogue social (HCDS). Ces agissements constituent une atteinte aux fondements mêmes du dialogue social, l’équilibre de gouvernance paritaire et géographique de la structure n’ayant pas été respecté. »
Grégory Blanvillain, CPME 34 : « Les 13 candidats de la CPME ont obtenu entre 75 et 85 % des suffrages. »
« Je préfèrerais largement que les organisations patronales mettent toute leur énergie à sauver et défendre les entreprises et les emplois dans ce contexte très compliqué et instable. Mais je ne peux pas laisser dire des fausses informations, sous prétexte que le Medef a perdu des élections. Comme il y avait plus de candidats que de postes, un CA exceptionnel a été convoqué pour prendre la décision ou non de convoquer une assemblée générale afin de faire voter les adhérents de cette association en s’appuyant sur les statuts en cas de non accord.
Suite au refus du Medef Occitanie d’assister au CA pour ne pas avoir le quorum, préférant être observateur depuis le parking d’EnSanté !, EnSanté ! a fait un référé pour prolonger le mandat le temps d’organiser une assemblée générale. Cette décision a été attaquée par le Medef et ses alliés salariés. Ils ont été déboutés deux fois et condamné à payer.
L’AG s’est tenue le 4 juin avec près de 700 votants, ce qui montre une grosse mobilisation, car normalement très peu de monde vote lors de ce type d’assemblée. Les 13 candidats de la CPME ont obtenu entre 75 et 85 % des suffrages.
Il devient pénible et peu démocratique de crier au scandale à la non-représentativité quand le résultat des urnes est défavorable. Force est de constater que les postes accordés par la représentativité nationale dans les divers mandats ne reflètent pas la situation sur les territoires.
Il me semble plus important de travailler au service des entreprises et des territoires pour fédérer par adhésion plutôt que par la force. »
GA Smart Building lance la construction des futurs bureaux de Sopra Steria à Toulouse
Le chantier du prochain campus de 24.000 m2 de Sopra Steria (acteur majeur de la tech en Europe, spécialisé dans le conseil numérique et l’édition de logiciels) est lancé, apprennent Les Indiscrétions. Ce 8 juin, l’entreprise dévoile son campus nommé « Horizon », en plein cœur du pôle aéronautique et spatial toulousain. Imaginé par SUD architectes, ce lieu accueillera plus de 2.000 collaborateurs du géant du numérique. Fruit de la transformation des deux bâtiments de l’ancien site Centreda, ce campus possèdera un jardin suspendu de 4.000 m2, des terrasses végétalisées, à proximité de la ligne T1 de tramway et de la future ligne C de métro. Réalisé par les constructeurs Icade et GA Smart Building, la livraison du campus est prévue à l’automne 2027. Sopra Steria réalise 5,6 Md€ de chiffre d’affaires et emploie plus de 51.000 collaborateurs dans 30 pays.
« Méditerranez-vous » : la nouvelle marque de destination qui veut dynamiser le Cap-d’Agde

« Méditerranez-vous » : la nouvelle marque de destination du Cap d’Agde (34), un logo orange frappé d’un cœur en son centre, est présentée le 11 juin au Palais des Congrès du Cap d’Agde. Pour rattraper, en matière de communication, le logo seventies efficace de La Grande-Motte (« LGM », tout simplement). La marque Cap d’Agde pourra se décliner sur des Tshirts, serviettes de plage, casquette… Une campagne de communication se déploie en juin à travers une campagne TV segmentée sur TF1+ et Netflix, suivie, entre mi-juin et début juillet, d’un dispositif social Ads en Europe.
« Un hôtel peut méditerraner son accueil, un restaurant peut méditerraner son expérience, un domaine peut méditerranée sa dégustation… La marque devient un outil de fédération », lance Hugo Alvarez, directeur général de l’Office de tourisme Cap d’Agde Méditerranée. « Cette signature révèle ce qui nous rassemble : un art de vivre authentique, chaleureux et généreux, porté par des valeurs de convivialité, de partage, de liberté, d’esprit de fête et de joie de vivre », lance-t-il.

Tom, le nouveau van de l’Office de Tourisme. Tom, pour « Tourisme Office Mobile ». Ce van stylisé orange, frappé du nouveau logo de la destination, est le nouvel ambassadeur itinérant de la destination. Ce véhicule neuf électrique ira à la rencontre des visiteurs et des habitants lors des grands événements et sur les lieux de séjour pour promouvoir la destination au plus près du public. L’idée est d’aller au-devant des touristes, « en installant des transats, des parasols, en mettant de la musique, pour en faire un point de rencontre. Avec TOM, la destination va à la rencontre des touristes. Ce ne sont pas à eux, qui ont déjà fait beaucoup de kilomètres pour venir ici, de faire l’effort », confie Hugo Alvarez aux Indiscrétions. Les atouts du territoire y seront exposés : randonnées, œnotourisme, circuits à vélo, excursions…
« La concurrence est partout ». « Pendant trop longtemps nous avons vécu sur nos acquis, persuadés que le volet balnéaire et notre réputation suffiraient. Mais le monde du tourisme a changé, la concurrence est partout », a déclaré Aurélien Lopez Liguori, maire d’Agde et président de l’office de tourisme Cap d’Agde Méditerranée.
Sur le même sujet : « Agencehv rassemble son réseau au Cap d’Agde », juillet 2025, à croquer ici
Mode enfantine : Orchestra retrouve des couleurs
Toujours en quête d’un repreneur, Orchestra (prêt-à-porter pour enfants et articles de puériculture, Saint-Aunès – 34), désormais exploitée sous l’enseigne New Orch, clôt son exercice avec un chiffre d’affaires de 540,1 M€, en progression de +7,4 % par rapport à l’exercice précédent, à surface quasi comparable. L’excédent brut d’exploitation s’élève à 38,1 M€ et le résultat net à 13,4 M€. L’enseigne a été reprise en 2020 par son fondateur, Pierre Mestre, et un groupe d’investisseurs.
Sur le même sujet : « NewOrch recherche toujours un repreneur », Les Indiscrétions du 23 février, à croquer ici
Fitou (11) inaugure son parc éolien ‘augmenté’ ce 25 juin
Solution de développement de la production d’énergies renouvelables à bas prix : le repowering des parcs éoliens. Dans la commune audoise de Fitou, Engie Renouvelables inaugure le 25 juin la nouvelle version de ce parc éolien, dont la production est ainsi multipliée par 2,6. Après plus de 20 ans d’exploitation, les 8 éoliennes du parc ont été démontées, recyclées et remplacées par de nouveaux engins, deux fois plus performantes. Il s’agit du premier parc renouvelé par Engie en Occitanie. Désormais, ce nouveau parc possède une puissance installée de 18,4 MW et produira 59.690 MWh d’électricité chaque année, contre 22.880 MWh auparavant. De quoi assurer l’alimentation en électricité de 26.000 habitants.
24h Saint-Pierre (34) : plus de 800.000 euros collectés pour la santé des enfants

À l’issue de la 9e édition des 24H Saint-Pierre (13-14 juin), événement sportif, festif et caritatif à Palavas-les-Flots (34), la Fondation Saint-Pierre affiche une collecte de 805.936 euros, auprès de 6.000 donateurs. L’événement, qui a réuni 270 équipes et 3.400 participants, « s’installe ainsi comme la plus importante manifestation caritative d’Occitanie », souligne Marie-Anne Sportes, déléguée générale de la Fondation Saint-Pierre. Cet événement est organisé en soutien aux enfants fragilisés par la maladie ou le handicap.
Les dons collectés permettent de soutenir de nombreux projets concrets et essentiels en faveur de l’enfance, au sein de l’Institut Saint-Pierre, afin d’accompagner les soignants, les enfants malades et leurs familles. Ces contributions financent notamment des actions de médiation animale, l’acquisition d’équipements médicaux de pointe, ainsi que des programmes de recherche et d’innovation au service des jeunes patients.
Elles contribuent également au développement du Humanlab Saint-Pierre, un laboratoire d’innovation qui conçoit des solutions sur mesure pour les enfants en situation de handicap et qui a déjà accompagné plus de 400 projets. Les dons soutiennent par ailleurs le programme « Bulles de Répit », destiné aux familles d’enfants présentant des troubles du spectre de l’autisme, en leur offrant des temps de répit et un accompagnement adapté.
Sur le même sujet : « Marie-Anne Sportes, centre français des fonds et fondations Occitanie Est », Les Indiscrétions du 24 mars 2025, à croquer ici ; « Handibloom, 5e Fondation abritée par la Fondation Saint-Pierre », Les Indiscrétions du 10 février 2025, à lire ici
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Royal Canin et le Crédit Agricole du Languedoc, mécènes premium
Partenaire principal de cette 9e édition, Royal Canin décroche une 2e place au Challenge Terre& Mer et une 3e au classement des collectes multi-équipes (25.576 €). Partenaire historique, le Crédit Agricole du Languedoc remporte quant à lui le trophée de la meilleure collecte multi-équipes avec 42.612 €.L’équipe « Réunir pour Réussir » signe une 2e place en collecte multi-équipes (31.441 €), une victoire sur le Relais 24H et une 2e place en collecte individuelle pour son capitaine, Julien Poupelard. Enfin, Alexandre Seltz (Argor) réalise la meilleure performance individuelle avec 15.000 € collectés et le trophée de la meilleure collecte équipe (19.225 €).
L’Université de Montpellier et TotalEnergies poussent le master Mention Énergie
L’Université de Montpellier s’associe à Total Energies dans le cadre d’une convention de partenariat, ce 11 juin, dans les locaux de l’Institut de Botanique de Montpellier, pour son master Mention Énergie. Cette signature a réuni Sylvain Panas, directeur régional TotalEnergies Occitanie, Isabelle Patrier, directrice France de TotalEnergies France, Philippe Combette, vice-président de l’Université de Montpellier et Jean-Michel Marin, doyen de la Faculté des sciences. Cette convention (dont l’annonce a provoqué la grogne du Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (lire ici)) a pour objectif de permettre l’intervention de professionnels de TotalEnergies dans le cadre d’enseignements, à travers le dispositif TotalEnergies Professeurs Associés, la mise en place de visites de sites industriels, l’organisation de conférences et la facilitation de l’accès aux stages, alternances et opportunités. Interrogé sur ce que cette convention change, TotalEnergies indique : « Nous nous engageons à informer régulièrement de nos offres les étudiants de ce master. Si l’un d’eux candidate pour un poste en Occitanie, nous y accorderons une attention particulière. »
Pyrénées-Orientales : Roussillhotel acquiert l’hôtel Les Mouettes
Exploitant de 10 hôtels en Occitanie, Roussillhotel (Saint-Cyprien, 66) rachète l’Hôtel & Spa Les Mouettes à Argelès-sur-Mer (66). Cet établissement 4 étoiles situé sur la corniche entre Argelès-sur-Mer et Collioure complète un portefeuille déjà présent à Saint-Cyprien, Canet-en-Roussillon, Collioure, Argelès-sur-Mer, Montpellier et Sète. Construit en 1974 et labellisé Clef Verte, l’hôtel est ouvert d’avril à novembre. Avec cette acquisition, Roussillhotel porte son parc à 10 hôtels classés de 3 à 5 étoiles principalement en Occitanie, auxquels s’ajoute le Domaine des Remparts à Marrakech.
Pôle Habitat FFB Occitanie : « Pas de développement économique sans logement », martèle Céline Torres

Allier les enjeux du logement et du développement économique, et mettre en place une méthodologie commune de travail : c’était le message de la table ronde organisée par le Pôle Habitat FFB Occitanie, le 11 juin à La Dune (La Grande-Motte) à l’occasion de la réunion d’été du syndicat professionnel, avec les interventions, au côtés de Céline Torres, de Laurent Nison (Ville de Montpellier), André Deljarry (CCI Hérault), Jean-Marc Oluski (Medef Hérault Montpellier) et Frédéric Cabarrou (Banque de France). « Logement et développement économique, dans la métropole de Montpellier, ne sont pas distincts, bien au contraire. A fortiori avec le cap des 30.000 emplois que Michaël Delafosse a annoncé vouloir créer sur le logement », déclare Céline Torres. Il faut agir vite, selon elle : « Les opérateurs immobiliers ont de plus en plus de difficultés à sortir leurs programmes et opérations d’aménagement. L’argument des terres agricoles et de la biodiversité à préserver est systématiquement opposé. La dimension environnementale est bien sûr importante, mais à force, on empêche le pays d’être compétitif. La construction devient de plus en plus complexe et chère. Sans réaction, on va dans le mur. »
« De plus en plus de salariés peinent à se loger. Dans le bâtiment, des ouvriers dorment dans leur voiture. C’est une réalité », souligne André Deljarry. Jean-Marc Oluski a rappelé que le logement des salariés devient une préoccupation des employeurs, en se basant sur le Livre Blanc réalisé par le Medef Hérault Montpellier avant les municipales. « Sur 300 réponses de dirigeants, 63,6 % de dirigeants affirment que leurs collaborateurs ont du mal à se loger. Le logement devient un facteur d’attractivité. Le collaborateur que l’on veut recruter va regarder les conditions de logements, les prix… » Se loger plus loin ? « C’est une solution qui est moins possible aujourd’hui, car le télétravail recule. »
La production de logements est aussi rendue nécessaire par la forte croissance démographique (+ 1,2 % par an, parmi les plus fortes croissances au niveau national, rappelle Laurent Nison) et le nombre de demandeurs de logements sociaux dans la métropole : 35.000 à ce jour.
Concentré sur les « solutions à apporter », André Deljarry insiste sur les outils déjà mis en place et à poursuivre collectivement : ABCD (Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain, présidé par Patrick Ceccotti), foncière Inmédio (Aeko / Altémed), 900 logements étudiants livrés en parallèle de la sortie de terre du campus Anima (MBS / Purple Campus Occitanie), concept Home Sport « pour donner aux sportifs un accès aux logements à tarifs abordables ». Les 900 logements étudiants seront occupés 12 mois / 12, grâce à une convention signée avec l’UMIH (logements saisonniers) », souligne encore André Deljarry.
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Points polémiques abordés : la non-construction à Castelnau proclamée par le nouveau maire Julien Miro (selon André Deljarry, l’élu reviendra sur cette promesse à ses administrés en cours de mandat), et l’augmentation de la taxe foncière dans la métropole de Montpellier, un signal repoussoir pour l’attractivité du territoire, selon Céline Torres. Laurent Nison estime pour sa part que l’effort demandé, de quelques euros par mois, est proportionné.
Frédéric Cabarrou a également rappelé l’annonce, à l’échelle européenne, de l’augmentation de 0,25 % des taux d’intérêt. « Le problème du logement ne concerne pas que la métropole dans l’Hérault. Sur 14.500 permis octroyés en 2017 dans le département, 7.730 l’étaient sur l’agglomération de Montpellier, soit 53 %. Ce pourcentage passe à 39% en 2025. »
L’Occitanie cartographie ses milieux naturels avec CLS
La Région Occitanie lance un programme de cartographie de l’ensemble de ses milieux naturels sur trois ans, apprennent Les Indiscrétions ce 11 juin. Piloté par CLS, spécialiste toulousain de l’observation de la Terre par satellite, le projet combine imagerie satellitaire, données géoréférencées et intelligence artificielle pour suivre l’évolution des espaces naturels à l’échelle régionale. Forêts, prairies, garrigues, zones humides, haies agricoles et lagunes littorales sont concernés. En amont, près de 30 botanistes mèneront une campagne de terrain de six mois représentant 700 journées d’inventaires pour alimenter les modèles d’IA. La cartographie sera réalisée sur deux ans puis actualisée la troisième année. Les données produites doivent notamment servir aux documents de planification territoriale et aux projets d’aménagement.
Sur le même sujet : « IoT satellitaire : CLS acquiert Ground Control », Les Indiscrétions du 13 octobre 2025, à lire ici.
Déménagements : Montpellier dans le Top 5 des villes d’installation (Nextories)
En 2025, l’Hérault représente 2,95 % des emménagements d’après le baromètre 2026 de la plateforme de réservation de déménageurs professionnels Nextories (Paris), apprennent Les Indiscrétions. Montpellier occupe la cinquième place des villes où les Français s’installent, derrière Paris (6,37 %), Marseille (4,47 %), Lyon (3,72 %) et Bordeaux (3,33 %).
À Gignac (34), la Maison du tourisme et des mobilités inaugurée le 11 juin
Réseau liO, autopartage, covoiturage, location de vélos, transport à la demande… L’offre de transport se modernise et se décarbone dans le Cœur d’Hérault. C’est au sein du Pôle d’échanges multimodal de Gignac (34), qu’est inaugurée le 11 juin la Maison du tourisme et des mobilités, en présence de Jean-François Soto, président de la communauté de communes de la Vallée de l’Hérault et maire de Gignac, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, et Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie, Jean-Louis Gély, vice-président du Département de l’Hérault en charge du tourisme et de l’économie, Julie Frêche, vice-présidente à la Métropole de Montpellier déléguée aux mobilités. Cet événement marque une étape clé dans le cadre du Services Express Régionaux Métropolitains (Serm). Morceaux choisis.

D’une surface de 322 m², la Maison du tourisme et des mobilités associe un espace d’accueil de l’Office de tourisme intercommunal Saint-Guilhem-le-Désert Vallée de l’Hérault et un espace dédié aux mobilités. Cet équipement complète le pôle d’échange multimodal (PEM) mis en service en 2024 et s’inscrit dans une stratégie visant à développer les mobilités alternatives à la voiture tout en renforçant l’attractivité touristique du territoire. L’objectif : faire savoir auprès des citoyens les possibilités de déplacement qui s’offrent à eux. « Nous avons investi 3,7 M€ pour le PEM, et cette halle représente 1 M€ », rappelle Jean-François Soto. Avec trois sites classés Grands Sites de France, le Cœur d’Hérault attire de nombreux touristes. « Il faut pouvoir accéder à tous ces sites touristiques. Les déplacements s’adressent aux populations locales, mais il faut aussi drainer les populations extérieures qui viennent contribuer à l’économie du territoire », insiste Jean-Louis Gély.
« Aujourd’hui, 90 % des habitants hors de la métropole de Montpellier sont dépendants de la voiture. Il ne s’agit pas de culpabiliser la population mais de travailler à offrir des alternatives crédibles », explique Julie Frêche, en rappelant que « les transports représentent 61 % des émissions de gaz à effet de serre ». « Nous avons besoin sur ce territoire de décongestionner, d’arrêter des bouchons qui polluent et qui dégradent la qualité de vie », ajoute Carole Delga.
J’en apprends plus ici, notamment sur le Serm de Montpellier
L’inauguration intervient alors que les collectivités travaillent au déploiement du Serm, projet réunissant 8 intercommunalités autour de Montpellier afin d’améliorer les déplacements à l’échelle d’un bassin de vie de près de 900.000 habitants. « Notre objectif à terme, dans le cadre du Serm, c’est que nos habitants qui travaillent dans la Métropole de Montpellier (soit plus de 40 % des actifs) puissent prendre le car à haut niveau de service au PEM sans être bloqués à l’entrée de Juvignac par les 53 000 véhicules qui chaque jour arrivent par l’A750 », déclare Jean-François Soto.
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Souverainetés, géopolitique, sport : 300 décideurs réunis ce 10 juin au FDI Stadium (Montpellier)
300 décideurs ont répondu présents lors de la 5e soirée réseau Agencehv (5 salariés, Montpellier), organisée ce 10 juin, au FDI Stadium (Montpellier), en partenariat avec TotalEnergies, Allianz Le Grau-du-Roi, Septeo et la Région Occitanie. Les Indiscrétions reviennent sur les temps forts de la soirée.

« Souverainetés, géopolitique, leur regard sur l’Occitanie »
Ce sont deux grands patrons, tous deux originaires d’Occitanie, qui ont ouvert les échanges sur le thème « Souverainetés, géopolitique, leur regard sur l’Occitanie » : Isabelle Patrier, originaire de Banyuls-sur-Mer (66) et directrice de TotalEnergies France, et Xavier Unkovic, originaire de Pignan (34) et directeur général de Bonduelle. Autre point commun entre les deux, leur chemin se sont croisés chez Deloitte, cabinet de conseil et d’audit, entre 1990 et 1992.

Un marché pétrolier en zone rouge. Le 21 mai, le directeur de l’AIE, l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, annonçait que « le marché pétrolier pourrait entrer dans une zone rouge avec une pénurie d’offre en juillet ou en août en l’absence d’issue durable au conflit au Moyen-Orient. » En réponse, Isabelle Patrier fait le point sur le niveau réel de la menace en matière de pénurie en France. Et rassure : « L’hiver prochain, nous aurons le gaz qu’il faudra, simplement, nous le paierons nous, Européens, plus chers, et nous, Français, un peu plus cher que les autres ». Présent dans 120 pays, TotalEnergies plafonne en France les prix de l’essence à la pompe à 1,99 €. « C’est conjoncturel, en espérant que ça ne devienne pas structurel, ajoute la directrice. Nous nous rabattons actuellement sur le Nigeria, et nous augmentons les importations depuis les Etats-Unis. ».
Anticiper les crises. « Nous utilisons, comme tous les grands groupes, une carte graphique des risques. Parmi ceux identifiés : les sanctions sur la Chine, la Russie, la fermeture du canal de Suez et bien sûr le détroit d’Ormuz. Nous avions donc envisagé ce dernier cas de figure. Notre objectif est de vendre les cargaisons produites dans les pays dans lesquels nous produisons, en gaz ou en pétrole, et d’acheter les carburants, le brut et le gaz. Ce que nous avons fait dès la minute où il y a eu les frappes sur le détroit », explique Isabelle Patrier.
Ce que les crises révèlent. « À chaque fois que nous traversons une crise, le pays prend des bonnes résolutions pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Et puis quand la crise s’arrête, on continue comme d’habitude. Est-ce que ce choc d’offres va entraîner de véritables changements dans l’approvisionnement, dans la décarbonation, dans la bascule vers l’électricité, vers l’électrification des usages, vers les biocarburants ? Et est-ce que nous allons vraiment faire des filières pour pouvoir basculer ? », questionne la directrice.
Baisse de 10 % du résultat opérationnel courant pour Bonduelle. L’impact du prix de l’énergie sur Bonduelle est « significatif. Nous perdons l’an prochain 10 % de notre résultat opérationnel courant. Il va falloir les retrouver ces 10 % pour au moins être équivalent l’année prochaine. Cela implique d’être performant, agile, mobilise les équipes », lance Xavier Unkovic. Il interpelle également ses partenaires distributeurs, qui, selon lui, captent la majeure partie de la valeur (40% pour la distribution, contre 18% pour l’industriel et 8% pour l’agriculteur, d’après un rapport sénatorial). « C’est dommage, car c’est critique pour la souveraineté agricole française et pour notre capacité à faire vivre nos agriculteurs », rappelle-t-il.
Sur le même sujet : « Xavier Unkovic, Bonduelle / valeur travail », Les Indiscrétions du 17 novembre 2025, à croquer là.

La course au pouvoir d’achat, à quel prix ? « On demande à nos industriels de produire et vendre moins cher, pour le pouvoir d’achat. Les distributeurs français vont alors chercher des produits agricoles en Chine, 45 % moins chers que les coûts de production de nos agriculteurs. Conséquence : nos agriculteurs perdent leur job, nos industriels disparaissent, et derrière, on devient massivement dépendant. Ça vient ensuite directement impacter la santé des consommateurs. Oui, c’est important que les produits deviennent accessibles, mais de faire du prix une obsession versus la valeur, je crois que c’est un très mauvais combat », assène-t-il. Et d’alerter : « Une mauvaise alimentation créée du surpoids, des diabètes, des maladies… ce qui coute une fortune à la sécurité sociale, que l’on va payer en impôts. »
Stratégie internationale pour Bonduelle. « Bonduelle est présent aux États-Unis avec la volonté d’exporter notre savoir-faire agroalimentaire en Amérique du Nord pour donner une accessibilité à des produits qui apporteront une meilleure santé », rappelle Xavier Unkovic, qui ne dépriorise pas l’Europe pour autant. Le groupe Bonduelle est présent dans 110 pays.
« Réussir en France, c’est plus compliqué que réussir ailleurs ». Xavier Unkovic, qui a exercé pendant 23 ans en Amérique du Nord pour le compte de Royal Canin (aliments pour chats et chiens ; Aimargues, 30), revient sur les enseignements qu’il a tiré de son expérience outre-Atlantique : « réussir en France est bien plus compliqué que réussir ailleurs. Les entrepreneurs français sont les meilleurs du monde. Il y a beaucoup de bureaucratie et de complexité. Il faut simplifier les choses. Dans le monde d’aujourd’hui, il faut aller vite et être agile. Et en France, c’est tout sauf simple », lance-t-il, avec les applaudissements de la salle.
Sur le même sujet : « Rémi Rocca, Royal Canin », Les Indiscrétions du 15 juillet 2025, à lire ici.
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Replacer l’entreprise au centre du pays. De retour en France, Xavier Unkovic affirme en souriant qu’il « ne faut pas avoir peur d’aller voir ce qui se fait ailleurs et de prendre l’idée. Aux États-Unis, il y a un maître mot : l’entreprise est au centre de la création de valeur du pays. L’État ne tourne pas autour des gouvernements, il tourne autour de l’entreprise. Parce que quand on crée la valeur, on apporte des emplois, on apporte de la richesse, on apporte des impôts. L’entreprise, c’est le cœur du pays ».
Profiteur de guerre ? Questionnée sur les controverses qui touchent TotalEnergies (en lien avec la hausse de 50 % des profits trimestriels de TotalEnergies, note), Isabelle Patrier réagit : « En 2025, TotalEnergies était l’entreprise française qui a payé le plus d’impôts : 40 % de taux d’imposition, représentant 19 milliards d’euros. La majeure partie est payée dans les pays producteurs de ressources naturelles, qui nous permettent aujourd’hui d’approvisionner sans discontinuer et d’assurer la sécurité énergétique de la France. » Le plafonnement des prix du carburant dans les stations-service en France est financé par les filiales de TotalEnergies à l’étranger (produisant pétrole et gaz), dont les revenus ont augmenté. « Ces filiales sont fortement taxées dans leurs pays respectifs, mais c’est grâce à leurs bénéfices que TotalEnergies en France peut proposer ce plafonnement », explique la directrice.
Un plan d’économie d’énergie de 500 M€. « Nous venons de lancer un plan d’économie d’énergie de 7 milliards et demi, dont 500 millions en France, pour réduire nos coûts, et permettre d’absorber ce que l’on va coûter, c’est-à-dire ce plafond que les autres filiales du groupe nous permettent de financer », répond Isabelle Patrier. « C’est quand même terrible que nous en soyons à défendre les entreprises françaises qui sont là, vis-à-vis de nos propres médias. Je n’ai jamais vécu ça, on est en train de les défendre. On devrait les remercier. L’état d’esprit n’est pas pareil », ajoute Xavier Unkovic.
Nationaliser TotalEnergies, comme le propose LFI ? « Ça coûte à peu près 180 milliards, je ne suis pas certaine que les finances publiques le permettent… », ironise Isabelle Patrier. En réponse à une suggestion de nationaliser les raffineries de TotalEnergies, Isabelle Patrier souligne qu’elles sont déficitaires de 5 milliards, et que l’entreprise les maintient en France pour assurer la continuité de l’activité et de l’approvisionnement. « Nous surtaxer, ça marchera une fois. Et quand on ne sera plus là, on ne sera plus là. Je rappelle que les 5 majors (Exxon, Chevron, Shell, BP et TotalEnergies) représentent 10 % du pétrole et du gaz de la planète et 90% des productions sont faites par des sociétés nationales. La première étant Aramco (Arabie Saoudite). Puis vous avez toutes les sociétés nationales dans le monde. TotalEnergies est un nain : c’est 1,5 % du pétrole et 1,6 % du gaz », conclut-elle.
Défi collectif et politique. Jalil Benabdillah, vice-président de la Région Occitanie délégué à l’économie, l’emploi, l’innovation et la réindustrialisation, président du CNER (la fédération nationale des agences de développement, d’attractivité et d’innovation), a conclu les échanges. Il s’est interrogé sur la manière de réconcilier les citoyens, qui désirent une alimentation de qualité, durable et locale, et une industrie forte, tout en acceptant les coûts et les investissements lourds que cela implique. « On ne peut plus opposer la transition écologique et la compétitivité. La réindustrialisation, est un sujet économique, mais aussi un sujet culturel. J’aimerais qu’on ait de la gratitude, de la reconnaissance pour celles et ceux qui entreprennent, qui créent de la richesse, qui prennent des investissements, qui investissent. »
« Ces sportifs qui font briller l’Occitanie »
Le lien entre le sport et l’entreprise, l’intérêt du mécénat pour les entreprises, la recherche de financements, la gestion du stress et de la performance… Des échanges passionnants avec Charlotte Consorti, recordwoman mondiale de vitesse en kitesurf (93 km/h, Namibie, 2010), Stéphane Lebrun, ex-n°7 français de tennis de table, champion de France en double en 1998 et deux fois champion d’Europe avec le club de Montpellier en 2001 et 2003, manager de l’Alliance Nîmes-Montpellier et père de Félix et Alexis Lebrun, Éric Torremocha, agent général Allianz Le Grau-du-Roi (30), et Jalil Benabdillah (Région Occitanie).

Le sport et l’entreprise, un même cercle vertueux. En réaction à une vidéo diffusée d’Hugues Galambrun, PDG de Septeo (legaltech, Lattes, 34), Éric Torremocha, dirigeant d’Allianz Le Grau-du-Roi (30), insiste sur le rôle sociétal des acteurs économiques dans le financement du sport. « Les dotations des collectivités sont en baisse sur le sport, on le sait très bien. Alors nous, acteurs privés, nous devons jouer ce rôle de courroie de transmission. Réinvestir dans le sport, c’est réinvestir dans l’économie locale, je crois beaucoup à cette notion de cercle vertueux », estime-t-il. Et d’ajouter : « J’aimerais ramener un peu des normes américaines que j’ai pu apercevoir pendant mes études au Canada. Là-bas, quand vous rencontrez un entrepreneur, en 5 minutes, vous avez sa carte de visite, vous savez ce qu’il peut vous apporter et il sait ce que vous pouvez lui apporter ».
Pourquoi investir dans le sport ? Éric Torremocha consacre 5 % de son chiffre d’affaires dans le mécénat sportif et culturel. « J’estime que c’est important, parce que les deux seuls endroits où on peut vivre de telles émotions aujourd’hui, c’est dans une enceinte sportive, et à un concert », explique-t-il. Et de poursuivre : « en tant que chef d’entreprise, le résultat, c’est qu’en faisant du mécénat j’ai multiplié mon chiffre d’affaires par 4 ».
La course aux financements. Aller chercher des financements en tant que sportif, « ça ressemble à de l’entrepreneuriat », confie Charlotte Consorti, qui a quitté son poste d’assistante marketing chez F1 (matériel de kitesurf) pour se consacrer à la recherche de sponsors afin de battre le record du monde de vitesse en kitesurf. « J’ai eu un agent pendant quelques années qui m’a beaucoup aidé. Mais c’est vrai que j’aime bien faire les choses seule, bien que ce soit difficile. On devrait passer tout notre temps à s’entraîner, mais finalement, on passe plus de temps à faire des dossiers. D’autant qu’une fois qu’on a des sponsors, ce n’est pas fini, il y a tout le travail derrière : aller les voir, aller sur des salons, assister à plein d’événements… Tout cela prend énormément de temps, mais ça fait partie du jeu », explique Charlotte Consorti. Sport de glisse notamment connu aux États-Unis, le kitesurf peine à se faire une place sur la scène française. « En France, il y a juste quelques sports qui sont médiatisés et sponsorisés. On s’intéresse très peu à la richesse du sport. Aux États-Unis, ils sont beaucoup plus ouverts à la multitude des sports », observe Charlotte Consorti. Du côté Lebrun, le père d’Alexis et Félix, constate que « pour passer du haut niveau à des champions, il faut se professionnaliser, et là, on a besoin de soutien ». Pour atteindre le Top 10 du monde, ils ont créé la Team Lebrun autour des enfants. « Au début, c’était sans moyens, mais petit à petit, nous avons développé notre PME qui a aujourd’hui un budget annuel d’un peu plus d’1 M€ ». Marketing, recherche, administratif, médical… « Il y a 5 personnes au sein de la team, mais derrière, c’est minimum 30 personnes qui gravitent autour d’eux », précise Stéphane Lebrun.

Des valeurs différentes mais complémentaires selon les disciplines. « Le kitesurf, c’est surtout un rapport privilégié à la nature. Nous vivons avec la nature, on se tracte à la force seule du vent, c’est écologique », indique Charlotte Consorti. Elle défend une activité synonyme de liberté tout en regrettant que ces bons côtés ne soient pas suffisamment valorisés auprès des annonceurs et du grand public. Pour le tennis de table – qu’il appelle “ping-pong” volontiers -, Stéphane Lebrun, père des frères Lebrun et manager de la “Team Lebrun”, met en avant l’accessibilité et l’universalité de son sport. « Il y a un partage intergénérationnel rare dans ce sport. Là, nous sommes 300, et nous pourrions jouer à 300 si nous avions assez de tables, sourit-il. C’est aussi un sport de transmission, dans lequel nous avançons en famille ». Il met également en avant la fidélité au territoire de ses fils : tous deux bénévoles au sein de l’Alliance Nîmes-Montpellier, ils vivent grâce à leurs sponsors, et refusent des offres d’autres clubs qui pourraient les rémunérer. « Ils sont très attachés à Montpellier. C’est ici qu’ils ont leur vie, qu’ils ont leurs amis, et ils tiennent vraiment à ça. Ils ont un rang qui leur permet de choisir, et c’est un luxe. Nous, on ne parle jamais de sacrifices, c’est un plaisir ».
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Stress et performance, une exigence quotidienne pour viser le haut du plateau. « Mes photos sur le kite sont réussies, forcément. Il y a le sourire qui va bien. Mais derrière, ce sont beaucoup de blessures, de chutes, et des centaines d’heures d’entraînements », souffle Charlotte Consorti. Sans compter le fait qu’elle est tributaire des éléments : « C’est quelque chose qui est un peu frustrant. Ça arrive que je ne puisse pas aller sur l’eau pendant 2 semaines, mais il faut s’adapter, et on en profite pour aller démarcher des sponsors… », ajoute-t-elle. Stéphane Lebrun, de son côté, raconte comment l’équivalent d’une petite PME s’est organisée autour de chacun de ses fils. « Il y a 250 jours de compétition dans l’année. Pour vous donner une idée, l’année dernière, Félix a passé 30 jours dans un aéroport en 2025, mis bout à bout », souffle-t-il. Et d’ajouter : « Cette équipe autour d’eux, qu’on appelle Team Lebrun, a pour but de leur permettre de ne penser qu’au ping-pong, et de garder 100 % de plaisir. On s’occupe de toutes les sollicitations extérieures, et on en refuse 90 % ». Il raconte notamment avoir refusé une proposition de tournage pour le film “Marty Supreme”, avec Timothée Chalamet. « On a proposé à Félix de jouer dans ce film. On était très heureux qu’un film se fasse sur le ping-pong, mais ça a été plutôt facile à refuser, car c’était en pleine préparation des Jeux Olympiques », souligne-t-il.
Élargir le nombre de d’entreprises mécènes. « Tout le monde a surfé sur la réussite des JO 2024, déclare Jalil Benabdillah. Le sport n’est pas seulement pour le bien-vivre et la santé, c’est également un apaiseur de tension sociale et un moteur d’ascension sociale. » En Occitanie, le sport représente 22.000 emplois directs. « Sur le territoire, nous avions identifiés 900 entreprises qui gagnaient leur vie, et parmi elles, moins de 6 % ont été mécènes dans le sport, la culture, etc. Notre objectif est d’aller chercher ceux qui n’ont pas cette culture, qui n’identifient pas la valeur ajoutée… », appuie Jalil Benabdillah.

300 décideurs. Cette 5e soirée réseau a réuni quelque 300 décideurs. Difficile de citer tout le monde, mais on a vu : Jean-François Rezeau (CCI Occitanie), André Deljarry (CCI Hérault), Jean-Marc Oluski (Medef Hérault Montpellier), Gilbert Comos (FFB 34), Gwenaëlle Guerlavais (maire des Matelles), Martin Venzal (ToulÉco), Bertrand et Matthieu Fassio (Métropolitain), Bertrand Religieux (IRDI Capital Investissement), Yann Fortunato (Racines de France), Marion Redwitz (journaliste animatrice, ex-directrice de la communication de l’Académie de Montpellier), Florian Mantione (Florian Mantione Institut RH), Julie Dubois-Sanchez (Redman), Amandine Raynaud (Clelya), Grégory Calonges (président du Cercle international des jeunes leaders, coordinateur régional MEDEF France), Jean-Michel Setbon (Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon), Jean-Christophe Gay (Human For Impact), William Arditi (Humeos)…
La HV Touch
Conseil RP
Vous avez sûrement des angles de sujets en or, dont les journalistes sont friands. Je m’en rends compte en balayant le contenu de la présente newsletter : les agents immobiliers sommés de contribuer à la lutte contre le narcotrafic (en « Décodage ») ; Les aménageurs privés dont le métier est en cale sèche depuis trois ans (idée d’enquête retenue par Les Echos, cf « Newsroom »). C’est certes notre métier de trouver des sujets, mais n’hésitez pas à nous nourrir. Nous ne savons pas tout, et une chose qui peut vous sembler anodine, peut nous intéresser !
La phrase
« Je n’ai aucune visibilité sur 95 % des recettes qu’on nous affecte. Donc, je refuse de conclure des engagements financiers triennaux. Sauf pour les agriculteurs, à travers le contrat d’agriculture durable (nouveau modèle de production), car l’agriculture a besoin d’un temps long pour amorcer des changements. »
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, le 3 juin
On s’en fout
Comment pourra-t-on faire mieux, après ça ? C’est la question que s’est collectivement posée, et sans concertation, l’équipe d’Agencehv, en clôture de la 5e soirée Agencehv, le 10 juin au FDI Stadium. 300 invités. Des intervenants de très haut niveau, dont deux capitaines d’industrie français de premier plan (Isabelle Patrier de TotalEnergies, Xavier Unkovic de Bonduelle) et d’une actualité brûlante, un équipement réceptif de qualité (FDI Stadium, avec MHB Events en interlocuteur technique), des partenaires engagés et proactifs (TotalEnergies, Septeo, Allianz Le Grau-du-Roi, Région Occitanie), et, pour ne rien gâcher, des micros et une sono qui fonctionnent sans grain de sable. En effet, impossible de faire mieux. Il faudra sûrement faire différemment, avec un ou deux pas de côté. L’été et ses ondulations molles se chargeront de nous dessiner des idées.
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Et puis, il faut savoir s’en foutre parfois, et savourer le chemin parcouru. La vie d’une TPE du secteur média-communication, embarquée dans son flot et flow de projets, laisse trop peu de temps à cette contemplation pourtant nécessaire. Sans aller jusqu’à ce concept de lâcher-prise bêtement répété, on ne peut pas n’être que dans la quête de performance.
Les premières esquisses viennent du réseau lui-même, réuni ce soir-là. « Les idées et les partenaires vous viendront naturellement. Et tout va si vite… Il ne sert à rien de réfléchir trop tôt. Dans un an, des thèmes s’imposeront d’eux-mêmes dans le débat », me glisse-t-on. Pas faux. « Les records sont faits pour être battus », résume, de façon détendue, Charlotte Consorti, détentrice du record du monde féminin de vitesse en kitesurf. Tout est dans la façon de voir les choses.
L’agenda
Vos événements en Occitanie
Mardi 16 juin
Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan : réunion publique de clôture (18h-20h30) au Parc des expos de Narbonne. Plus d'infos ici.
Jeudi 18 juin
Rencontre commerciale organisée par la SEMOP de Port-La Nouvelle à 14h au Casino de Port-La Nouvelle. Inscription ici.
“Bistrot de l’international : Les enjeux des monnaies décryptées”, organisé par la Banque Populaire Occitane, de 18h30 à 20h30, à la Banque Populaire Occitane (Balma). Plus d’informations ici.
Mardi 23 juin
Soirée des partenaires Polytech Montpellier, organisée à partir de 16h30 à la Halle de l'Innovation (Montpellier). Inscription ici.
Lundi 29 juin
Journée informatique quantique, organisée par Ad’Occ, de 9h à 16h, à Toulouse School of Management. Inscriptions ici.
Mercredi 1er juillet
Rencontre des acteurs économiques de La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée avec la présidente Carole Delga à Montpellier (Sud de France Aréna). Plus d'infos et inscription ici.
Afterwork de l’innovation, organisé par l’Université de Montpellier, de 18h à 21h, à l’Orangerie du Jardin des plantes, Montpellier. Inscriptions par ici.
Mercredi 1er et jeudi 2 juillet
SATIS+, rendez-vous professionnel dédié aux acteurs de l'audiovisuel, organisé par Génération Numérique en partenariat avec Montpellier Méditerranée Métropole à la Halle de l'Innovation de Montpellier (expositions) et au campus Ynov Montpellier (conférences). Plus d'infos et inscription ici.
Plus d'événements ici
Jeudi 2 juillet
Summer Party du Comex 40 du Medef Haute-Garonne, à partir de 19h, aux Cales de Radoub (Toulouse). Inscriptions ici.
Forum économique régional du Gard rhodanien LE COLLECTIF 2026, organisé par le Gard Rhodanien, à partir de 19h, à la Salle Polyvalente de la Place du 19 mars 1962 (Codolet). Inscriptions par ici.
Vendredi 3 juillet
Journée Transport & Mobilité, organisée par Ad’Occ, de 8h30 à 14h, à La Cité (Toulouse). Inscriptions ici.
Lundi 6 juillet
Les Rencontres des Energies Renouvelables, organisées par Montpellier Méditerranée Métropole, de 9h à 14h, à la Halle de l’Innovation (Montpellier). Inscriptions par ici.
Jeudi 9 juillet
Rencontre des acteurs économiques de La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée avec la présidente Carole Delga à Toulouse (La Cité). Plus d'infos et inscription ici.
Jeudi 10 septembre
La REF Montpellier, organisée par le MEDEF Hérault Montpellier, de 8h30 à 16h30, au Domaine des Grands Chais (Mauguio). Inscriptions ici.
Mardi 22 septembre
La rentrée des Réseaux 2026, organisée par la CCI Hérault, dès 14h, à l’Hôtel du Département (Montpellier). Plus d’informations ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- Enquête sur la résilience des entreprises du bâtiment, juin
- Enquête sur la lente agonie des aménageurs privés, septembre
- Les ambitions nationales du biterrois Cablotom
- Portrait de Christophe Ruas (Les Canalisateurs)
Deux séries d'été pour Les Échos :
- Fort de Brescou au large d’Agde : un joyau patrimonial à préserver
- Bugarach dans l’Aude : la saga de la fin du monde
Deux sujets politiques pour Les Échos :
- Les premiers pas des maires de Nîmes et Carcassonne
BoisMAG :
- Enquête sur la construction bois, juillet
RÉDACTIONS
Occitanie News (Région Occitanie) : pour juin, portrait d'Olivier Torrès (Amarok) et article sur Unac Défense, constructeur d’engins mobiles dans le domaine ferroviaire, militaire et forestier.La newsletter Occitanie News d'avril est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Magazine l'Occitan : pour juillet, co-rédaction avec Métropolitain et Laurent Blondiau d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région, avec notamment une enquête sur les défis du littoral.
Aéroport Montpellier Méditerranée : rédaction d'articles web.
Convergence Infirmière : contribution à la rédaction du magazine du syndicat professionnel Convergence infirmière : Hausse du prix du carburant et impact sur les infirmiers libéraux ; Formation des cadres ; Réunions locales du syndicat...
ANIMATIONS
15 juin : conseil / cartographie des nouvelles forces politiques en présence en Occitanie, pour un grand compte
29 juin : séminaire des élus de la communauté de communes de la Vallée de l’Hérault, en vue du nouveau projet de territoire qui sera adopté au printemps 2027.
1eret 9 juillet : Conférence économique régionale, Région Occitanie
2 juillet : soirée économique valorisant les atouts du Gard rhodanien, en lien avec l’association Le Collectif, valorisant les compétences et le tissu entrepreneurial, notamment dans le secteur nucléaire, à Bagnols-sur-Cèze (30).
L’ours
Les Indiscrétions sont reconnues service de presse en ligne par le ministère de la Culture depuis le 19 décembre 2025 (n°CPPAP : 1227 X 95526).
Adhérent du Spiil (Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne) depuis mars 2024.



