B2-Region Occitanie-4 mars 2024

Les indiscrétions

L’été létal

Semaine du 1er juillet 2024

sur le gril cette semaine

Le 10 juin, nous titrions « Dissolution sans dix solutions », dans un jeu de mots peut-être efficace, mais résigné, à l’annonce des élections législatives. Au lendemain du premier tour, nous passons, ce 1er juillet, à « L’été létal », sur la même ligne éditoriale. La menace de divisions et de tensions extrêmes monte d’un cran, bien au-delà du seul jeu politico-médiatique. C’est à croquer dans votre « On s’en fout » (HV Touch).

Et encore ?
En « Zoom », un échange revigorant avec la philosophe Gabrielle Halpern et l’élu régional Jalil Benabdillah ; En « À l’affiche », nouveaux présidents au Comité interprofessionnel des vins du Languedoc, à la French Tech Méditerranée, à la Fédération du BTP 31 et à Digital 113… ; En « Ça pousse », retour sur les Labels de l’Immobilier de Midi Libre.  

Et aussi ? En « Décodage », Toulouse et Montpellier labellisées services express régionaux métropolitains, la stratégie innovation et export du biterrois Chavin (vins sans alcool), Sarkozy en gourou de la valeur travail auprès du Cercle Mozart, et plein d’autres palabres urbaines ; En « Trois questions à… », Pierre Carli (Capitole Angels) insiste sur l’importance, souvent négligée, des études de marché pour les start-up. 

Et, utiles et précises, les rubriques « Au marché », « Agenda » et « Newsroom ».

Bonnes lecture et semaine !

Illustration de Hubert Vialatte Les indiscrétions faço les 3 singes

À l’affiche

Parce qu’elles et ils le valent bien

Sébastien Lacaze, French Tech Méditerranée

Sébastien Lacaze, French Tech Méditerranée

Sébastien Lacaze est élu le 25 juin président de la French Tech Méditerranée, réseau d’entrepreneurs solidaires au service des startups du Gard et de l’Hérault, apprend-on dans un communiqué (lire ici). Fondateur de la startup Lookup (conception de solutions logicielles en géoscience), Sébastien Lacaze succède à Nordine El Ouachmi, président de Bureaux & Co (coworking, Flex office et bureaux), qui ne s’est pas représenté. Le post de Nordine El Ouachmi en cliquant ici.

Jean-Luc Moudenc, PLUI-H de Toulouse Métropole

Jean-Luc Moudenc, PLUI-H de Toulouse Métropole

Comment accueillir et loger 90.000 nouveaux habitants en 10 ans ? Pour relever ce défi d’attractivité, avec en prévision la construction de 7.400 logements par an, le conseil métropolitain de Toulouse Métropole, présidé par Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse, adopte, le 20 juin, un nouveau PLUI-H (plan local d’urbanisme et de l’habitat) pour la période 2025-2035, après l’annulation de la précédente mouture par le tribunal administratif, puis par la cour administrative d’appel de Bordeaux (18 février 2022), le jugeant trop consommateur d’espace.
Particularité : 87 % des logements seront construits à proximité des axes de transport en commun, dont 28.000 le long de la future 3e ligne de métro. L’idée étant de densifier les espaces déjà urbanisés. Par ailleurs, au moins 60 % des logements construits seront abordables (25 %) et sociaux (35 %) dans les communes de plus de 3.000 habitants. « Il reste 62 000 logements à spatialiser en cumulant tous les enjeux actuels de l’aménagement dont la préservation du patrimoine ou encore d’îlots de fraîcheur », analyse l’urbaniste Amaury Krid, qui reconnaît « une belle ambition en matière de logements » (son post LinkedIn à lire en cliquant là).
Un nouveau parcours du combattant s’annonce pour le nouveau PLUI-H : sollicitation de l’avis de diverses instances, enquête publique… « Nous avons la volonté de concilier la sobriété foncière et environnementale avec la réponse au besoin en logement très fort des habitants actuels, mais aussi des habitants futurs », indique Karine Traval-Michelet, vice-présidente de Toulouse Métropole, chargée de l’habitat et du logement. Annette Laigneau, « Trois années de travail intense auront été nécessaires. Il était impératif d’aller vite pour avoir un PLUi-H adopté dans le temps du mandat (avant 2026, note). Ce qui a été un défi », rapporte Annette Laigneau, VP chargée de l’urbanisme et des projets urbains.
Côté Montpellier, le PLUI-Climat est attendu également dans le mandat, sans visibilité, à ce jour, de passage en conseil métropolitain.

Thierry Iacazio, Laurent Villaret, FPI Occitanie

Thierry Iacazio, Laurent Villaret, FPI Occitanie

Dans un contexte de crise immobilière inédite, marquée par une double contraction (offre et demande), Thierry Iacazio, directeur territorial de Vinci Immobilier Languedoc (à droite sur la photo), succède à Laurent VILLARET, dirigeant associé de GGL, à la présidence de la FPI Occitanie Méditerranée. Après deux mandats de trois ans, ce dernier ne pouvait pas se représenter. Thierry Iacazio était vice-président depuis 6 ans. L’AG s’est déroulée ce 1er juillet au Domaine de Verchant (Castelnau-le-Lez, 34). Les Indiscrétions avaient sorti l’info en exclusivité le 13 mai (à croquer ici). Les vice-présidents nommés :

  • Foncier-prospective territoire Occitanie Méditerranée- Immobilier d’entreprise : Pierre Raymond, directeur régional Occitanie-Méditerranée de Sogeprom-Pragma ; Antonin Jossinet, directeur d’établissement & associé chez Groupe SPAG.
  • Production, commercialisation, innovation et membres correspondants : Cédric Lebeau, directeur d’agence associé chez Les Villégiales.
  • Communication, événementiel et données marché : Sandrine Peythieu, directrice d’agence Méditerranée chez Urbis Réalisations.
J’en apprends plus ici

« Laurent Villaret a instauré un modèle collaboratif, ouvert. J’ai beaucoup appris de sa créativité, de son ouverture d’esprit et de sa qualité d’écoute, explique Thierry Iacazio. La crise actuelle nous impose de recalibrer nos structures, limiter nos engagements financiers, arbitrer nos stocks et marges, reprendre les études et l’architecture de nos projets, renégocier les prix d’acquisition des terrains, etc. Nous devons être agiles, réactifs, en partage sur les difficultés rencontrées et analyser finement les valeurs commerciales de nos marchés ». Le métier de promoteur immobilier consiste à construire bien sûr des logements, « mais aussi des bureaux, des résidences services, des locaux d’activités… nécessaires au développement économique de notre territoire. Sans emploi, pas de création de richesse et donc pas de capacité d’achat de logements », observe-t-il.

©Fabrice Chort

Françoise Nauton-Inglis, Digital 113

Françoise Nauton-Inglis, Digital 113

Françoise Nauton-Inglis est élue présidente de Digital 113, cluster des entreprises numériques d’Occitanie, apprend-on dans un communiqué de presse du 27 juin (à croquer ici). CEO de Spiriit, plateforme e-commerce et applications métier sur-mesure (Montpellier), elle sera accompagnée de Christophe Saint-Pierre, CEO de MDP Data ProtectionAnne Destouches, responsable développement reconversion chez Vaelia et Gaël Philippe, CEO de Datasulting, en qualité de vice-présidents. 

Antoine Bouvet, Tisséo Collectivités

Antoine Bouvet, Tisséo Collectivités

Il est nommé ce 1er juillet directeur général des services de Tisséo Collectivités, autorité organisatrice des mobilités de l’agglomération toulousaine, lit-on dans un communiqué de presse. Il était directeur général des services de la mairie et de l’agglomération de Saint-Nazaire (44) depuis 2014.

Cyril Meunier, Office de Tourisme de Montpellier Méditerranée Métropole

Cyril Meunier, Office de Tourisme de Montpellier Méditerranée Métropole

1,8 millions de touristes sont déjà venus visiter Montpellier en 2024, marquant une augmentation de 6 % par rapport à la même période en 2023 : Cyril Meunier, président de l’Office de Tourisme de Montpellier Méditerranée Métropole (3M) et maire de Lattes, présente lors d’une conférence de presse le 27 juin les chiffres clés du tourisme métropolitain montpelliérain de janvier à mai. Le nombre de nuitées (4,8 millions) est en augmentation de 5,8 %. Près de 40 % des touristes venant à Montpellier sont étrangers, majoritairement espagnols, britanniques et allemands. 81 % de ces clients étrangers sont européens. En 2023, 1,7 millions de visiteurs ont fréquenté l’aéroport Montpellier Méditerranée, chiffre stable par rapport à 2022. Au total, le tourisme représente 11.909 emplois sur la Métropole, selon les chiffres de l’Insee. Plus à lire dans le dossier de presse juste ici.  

Delphine Petit, Leader Occitanie

Delphine Petit, Leader Occitanie

Delphine Petit est nommée responsable opérationnelle de Leader Occitanie (président : Alexandre Coulet), réseau des entreprises innovantes et en croissance maîtrisée de la région Occitanie, informe-t-elle sur son profil LinkedIn.

Pierre Bories, CIVL

Pierre Bories, CIVL

Pierre Bories est élu le 28 juin à la présidence du conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL), apprend-on dans un communiqué à déguster avec modération ici. Il succède à Christophe Bousquet. Le CIVL fédère les appellations d’origine protégée (AOP) et les indications géographiques protégées (IGP) formant le vignoble des vins du Languedoc, il représente une filière d’environ 2.000 domaines, 150 caves coopératives et 500 maisons de négoce.  

Vincent Quéré, BIO-UV Group

Il est nommé, ce 26 juin, administrateur de BIO-UV Group (Lunel – 34, PDG : Laurent-Emmanuel Migeon), spécialiste des systèmes de traitement et de désinfection de l’eau par rayons UV, ozone, électrolyse de sel et processus d’oxydation avancée. Il succède à Benoît Gillmann, fondateur de l’entreprise en 2000, cotée depuis sur le marché Euronext Growth. Professionnel de la piscine, Vincent Quéré exerce des fonctions de direction depuis plus de 20 ans chez de grands acteurs du marché tels que Léa Composites, Pool Star ou Maytronics. Parmi ses missions : accompagner le développement à l’international de la PME héraultaise.
Le conseil d’administration accueille également Bertrand Folliet en qualité de censeur. Docteur en sciences de gestion de l’université Paris-Dauphine, cet entrepreneur et chercheur est l’un des fondateurs d’Entrepreneur Invest, « doté d’une grande connaissance du monde entrepreneurial en Asie et en Europe », selon BIO-UV Group (communiqué à lire ici).

Colin Lalouette, Appvizer / Softonic

Colin Lalouette, Appvizer / Softonic

Softonic, distributeur de logiciels sécurisés, annonce dans un communiqué de presse ce 25 juin l’acquisition d’Appvizer (Montpellier, CEO : Colin Lalouette), plateforme spécialisée dans les recommandations de software B2B. « Pour Softonic, l’opération complète son activité existante tout en tirant parti du marché croissant des recommandations de logiciels B2B. Pour Appvizer, l’alliance permet d’accéder à l’écosystème de Softonic, avec plus de 100 millions d’utilisateurs uniques », lit-on dans le communiqué.

Mickael Manzoni, trophée national des viandes d’excellence 2024

Mickael Manzoni, trophée national des viandes d’excellence 2024

Chef boucher à la boucherie des éleveurs Aqui’Chò (Auch, Gers), il remporte aux côtés de son fournisseur Auch Élevage le trophée national des viandes d’excellence 2024 dans la catégorie veau avec son veau rosé Label Rouge, lit-on dans un communiqué (à croquer là). « Naissance, élevage, abattage, découpe : tout se passe dans le Gers. Cette viande répond également aux attentes des consommateurs en matière de sélection des meilleures races, de respect du bien-être animal et d’alimentation de qualité », déclare Mickael Manzoni. Au total, 11 professionnels de boucheries artisanales et de grandes et moyennes surfaces ont été récompensés le 27 juin à La Baule (Loire-Atlantique) pour leur engagement dans un démarche de qualité Label Rouge et/ou d’Indication Géographique Protégée. 

Mathieu Roudié, Fédération du BTP de la Haute-Garonne (FBTP31)

Mathieu Roudié, Fédération du BTP de la Haute-Garonne (FBTP31)

Mathieu Roudié est le nouveau président de la Fédération du BTP de la Haute-Garonne (FBTP31) pour un mandat de 3 ans, apprend-on dans un communiqué (lire là). Auparavant président assesseur de la FBTP31 et président du Syndicat Peinture Sols Finition, il succède à Émile Noyer, qui a présidé́ la fédération pendant 6 ans. Âgé de 47 ans, Mathieu Roudié est à la tête du groupe Roudié Miner (Toulouse, 180 collaborateurs, 40 M€ de CA), spécialisé́ dans le second œuvre, l’isolation thermique par l’extérieur et la rénovation globale. En Haute-Garonne, la fédération compte 1.000 entreprises du bâtiment et des travaux publics adhérentes, représentant 18 500 salariés et réalisant 70 % du chiffres d’affaires du secteur sur le territoire. Mathieu Roudié est accompagné́ dans son mandat par Alain Dubois, PDG de Giraud, nouveau président assesseur.  

Jean Paul Alic, Melies Business Angels

Jean Paul Alic, Melies Business Angels

Ce fidèle lecteur des Indiscrétions est réélu à la présidence de Melies Business Angels, à l’occasion de l’assemblée générale à la Halle de l’Innovation du réseau montpelliérain d’investisseurs, lit-on dans un communiqué de presse. Jean-Paul Alic est reconduit pour la quatrième fois pour un mandat d’un an. De son côté, Maurice Tahar intègre le conseil d’administration, alors que Fanny ChesaGeorges Cornuejols et Louis de Paillette intègrent quant à eux le collège des censeurs.  

Plus de À l’affiche

Florian Mantione, Salon des livres d’entreprise

Florian Mantione, Salon des livres d’entreprise

Fondateur de Florian Mantione Institut, réseau de consultants en ressources humaines (Montpellier), il annonce aux Indiscrétions qu’il organise, avec Jean-Luc Cohen-Rimbault, comédien et coach pour les formations professionnelles, le premier salon des livres d’entreprise, le 5 octobre à l’Hôtel Saint-Côme (Montpellier), avec l’appui du Medef Hérault Montpellier, de la CCI 34 et de la CPME 34. « Quand je me rends sur des salons des livres généralistes, je vois peu de livres liés à l’entrepreneuriat. Or, ces livres sont très utiles et diversifiés : gestion, comptabilité, développement personnel, export… », confie ce lettré, lui-même auteur de nombreux ouvrages (Le Management selon Jésus, Le livre noir des CV trompeurs, Le management épiphyte, ou encore, à venir : Le management selon Jaurès, plus à lire en cliquant là). Entre 30 et 50 auteurs sont attendus. Des conférences d’auteurs d’environ 30 mn seront organisées.

Catherine Carot, Etablissement public foncier d’Occitanie

Catherine Carot, Etablissement public foncier d’Occitanie

Elle est nommée par décret du Président de la République représentante de l’État au conseil d’administration de l’Établissement public foncier d’Occitanie au titre de l’urbanisme, en qualité de suppléante. Jusque-là directrice départementale adjointe des territoires de l’Ariège, Catherine Carot succède à Lucie Chadourne-Facon.  

Charlotte Pion et Franck Lubrano, Oxytalis

Charlotte Pion et Franck Lubrano, Oxytalis

Fondateurs d’Oxytalis, école privée de commerce montpelliéraine créée en 2019, ils ouvrent à la rentrée prochaine une filière SHN (Sportif de Haut Niveau) accessible à tous les sportifs et structures sportives, quelle que soit la discipline (volleyball, handball, patinage, hockey…). « Nous étendons le dispositif que nous avons mis en place avec le MHR (rugby) à d’autres disciplines sportives », explique Franck Lubrano aux Indiscrétions. « Notre école de commerce accueille, en plus d’une centaine d’étudiants au profil ‘classique’, une quarantaine de joueurs espoirs et des féminines du MHR dans le cadre de leur double projet sportif et scolaire », poursuit Charlotte Pion, co-fondatrice d’Oxytalis.

J’en apprends plus ici

L’école propose un dispositif de formation en présentiel ou distanciel adapté aux contraintes sportives des étudiants, parmi lesquels notamment Lenni Nouchi, troisième ligne du MHR (qui suit une formation en Bac+3 chargé de développement commercial) « Notre objectif : former des sportifs et leur faire passer des diplômes pour assurer leur ‘après carrière sportive’ », ajoute Franck Lubrano.

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Décodage

On perce le coffre-fort

La valeur travail au cœur de l’intervention de Nicolas Sarkozy (Cercle Mozart)

Valeur travail et critiques réitérées de la décision de Macron de dissoudre l’Assemblée nationale : l’ex-chef de l’État (2007-2012), retiré des affaires, a gardé son sens de la rhétorique. Retour sur les points clés de son intervention, le 25 juin à la Clinique Saint-Jean Sud de France (Cap Santé, Saint-Jean-de-Védas, 34), organisée par le Cercle Mozart (président : Jean-Marc Maillot), devant environ 400 décideurs de l’Hérault.

intervention de Nicolas Sarkozy 25 juin cercle mozart
Intervention de Nicolas Sarkozy, le 25 juin à la clinique Saint-Jean (Saint-Jean-de-Védas, 34) aux côtés de Jean-Marc Maillot à gauche et Lamine Gharbi à droite ©Séverine Mignot

« On ne travaille pas assez ». Interrogé par Lamine Gharbi sur les difficultés rencontrées par la médecine libérale, « qui se cherche », Sarkozy a déclaré : « La santé et ses dysfonctionnements viennent illustrer un problème général français. On n’aime pas le travail, et on ne travaille pas assez. On a déjà eu les 35 heures de Martine Aubry (sur lesquelles Nicolas Sarkozy n’est pas revenu lorsqu’il était au pouvoir, note), aujourd’hui, c’est le télétravail. Ne pas être au bureau, et y être, ne produit pas le même effet pour l’entreprise. Le problème, c’est que l’on n’aime plus son travail, et que le travail n’est pas assez récompensé. Trop de gens pensent que l’on peut réussir sans travailler plus que les autres. Un type, je ne sais plus qui, avait dit : « Travailler plus pour gagner plus » (slogan de sa campagne victorieuse de 2007, note) (…). Tout le monde n’est pas obligé de travailler 18h par jour, mais si on veut, on doit pouvoir le faire, pour atteindre un niveau de vie supérieur à celui de sa famille d’origine. Il est impossible de défendre le modèle d’un salaire moyen, chacun allant à la même vitesse. Une France, qui n’est pas morte, veut pouvoir vivre à la vitesse qu’elle a choisie, et non pas à la vitesse qu’on nous impose. Cette France-là n’en peut plus du cadre, des empêchements, du nivellement, des règlements. » Reprenant Freud : « L’être humain est fait pour deux choses : aimer et travailler. »

« Notre démocratie est devenue un régime d’impuissance. » L’autre problème qui mine le pays, selon l’ancien chef de l’État, est « qu’il n’y a pas d’autorité, ni de taulier. Tout le monde veut décider. On est devenus un pays où tout le monde a le droit d’empêcher, et où personne n’a le droit de faire. L’association défendant les crapauds à dos orange (sic) peut bloquer un équipement dont toute une région a besoin. Notre démocratie est devenue un régime d’impuissance. Par exemple, qui décide dans le secteur de la santé : les syndicats, les chefs de services, le ministre ? La vie est verticale, et non pas horizontale. Il n’existe pas une famille, une association, une entreprise, un pays, qui puisse fonctionner sans un leader. » Pour qu’un leader soit suivi, « il doit dire vrai, avoir du vécu. Ce n’est pas une question d’homme ou femme providentiel(le), c’est une question d’incarnation à un moment donné. »

Une dent contre Hollande. L’ex-patron de l’UMP garde une dent contre le socialiste François Hollande, qui l’a battu à la présidentielle de 2012. « Tout le monde n’a pas la même énergie. Regardez Hollande et moi. »

Cicatrice. « L’idée qu’on se vaut tous, je n’y crois pas. Par exemple, je prends la parole devant vous, ce soir. La parole se mérite. Vous voulez ma place, ici à la tribune ? Cela a un prix. Pas un centimètre de ma peau n’a pas une cicatrice. »

La malédiction du consensus. Réputé comme un dirigeant pressé, Sarkozy rejette l’obsession du consensus. « Aujourd’hui, tout le monde cherche le consensus. Cela donne une petite moyenne médiocre. Si on attend que tout le monde tombe d’accord, on aboutit à la mauvaise décision. Les chefs d’entreprises le savent. Ils prennent souvent des décisions qui ne font pas l’unanimité, mais qui permettent d’aller vite. »

Pour le cumul des mandats. « La suppression du cumul des mandats des élus, c’est une stupidité. Les maires n’ont pas de rendez-vous chez les ministres parce qu’ils ne sont pas députés, et les députés, à l’Assemblée nationale, sont en dépression toute la semaine (sic). Moi, j’ai été un cumulard toute ma vie. »

Erreurs et portes défoncées. « J’ai commis plein d’erreurs, mais à chaque fois, j’étais sincère. Quand j’ai dit ‘Casse-toi pauvre con’ à un opposant, je n’aurais pas dû. Mais j’étais sincère ! » Pas diplômé de l’ENA, mais habité par un rêve d’Élysée depuis son enfance, Sarkozy a admis « avoir continué à chercher à défoncer les portes, même lorsqu’elles étaient déjà ouvertes. C’était par habitude ».

Santé des dirigeants : grand écart entre forme physique et psychologique 

93 % des dirigeants de TPE, PME et ETI en Occitanie se déclarent en bonne santé physique. Mais seulement 75 % indiquent une forme psychologique. Un écart “particulièrement important de 18 points”, révèle dans un communiqué le baromètre de la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur, “Forme et état d’esprit des dirigeants de TPE, PME et ETI”, publié le 26 juin. « Leur équilibre vie pro/vie perso reste un challenge et il reste encore difficile pour nos décideurs d’instaurer un suivi régulier chez leur médecin », indique Sylvie Bonello, déléguée générale de la Fondation. Au quotidien, les dirigeants restent cependant actifs et attentifs à leur hygiène de vie, malgré des indicateurs en-dessous de la moyenne nationale : 81 % ont pris des dispositions pour prévenir l’apparition de maladie grave. « La moitié d’entre eux déclare avoir repris une activité physique (51 %) et 45% ont changé leur alimentation », précise le baromètre. 

Interrogés pour la première fois sur la notion de maladie longue, le baromètre révèle qu’ils sont très peu en Occitanie à anticiper ce cas de figure. Ils sont ainsi 51 % à avoir pris des dispositions de prévoyance pour être couvert et accompagné dans le cas de la survenue d’une maladie grave et invalidante. Et 18 % ont réfléchi à un ‘plan d’action’ (personne de confiance identifiée, réflexion sur l’aménagement de l’organisation). Plus à lire sur ce sujet dans l’étude juste ici

Serm : les candidatures de Toulouse et Montpellier retenues… et maintenant ?

Les métropoles de Toulouse et Montpellier sont labellisées (avec 13 autres métropoles) par le gouvernement dans le cadre du projet Serm (service express régional métropolitain), qui souhaite accélérer le transport multimodal dans les grandes villes. « LGV, RER, métros, tramways, cars express, vélos…Nous proposerons de nouvelles solutions de déplacements décarbonés à nos concitoyens, déclare Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, sur X. Nous rapprocherons la périphérie et la ruralité des centres villes, nous améliorerons la qualité de l’air. Nous faciliterons le voyage et la vie des usagers des transports publics. L’investissement devant nous est colossal. L’État devra être au rendez-vous. C’est un enjeu majeur, pour le climat comme pour la justice sociale et territoriale. » Reste à savoir si le prochain gouvernement fera vivre cette loi, votée fin 2023.
Relire « Le projet de Serm de Montpellier atteint une taille critique », Les Indiscrétions du 27 mai, en cliquant ici.

Vin sans alcool : un nouveau siège biterrois pour servir l’ambition de Chavin

Show-room pour les clients professionnels, zone logistique pour le développement du pôle e-commerce, laboratoire pour structurer la R&D : le nouveau siège social de Chavin (15 salariés) doit permettre d’accompagner la croissance de ce spécialiste des vins sans alcool. La vidéo du discours de la dirigeante, Mathilde Boulachin, en cliquant ici.

Chavin
Robert Ménard, président de Béziers Méditerranée et maire de Béziers, et Mathilde Boulachin, fondatrice et PDG de Chavin. ©H.Vialatte / Les Indiscrétions.

 Près de 1.000 m2. Chavin (négoce et création de vins, pour moitié sans alcool) inaugure le 27 juin ses nouveaux bureaux dans l’hôtel d’entreprises Le Kube, copropriété de sept entreprises à Béziers (34) construite par le Groupe Lacin et commercialisée par Arthur Loyd Occitanie Méditerranée (agence de Béziers). Chavin y a acquis deux lots bruts, dont l’intérieur a été entièrement aménagé, pour s’installer sur près de 1.000 m2. L’investissement total, pour Chavin, se chiffre à plus d’1,5 M€. S’y trouvent concentrés les bureaux, le show-room pour les clients professionnels, un laboratoire, un studio pour les séances photos (bouteilles, mises en scène…, prestation qui était auparavant externalisée) et une zone logistique pour l’activité e-commerce, encore naissante (400 k€ de CA, sur 13,5 M€), mais en croissance (objectif d’1 M€). La grande partie (plus de 90 %) du chiffre d’affaires est réalisée à l’export, notamment auprès d’importateurs et distributeurs. La moitié du CA est réalisé avec les vins sans alcool.

Le show-room permettra de soigner la clientèle internationale. « Quand les clients étrangers viennent nous voir, il faut un lieu réceptif de qualité, souligne Mathilde Boulachin. Le nouveau laboratoire permet de structurer la R&D, en simulant la désalcoolisation des vins, avec l’intégration d’un distillateur (système Rotovape). « On cherche beaucoup. Tous les six mois, on lance un nouveau produit, avec une tendance très forte aux vins premium. Pour nous positionner, Chavin attaque le haut du panier : tables d’étoilés, Grande épicerie à Paris, palaces de la capitale, mixologie au Crillon… Le lieu nous permet de développer des partenariats externes, notamment des universités. Pour se différencier, nous devons innover, aller chercher les produits et les tendances de demain. »

Quelles tendances actuelles ? « Une poussée du sans alcool, partout dans le monde. Nous sommes distribués dans 65 pays, et venons d’entrer au Cambodge. Autre tendance, le low-alcool, à 6,5 degrés. Le sans alcool prend les parts de marché du soft, et non pas celles du vin. Le low alcool permettra de prendre des parts du marché à la bière, car ce sont des degrés alcooliques relativement similaires. »

Gilles Goujon présent. L’une des volontés de Chavin est de développer le marché français, sur lequel il est encore peu présent. Preuve de cette stratégie, la présence du chef étoilé Gilles Goujon (L’Auberge du Vieux Puits dans l’Aude, et, à Béziers, L’Alternative).

Prêt à impact et RSE. Chavin a obtenu un prêt à impact auprès de BNP Paribas. « Le taux est minoré, mais il faut s’inscrire dans une logique RSE probante, monitorée, avec des classements Ecovadis, explique Mathilde Boulachin. Tous les ans, la progression est vérifiée. Tout est passé ‘à la moulinette’. Le marquage EcoVadis est constructif. Il ne mesure pas qu’à un instant T, mais regarde un axe de progression. C’est important de voir sa progression année après année, plutôt que de se fixer un objectif 2030 qui semble aux équipes inatteignable. » Parmi les engagements : achats responsables, diminution de 5 % par an des émissions carbone (bilan carbone avec Bpifrance), en incluant les émissions des tiers (embouteilleur 3S à Villeveyrac), « ce qui passe par la diminution du poids des bouteilles et le développement du fret ferroviaire (Le Boulou / Europe du nord). Chavin travaille beaucoup avec les monopoles d’État scandinaves d’import de vins, qui sont les seuls acheteurs dans ces pays. Leur puissance d’achat est très forte, et ces acteurs influencent l’évolution du marché. Il y aura bientôt des taxes sur les bouteilles dépassant un certain poids ».

Augmentation du capital social. Le capital passe de 5 k€ à 1 M€. « Ça fait plus crédible », sourit la dirigeante.

Agrément ‘à la mode Ménard’. « Il fallait un projet immobilier pour accompagner la croissance, confie aux Indiscrétions Mathilde Boulachin, PDG. Il y a une zone logistique à l’arrière. L’ensemble est adapté pour recevoir des semi-remorques. Trouver du foncier sur Béziers, c’était compliqué. J’ai choisi d’acheter dans un bâtiment déjà livré. Mais je ne suis pas ici pour 10 ans ! »
Auparavant, Chavin était installé sur un site de bureaux à La Devèze, et un site logistique, vieillissant, dans la zone du Capiscol. « L’idée a été de regrouper les deux sites sur un site unique, accessible et doté de parkings », détaille Ziemko Pawlowski (Arthur Loyd Béziers). Pour l’anecdote, l’agrément à Chavin a été délivré « par SMS par Robert Ménard (président de Béziers Méditerranée et maire de Béziers). Il m’a indiqué nous faire confiance. C’est un mode d’agrément inédit, mais ça permet d’aller très vite. C’était d’autant plus important que Chavin cherchait un site depuis deux ans », confie-t-il.

La BEI signe un contrat de 400 M€ pour les transports ferroviaires en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine

Le 25 juin, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) annonce dans un communiqué la signature d’un contrat de 400 M€ avec la SPL SPIIT (Société Publique Interrégionale des Investissements en faveur des Transports), détenue par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Objectif : modernisation du matériel existant et l’acquisition de nouveau matériel roulant. « Ce financement est mis en œuvre par le biais de deux contrats de concession de 42 ans signés entre les deux régions et la SPIIT qu’elles ont conjointement créée en 2023 », précise la BEI. L’acquisition comprend « 39 rames (24 automotrices électriques, 12 automotrices bi-modes diesel/électriques et 3 automotrices bi-modes hydrogène/électriques) ainsi que la révision à mi-vie de 97 automotrices électriques et bi-modes diesel/électriques actuellement utilisées par SNCF Voyageurs dans ces deux régions », indique la BEI. Ce projet soutient la croissance du nombre de voyageurs en Occitanie, en hausse de 30 % entre 2019 et 2022. 

Retour sur l’édition 2024 de POLeN à Mende (48)

30 offreurs de solutions numériques ont présenté une problématique spécifique à leur activité, et la solution digitale déployée. En 3 mn chrono. Plateforme circuits courts et antigaspi pour les producteurs de fruits et légumes ; Visite virtuelle en communication ; Comment dépasser les pensées négatives du RGPD ?… On les découvre en cliquant ici, via le post d’Ad’Occ Territoires & entreprises.

Purple Campus Nîmes-Marguerittes met en relation les candidats à l’alternance et les employeurs le 2 juillet

Apprentissage Purple Campus
©DR

Ce 2 juillet, Purple Campus Nîmes-Marguerittes, acteur de la formation en alternance, organise dans ses locaux un job dating de 16h à 19h afin de « mettre en relation les futurs candidats à l’alternance avec des entreprises locales cherchant à recruter leurs prochains apprentis dans les domaines du commerce et de la gestion », lit-on dans un communiqué. Philippe Marchelek est responsable de Purple Campus Nîmes-Marguerittes. 

Purple Campus Nîmes-Marguerittes (60 salariés) fait partie des 18 établissements de Purple Campus Occitanie (président : André Deljarry). L’établissement propose 32 diplômes ou titres allant du CAP au Bac+3 et 77 formations courtes. 38 salles de formation, 15 ateliers d’application (auto-moto-cycle, restauration, pharmaceutique…) et 8 salles informatiques sont mis à disposition des étudiants sur quelque 8.000 m². Près de 1000 apprentis et 800 stagiaires ont formés en 2022. 

Trois hôteliers occitans assignent en justice Airbnb 

26 hôteliers français, parmi lesquels figurent trois hôteliers occitans, assignent en justice la plateforme américaine Airbnb pour concurrence déloyale. Les hôteliers soutenus par l’Umih reprochent à la plateforme de location d’hébergements de ne pas respecter ses obligations, notamment en termes de collecte de taxes de séjour. « Il y a en France 17.500 hôtels et 652.000 chambres quand Airbnb a 1,5 millions d’hébergements en ligne. Pourtant en 2022, Airbnb a reversé 148 M€ de taxes de séjour à l’État contre 550 M€ pour les hôteliers. On ne demande pas à payer moins mais nous voulons être sur un pied d’égalité car nous ne sommes pas soumis aux mêmes règlementations et normes, explique Brice Sannac, président de l’UMIH 66 aux IndiscrétionsUn hôtelier a entre 5 et 10 % de marge nette avant impôt lorsque qu’un hôte Airbnb est sur une marge de 60 à 70 %. Il n’y a pas de charges fixes et peu d’imposition. Cela entraîne une dérégulation du marché de l’hôtellerie. Nous voulons qu’il y ait des règles et qu’elles soient les mêmes pour tous. Nous avons perdu beaucoup d’hôtels ces dernières années du fait de ce vide juridique et de cette concurrence déloyale. » 

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Aussi, le président de l’UMIH 66 met en avant des problématiques de logement sur son territoire du fait d’un trop grand nombre de logements Airbnb. « À Collioure, et sur la côte Vermeille plus généralement, plus personne n’a les moyens de se loger. Nos collaborateurs saisonniers ne peuvent plus trouver de logement alors qu’ils travaillent sur notre territoire et contribuent à sa richesse ». La prochaine étape se joue le 6 septembre prochain au tribunal de commerce de Lisieux pour une audience publique. En Occitanie, les trois hôteliers sont Brice Sannac, président de l’UMIH 66 et hôtelier à Banyuls-sur-Mer (hôtel Les Elmes) et à Collioure (Maison Nova) ; Florence Bellais, exploitante d’établissement à Saint Cyprien (hôtel Le Belvédère) ; ainsi qu’Éric Bouget, président de l’UMIH 30 et hôtelier à Saint-Laurent d’Aigouze (hôtel Lou Garbin).

La CACG devient Rives & Eaux du Sud-Ouest 

La Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) annonce dans un communiqué changer de nom et devenir « Rives & Eaux du Sud-Ouest » (président : Jean-Louis Cazaubon). Avec ce changement d’identité, l’entreprise, spécialiste de la gestion de l’eau et des ouvrages hydrauliques au service des politiques publiques, marque un changement de cap et une concentration des activités autour de la gestion de l’eau. Moderniser les ouvrages hydrauliques, sécuriser l’accès à l’eau, favoriser les économies d’eau, économiser et produire de l’énergie verte, renforcer ses équipes… l’entreprise pilote d’importants projets d’investissements (9,2 M€ en 2023). Au total, 200 M€ d’investissement sont prévus, à l’horizon 2030.

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Cette évolution s’inscrit sous l’impulsion générée par une recapitalisation de la société d’économie mixte avec une augmentation de capital de 24 M€ en 2023. Rives & Eau du Sud-Ouest gère aussi 80 retenues d’eau dans le cadre de délégations de service public, et veille à l’alimentation en eau de près de 3.500 km de rivières dans le sud-ouest de la France. Doté de 245 collaborateurs, la société réalise 35,1 M€ de CA dont 4,7 M€ à l’international.

L’UPE 30 réunit 500 dirigeants autour de l’intelligence artificielle

David Melenchon et Nicolas Alteirac
De g. à dr. : Nicolas Alteirac et David Melenchon lors de la 9e édition de Place à l’Entreprise ©Amélie Cazalet (Agencehv)

Rendez-vous. L’Union pour les entreprises du Gard (UPE 30 ; 250 adhérents), présidée par David Melenchon, organise le 27 juin au Mas de la Barben, à l’ouest de Nîmes, le 9e édition de Place à l’Entreprise, rendez-vous annuel accueillant 500 chefs d’entreprise. Pour l’édition 2024, deux tables rondes ont été organisées, sur les thématiques de transitions démographique et énergétique, suivies d’une conférence sur l’intelligence artificielle, animée par Romain Créma, conférencier, formateur et spécialiste en IA.

Le virage de l’IA. Alors que la principale crainte des dirigeants est la sécurité, notamment relative aux données, l’UPE 30 assure qu’il « faut prendre le virage de l’IA. Il ne faut pas en avoir peur mais il faut la dompter et l’adapter selon les entreprises ». « La conférence sur l’IA donne aux dirigeants des clés pour utiliser l’IA dans leur quotidien en entreprise, que ce soit sur les ressources humaines, la comptabilité, ou tout autre service », explique David Melenchon. 

Choc générationnel. « Il y a un décalage entre les jeunes et les personnes plus âgées, notamment en termes de vocabulaire, observe David Melenchon. Par exemple, globalement, tout le monde va savoir comment fonctionne ChatGPT, mais les plus jeunes auront le vocabulaire pour dire qu’il faut réaliser un ‘prompt’ (l’ensemble des directives données à l’IA, note) ». 

Former les dirigeants. « Il y a une course effrénée au niveau européen, et même international, pour créer le plus rapidement de l’IA. Plus nous nous l’approprierons, et plus nous aurons la capacité d’optimiser nos entreprises », lance David Melenchon. Pour cela, l’UPE 30 réfléchit à un programme de formation visant à faire monter en compétences les dirigeants d’entreprise. « Pour une formation sur l’IA, cela concerne notamment les TPE, les PME et quelques entreprises intermédiaires, car il faut que le gérant agisse de façon opérationnelle. Si c’est une grande structure, il aura tendance à déléguer aux personnes formées pour ça », précise le président de l’UPE 30. 

Crainte par rapport aux résultats des élections législatives. David Melenchon craint « un gel des investissements et des recrutements pour la fin d’année. De plus, certaines mesures sont inappropriées tel que le blocage des prix pour éviter l’inflation, qui va causer des difficultés aux entreprises qui ne pourront pas répercuter la hausse des prix. » Il poursuit : « il faut se concentrer sur la réindustrialisation, diminuer l’impôt sur la production, créer de l’emploi, aller vers plus de production, aller vers du commerce international… Il faut développer l’économie et avoir une ligne budgétaire très stricte pour éviter les dépenses inutiles. » 

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Le bailleur social Un toit pour tous crée son fonds de dotation  

« Un toit pour tous », acteur privé du logement social dans l’ex-Languedoc-Roussillon, annonce la création de son propre fonds de dotation. Objectifs : « soutenir et financer des projets ayant un impact social et d’intérêt général, avec une priorité donnée aux locataires résidant dans les quartiers prioritaires (QPV) des contrats de ville de Nîmes-Saint Gilles, Alès et Vauvert », lit-on dans un communiqué. « Un toit pour tous », filiale du groupe Habitat en Région (opérateur d’immobilier social des Caisses d’Épargne et du groupe BPCE), gère aujourd’hui plus de 10.000 logements sur 4 départements : le Gard, l’Hérault, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Télécharger un dossier de candidature ici. Les porteurs de projets peuvent soumettre un dossier avant le 31 juillet 2024, par email : fondsdedotation@untoitpourtous.fr.

Le SMEAG anticipe le risque sécheresse sur la Garonne

En partenariat avec l’État, l’agence de l’eau Adour-Garonne et EDF, le syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (SMEAG) se dote de moyens renforcés pour le soutien d’étiage de la Garonne pour faire face au risque de sécheresse. Le SMEAG « s’organise pour pouvoir sécuriser l’eau potable, les besoins agricoles et industriels tout en préservant la biodiversité de la Garonne », lit-on dans un communiqué de presse. Cette année, 75 millions de m3 d’eau (provenant de 15 retenues) sur les 82 millions de m3 d’eau potentiellement mobilisables du 1er juillet au 31 octobre, pourront permettre de soutenir la Garonne en cas de sécheresse. « Pour le soutien d’étiage cette année, outre le financement de nos collectivités membres qui pourra passer de 10 à 12 % si nous sommes amenés à déstocker des volumes d’eau conséquents (au-delà de 53 millions de m3), l’agence de l’eau augmentera son aide en passant de 50 à 60 % si nous sommes amenés à déstocker plus de 35 millions de m3, indique aux Indiscrétions, Franck Solacroup, directeur général des services du SMEAG. Nous avons toujours, pour assurer le financement du dispositif, la redevance payée par les usagers (eau potable, industriel et irrigants), qui apporte environ 1,5 M€ sur les 5 M€ que peut coûter le soutien d’étiage. » Le syndicat, présidé par Jean-Michel Fabre, compte 21 personnes. 

Centrales solaires : Incidences lève 2,5 M€ 

panneaux solaires sur le centre international de tennis au Cap d'Agde
Incidences a installé des panneaux solaires sur le centre international de tennis au Cap d’Agde (34) ©Jérôme Bosc

L’entreprise héraultaise Incidences, spécialisée dans le développement et l’installation de centrales solaires (toitures, ombrières et au sol), le stockage d’énergie et l’éolien, annonce la levée de 2,5 M€ en juin, en financement participatif sur la plateforme Enerfip auprès de 1.684 contributeurs. « L’opération a été souscrite en moins de 10 jours », peut-on lire dans un communiqué. Cette levée de fonds fait suite à une première levée de 1,5 M€ réalisée en mars 2023 auprès de plusieurs financeurs européens du secteur des énergies renouvelables fédérés par l’entrepreneur et investisseur Jean-Marc Armitano. Ces 4 M€ levés au total sont destinés à l’accélération du développement de la société, avec l’objectif d’atteindre 1 GW de projets à l’horizon 2027. Fondée en février 2022 par trois experts de l’éolien et du solaire, David Augeix, Séverine Pasquinet et Julien Garçon, l’entreprise dispose d’un portefeuille de 9 centrales en toitures et ombrières pour 2,9 MW et a engagé 85 MW de projets solaires au sol en instruction. 14 personnes travaillent aux côtés des fondateurs, dont une moitié est basée au siège montpelliérain et l’autre répartie entre Bordeaux, Nancy et Brive. 

BATAM, premier bureau des tournages dans le Gard 

Dédié à la promotion des productions cinématographiques et audiovisuelles en Occitanie, « le BATAM (Bureau des Tournages d’Aigues-Mortes) est un outil qui vise à faciliter la concrétisation de projets liés à l’image (shooting photo, séries, films, documentaires…) », explique Arnaud Fourel, adjoint au maire d’Aigues-Mortes en charge du BATAM. Ce nouveau service permet d’accompagner les réalisateurs et producteurs sur leurs projets de tournage sur le territoire. Shooting pour des chaussures de sport, spots publicitaires pour un assureur, reportages sur le territoire (France 2 et Télématin), films, séries… « les tournages sont très diversifiés », insiste l’adjoint au maire. Parmi les tournages à venir : la deuxième saison de « Panda » de Julien Doré et la saison 2 de la mini-série « Escort Boys ». « Jusqu’à maintenant il n’y avait pas de point d’entrée à Aigues-Mortes. Les productions se rapprochaient des services techniques ou du service culture. Il fallait que nous centralisions les demandes pour faciliter les démarches », poursuit Arnaud Fourel.

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Le BATAM est plus qu’un simple point d’entrée. « Nous avons fait un gros travail d’inventaire pour recenser des lieux et sites d’accueil de tournages, des prestataires sons, images, maquillage, pour la location de voitures anciennes, mais aussi des figurants locaux ». L’accueil des tournages génère des retombées pour les hôteliers et restaurateurs, mais c’est aussi un vecteur de communication et de promotion du territoire. 3 personnes sont employées par le Batam, financé par la commune. 

Numérique : le toulousain Scalian fait l’acquisition de Systèmes & Logiciels Mannarino

L’ESN (entreprise de services du numérique) Scalian, spécialisée dans la transformation des entreprises basée à Toulouse, fait l’acquisition de l’entreprise canadienne Systèmes & Logiciels Mannarino Inc, spécialisée dans l’avionique pour les avions électriques et les drones du secteur aérospatial, lit-on sur le site de Scalian. Créée en 1989, Scalian, compte 5.500 employés répartis dans 11 pays (à travers 3 continents) et réalise un CA 2023 de 550 M€.

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Cette acquisition permet à Scalian d’« offrir à ses clients des solutions en matière d’avionique, étant en mesure de couvrir l’ensemble de l’ingénierie avionique depuis la conception et l’architecture de base jusqu’à la certification et la maintenance, tant en Europe qu’en Amérique du Nord », explique l’entreprise. « Mannario est reconnue pour son savoir-faire dans le domaine emblématique des eVTOLs, avec sa capacité à déployer du code certifiable avec l’accréditation OAC, et disposant d’une solution maison en temps réel et très innovante », se réjouit le directeur général de Scalian, Yvan Chabanne.

Reden déploie deux serres agrivoltaïques en Occitanie

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Développeur de serres agrivoltaïques en France basé à Roquefort (Lot-et-Garonne), avec un portefeuille de plus de 100 réalisations à son actif, Reden annonce deux nouveaux projets d’implantation en Occitanie Ouest : une serre agrivoltaïque pour la SCEA de Benac à Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne), et la pose de la première pierre d’une serre à Castet-Arrouy (Gers).
Déployée sur 4 hectares, la serre de la SCEA est l’une des plus grande d’Occitanie. Dotée d’une puissance installée de 3,9 MWc, elle produit 5.200 MWh par an et permet à l’entreprise de maraîchage de produire un large éventail de légumes biologiques commercialisés directement dans son magasin et auprès de grossistes. « Avec le changement climatique, nous cherchions une solution nous permettant de protéger nos cultures des intempéries, maladies et ravageurs, et d’avoir des rendements optimaux toute l’année en agriculture biologique », explique Anne Monceret, exploitante agricole, gérante de la société. 

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La serre prochainement installée dans le Gers, d’une surface de 3 hectares, abritera une production de kiwis rouges. Il s’agit du premier projet de serre agrivoltaïque du département. La livraison est prévue pour 2025. « Ce fruit nécessite d’être protégé des aléas climatiques et notamment de la bactériose. La serre agrivoltaïque offre ainsi un abri d’excellence qui permet aussi de diminuer l’apport en produits phytosanitaires tout en optimisant le confort d’exploitation », explique l’arboriculteur Jean-Michel Aurières. La serre de Castet-Arrouy aura une capacité installée de 3,4 MWc, pour une production d’électricité annuelle estimée à 4.400 MWh, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 2.100 habitants. 

Centrales au sol, centrales agrivoltaïques pour élevages et grandes cultures, serres agrivoltaïques, ombrières de cultures ou de parking, grandes toitures photovoltaïques et agrivoltaïques, stockage d’électricité… Reden est un producteur indépendant d’énergie et de modules photovoltaïques, qui se concentre sur le développement, la construction et l’exploitation de centrales solaires en France et à l’étranger. Fondé en 2008, le groupe possède aujourd’hui 1 GW de capacité installée sur 800 sites en exploitation et emploie plus de 250 personnes dans neuf pays (France, Espagne, Portugal, Grèce, Italie, Allemagne, Mexique, Porto Rico et Chili). On parle d’agrivoltaïsme dans Les Indiscrétions en cliquant ici ou en cliquant là.

Plus de décodages

Agronomie : les 40 ans du Cirad, devenu référence internationale

Du 25 juin au 25 juillet, le centre de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes (Cirad) organise au Jardin des Plantes à Montpellier une exposition photo sur la thématique « Préserver et nourrir la planète : le vivant grand format » (infos ici). L’occasion de fêter ses 40 ans et de faire découvrir ses « recherches au service de la préservation de la biodiversité, de la santé végétale et animale, d’agricultures et de systèmes alimentaires plus durables et résilients »explique l’organisme public sur son site. Le Cirad regroupe 1.800 salariés et 1.140 scientifiques. 

Nîmes Métropole lance la démarche d’élargissement du périmètre aéroportuaire

À l’occasion du conseil communautaire du 26 juin de Nîmes Métropole, les élus adoptent la demande de lancement de la démarche d’élargissement du périmètre aéroportuaire auprès de la direction générale de l’aviation civile. 20 ha, situés au sud de l’aéroport, sont acquis par la métropole. « Cette démarche se fait en concertation avec Eddy Valadier, maire (LR) de Saint-Gilles », expose Franck Proust, président de la métropole. « L’objectif principal de cette extension administrative est d’adapter l’offre foncière aux besoins croissants des activités aéro-industrielles. La demande interne de foncier aéronautique étant significative et les projets externes se multipliant, il devient crucial de disposer de terrains suffisamment vastes pour accueillir de grands projets structurants », détaille Olivier Fabregoul, vice-président de la métropole et maire (SE) de Caissargues. Plus à lire cette semaine dans Les Echos

Coup d’envoi des Rencontres Européennes de la Participation

La 8e édition des Rencontres Européennes de la Participation est lancée ce 1er juillet à Toulouse, au Centre de Congrès Pierre Baudis. Pendant 3 jours, plus de 50 temps d’échanges, ateliers, débats et retours d’expériences sont organisés par Décider Ensemble, laboratoire d’idées œuvrant à créer et diffuser une culture de la participation et de la décision partagée. Cette édition sera axée autour de la problématique “Comment la participation peut accompagner les transitions de demain ?”. Le programme détaillé est à retrouver juste ici. Pour s’inscrire aux Rencontres numériques (4 et 5 juillet), ça se passe 

Castelnau-le-Lez (34) : enquête publique pour la création d’une réserve foncière à Sablassou 

Montpellier Méditerranée Métropole lance une enquête publique du 11 juillet au 2 août concernant la création d’une réserve foncière sur le secteur de Sablassou à Castelnau-le-Lez (34). Plus d’infos en cliquant ici.

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Une info passée au crible

« On crève du temps court » : Gabrielle Halpern applique l’art de la philosophie sur le terrain

Prendre de la hauteur. Respirer entre les flux d’infos. Se projeter, en connectant le monde réel et le noble art de la philosophie. C’est le moment proposé par la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (CEMD, Région Occitanie / Ad’Occ) à plusieurs journalistes, le 20 juin à Montpellier, à travers un échange libre de plus d’une heure avec Jalil Benabdillah, vice-président de la Région Occitanie délégué à l’économie, l’emploi, l’innovation et la réindustrialisation, et la philosophe Gabrielle Halpern, accueillie en résidence dans l’Hérault pour ses travaux. Et selon qui « on crève du temps court et de l’immédiateté ». Morceaux choisis.

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Jalil Benabdillah, VP de la Région Occitanie délégué à l’économie, l’emploi, l’innovation et la réindustrialisation, aux côtés de la philosophe Gabrielle Halpern. ©Hubert Vialatte

Futur du travail et jeunes agriculteurs. « La CEMD est un espace ouvert aux entreprises, chercheurs, écrivains, philosophes, étudiants…, et se caractérise par ses nombreux travaux, conférences, débats, longues-vues…, rappelle Jalil Benabdillah. Avec des axes concrets, comme l’exploration du futur du travail, la quête de sens… En ce moment, nous accueillons de jeunes agriculteurs, qui s’interrogent sur le futur de leur métier, leurs difficultés en matière de financement, de transmission-reprise, d’exploitation… »

Réel et temps long. « Ce qui m’intéresse, c’est d’avoir les deux pieds dans le réel, pour jouer un rôle dans la cité, dans le cadre d’une philosophie pratique, appliquée. C’est le sens de mon travail. Ma démarche s’inscrit dans le temps long, je prends le temps pour savoir si une pratique fonctionne ou pas. Il faut se réconcilier avec le temps long », insiste Gabrielle Halpern, connue pour ses travaux et ouvrages sur le concept d’hybridation, qui imprègne nos sociétés. Sur son site web, elle affirme qu’« être philosophe, c’est passer autant de temps à lire et à méditer Aristote, Montaigne et Kant, qu’à écouter un agriculteur, un artisan et une aide-soignante ou à visiter et observer une maison de retraite, une ville ou une entreprise » (elle s’est par exemple rendue dans la manufacture des jeans Tuffery, à Florac en Lozère).
Selon elle, cette méthodologie permet de casser « les préjugés entre les mondes, entre chercheurs, entreprises, associations, agriculteurs, start-up… Comment créer des ponts entre ces mondes ? Comment créer des zones de rencontres, réunir les conditions d’une hybridation dans les territoires ? Je suis en résidence ici pendant plusieurs mois, car la CEMD est un lieu qui porte une ambition d’hybridation, avec des rencontres, des événements, des réflexions menées… » Concrètement, la philosophe rencontre des acteurs du territoire (entrepreneurs, salariés, chercheurs…), « recueille leur parole dans des entretiens en face à face, en creusant les questions comme le travail de demain ». Avec le souci de livrer des notes « prospectives, dans un format accessible à tous, gratuites. Je ne vise pas des parutions dans des publications prestigieuses seulement lues par mes pairs ! »

Approche sur mesure. La philosophe prône « une approche sur mesure, par exemple dans le milieu du travail adapté. J’échange avec des travailleurs en situation de handicap et des moniteurs. De manière générale, seule une approche adaptée permettra d’inclure des seniors, des personnes handicapées, ou encore des femmes à des postes à hautes responsabilités. Il faut par exemple prendre en compte le fait que les jeunes veulent pouvoir adapter leur emploi du temps, ou que les seniors sont plus exposés à la fatigabilité. Sinon, nous aurons de plus en plus d’indépendants, quittant un salariat jugé trop corseté ».
« Les entretiens annuels avec les salariés rappellent les chefs d’entreprises à l’ordre, rebondit Jalil Benabdillah. Le salarié vient leur dire qu’ils ont raté des étapes importantes, ou pris des dérives pourtant identifiées au préalable… Il faut développer ce concept d’entreprise libérée. Attention aux règles de qualité, de sécurité, aux normes, qui peuvent enfermer les entreprises. Par exemple, SD Tech est parti deux jours en séminaire, pour que tout le monde se pose des questions fondamentales, comme : Est-on toujours fidèles à nos valeurs ? »

Singularité des territoires. Le rapport d’étonnement de la philosophe sur ce séjour en Occitanie ? « Il faut se réconcilier avec la singularité des territoires, analyse-t-elle. Des choses peuvent fonctionner à tel endroit, et pas ailleurs. Pour s’inscrire dans une idée de proximité, il faut assumer l’idée de singularité. »

Hybride aussi. Jalil Benabdillah rappelle son parcours lui-même hybride. Déjà, et c’est important à rappeler entre les deux tours d’une élection législative explosive, par sa double nationalité franco-marocaine. Ensuite, par la cocréation de son entreprise industrielle, SD Tech, « entre recherche et industrie, dans. un territoire alors sinistré. J’ai aussi présidé différents réseaux tels qu’Erasmus et Leader, avant de me lancer en politique, à l’agglomération d’Alès puis, depuis 2021, aux côtés de Carole Delga à la Région Occitanie. J’aime l’idée que des mondes différents se réunissent pour réfléchir, que l’entreprise puisse agir dans la cité au sens large, dans son environnement, avec ses salariés… » Il évoque, comme pistes concrètes, le troc de compétences entre entreprises, ou les témoignages croisées entre acteurs économiques en matière de transformation de leur modèle, sur des plans environnemental, technologique et numérique (IA et cybersécurité).

Incubateurs inter-entreprises. Autre exemple, l’incubation d’entreprises par d’autres entreprises. « 20 entreprises d’Occitanie vont expérimenter ce concept, en étant accompagnées par la Région Occitanie. L’idée, c’est que des entreprises, déjà établies mettent à disposition de start-up en création des compétences, des outils de production, leur expertise d’un marché. Cela pose des enjeux juridiques et de protection de brevets », détaille Jalil Benabdillah. Contrepartie possible pour l’entreprise hôte, une prise de participation dans la start-up. Cette logique, très innovante, n’est pas celle des grands groupes, « souvent dans une logique d’assimilation des start-up, et non pas de coproduction. La démarche suppose de repenser la relation », éclaire Gabrielle Halpern.

Plus forts ensemble, même entre concurrents. L’hybridation est aussi un combat. « Elle vient gêner les standards et bouscule les cases. L’hybridation est très transgressive, n’est pas une molle synthèse », relève Gabrielle Halpern. Par exemple, des directeurs d’hôtels concurrents parisiens ont mutualisé leurs moyens pour financer ensemble une crèche d’entreprise. « Ils sont en concurrence frontale, mais ont porté ensemble un projet pour résoudre un problème commun, celui du recrutement », détaille-t-elle. « Mais ce principe de coopétition, qui mixe compétition et coopération, est encore peu développée en France, enchaîne Jalil Benabdillah. Les acteurs se regroupent certes en clusters et pôles, mais gardent une position défensive entre eux. Or, l’idée, c’est de grossir ensemble pour être meilleurs que les autres à l’international. Il faut franchir encore ce cap. »

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©Cité de l’économie et des métiers de demain

L’avenir du travail passe aussi par le juridique. « L’innovation n’est pas que numérique, elle est aussi sociale, RH, juridique… Pour relancer les relations partenariales, il faut repenser les contrats », évalue Gabrielle Halpern. Idem pour les fiches de postes. « Un directeur de maison de retraite peinait à recruter une femme de ménage. Recevant une candidate au profil atypique, il a modifié le contrat de travail, pour l’affecter 4 jours par semaine comme femme de ménage, et 1 jour par semaine comme responsable et animatrice d’une chorale au sein de l’Ehpad. Cette fiche de poste hybride a changé la personne. Elle porte un autre regard sur elle-même, peut se projeter, car elle n’est pas que femme de ménage. Le regard des autres change également, que ce soit les salariés, les résidents, les familles de résidents. Voilà un bon exemple d’innovation RH / juridique pour réenchanter le travail. »

Repenser l’emploi des seniors. Elle perçoit la question des seniors comme « un énorme enjeu, alors qu’il y a peu de créativité. Pourtant, beaucoup de choses sont à imaginer. Par exemple, un format avec 80 % de travail et 20 % d’engagement dans des associations locales, ce qui permettrait à l’entreprise de penser son rapport à son environnement ».

« L’IA interroge les contrats de demain ». Selon la philosophe, « des concurrents vont travailler ensemble avec l’IA, par exemple à travers une chaîne de valeur dans la transition écologique. Des contrats singuliers vont devoir être construits, rendant les choses possibles. L’IA va interroger profondément des métiers qui ont perdu du sens. »

Raisons d’espérer. Dans une société de plus en plus fracturée et polarisée, Gabrielle Halpern veut « voir des signaux faibles positifs. Des écoles mènent des partenariats, comme les ingénieurs avec des écoles d’art. Et la CEMD est un ‘joli signal faible’. Il faut travailler à ce que ces signaux faibles se transforment en vraie tendance. Cela impactera la fabrique même des politiques publiques. Un exemple avec des projets de crèches dans les maisons de retraite. En termes d’hybridation intergénérationnelle, c’est une très bonne idée. Mais elle est contrainte par des normes absurdes, qui l’empêchent de voir le jour sur plusieurs projets. Les cases rassurent, mais créent des frontières dénuées de sens. Or, le rôle du politique, pour citer Aristote, c’est de ‘créer de l’amitié entre les membres de la cité’. »
Selon Jalil Benabdillah, « depuis le Covid, les chefs d’entreprises sont plus impliqués qu’avant dans des sujets qui dépassent le cadre de leur filière et de leur propre business model ».

Créer plus de liens entre recherche et entreprises. L’élu régional souhaite « créer davantage de liens entre la recherche scientifique, publique ou privée, qui pèse plus de 3 % dans le PIB régional, et les start-up. Ce haut niveau de recherche ne se traduit pas assez en créations d’entreprises ».

Et puisqu’on est désormais hybrides… Les Indiscrétions citent les confrères présents à ses côtés le 20 juin : La Lettre M (David Danielzik), et La Tribune (Cécile Chaigneau).

3 questions à

Pierre Carli, Capitole Angels

Pierre Carli - Les indiscretions

«  Inciter les start-ups à mener une étude de marché » 

Dans une tribune publiée dans la lettre d’information externe de Capitole Angels, Pierre Carli, président de cette association de business angels d’Occitanie Ouest, décrypte, chiffres à l’appui, un manque de crédibilité des business plans des start-up. On a retravaillé son texte en « Trois questions à », et on est sûrs qu’il ne nous en voudra pas.  

Pierre, quel regard portes-tu sur les business plans ?
Les business plans des start-ups sont, quasi systématiquement, beaucoup trop optimistes, voire complètement utopistes. Dès la première année, le CA réalisé est 4 à 5 fois plus faible que prévu, selon une étude a posteriori réalisée il y a quelques années par Melies, le réseau des Business Angels d’Occitanie Ouest, sur 14 projets, a conclu que, en moyenne. Et, en année N+3, il est 6 fois inférieur au niveau affiché dans le business plan.

Comment expliques-tu ce grand écart ?  
 Une autre analyse menée par Capitole Angels sur les dossiers reçus en 2022 et 2023 montre que, sur 440 projets déposés, un seul (!) a fait l’objet d’une étude de marché réalisée par un cabinet spécialisé. Dans bien des cas, il est évident qu’une étude de marché aurait permis une meilleure prévision du CA et aurait aidé à anticiper les difficultés de commercialisation du produit ou service.

Quel est ton message, à la fois aux start-ups et à l’écosystème ?  
Bien qu’il soit possible de lancer une start-up sans étude préalable, cela comporte des risques. Une compréhension approfondie du marché peut augmenter significativement les chances de succès. Si une étude de marché complète n’est pas réalisable, il est crucial de trouver des alternatives pour obtenir des informations pertinentes et minimiser les risques. Il est donc important de comprendre pourquoi il est essentiel de réaliser une véritable étude de marché et pourquoi si peu de start-ups y ont recours. Je vous renvoie à l’article complet publié par Capitole Angels sur LinkedIn (lire en cliquant là).  
L’ensemble des acteurs de l’écosystème des start-ups (Bpifrance, la Région Occitanie, les FrenchTech, les incubateurs, pépinières, octroyeurs de prêts d’honneur, banquiers…) doit se mobiliser pour inciter les start-ups à mener une étude de marché dès que possible, et en tout cas avant de lancer leur première levée de fonds.  Certes, une étude a un coût, compris entre 10 et 20 K€. Il est peut-être nécessaire de mieux faire connaître la possibilité de solliciter Bpifrance. Le dispositif de Bpifrance, nommé « Diagnostic axes d’innovation », est destiné aux PME ou ETI de moins de 2.000 employés cherchant à innover. Il peut financer une prestation d’étude de marché, couvrant un montant maximum de 16 000 € TTC, avec une prise en charge de 50 % par Bpifrance.   Il serait également judicieux que les organismes qui octroient des prêts d’honneur (Créalia, Réseau Entreprendre, Réseau HGI, etc.) fassent de la réalisation d’une étude de marché une condition suspensive à l’octroi de leur aide. En résumé, dépenser 20.000 € est sûrement moins coûteux pour les fondateurs et leurs partenaires qu’un échec au bout de 12 à 24 mois. Cela donne surtout plus de chances d’évaluer et d’anticiper les difficultés de commercialisation que la quasi-totalité des start-ups rencontre. 

La HV Touch

Conseil RP

Deux angles différents sur l’actualité de la promotion immobilière : un sujet valorisant les innovations de la filière, un autre sur la façon dont les promoteurs traversent la crise. Deux articles parus le même jour, dans deux titres distincts (Midi Libre, à l’échelle régionale ; Les Échos, à l’échelle nationale). L’exemple, datant du 27 juin, illustre la diversité du métier de journaliste. C’est expliqué sur LinkedIn, ici.  

La phrase

« Nous craignons un gel des investissements des entreprises et des recrutements. »

David Melenchon, président de l’UPE 30, lors de Place à l’Entreprise, le 27 juin au Mas de Barben à Nîmes (30), réagissant à la situation politique nationale (lire ci-contre, « On s’en fout »). 

On s’en fout

C’est le bordel. Avec un RN en tête du premier tour des élections législatives, et l’Occitanie n’échappe pas, à quelques exceptions près, à la règle (les résultats près de chez vous en cliquant ici), le paysage politique français se trouve complètement disloqué. « Près de deux Français sur trois ont voté d’autres candidats (que le RN, note) », rappelle Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, qui appelle les électeurs à voter massivement contre le RN, le 7 juillet. Certes. Mais il flotte comme un mauvais parfum, aux effluves de colère sourde, de revanche et de cécité économique. Un climat mortifère pour le pays, ses idéaux, sa République, sa cohésion ou ce qu’il en reste. Dangereux, aussi, pour ses entreprises, qui le motorisent. Le tout, sous l’œil effaré de nos voisins européens. Sans oublier les sanctions qui ne vont pas tarder à pleuvoir de la part des marchés financiers, silencieux et redoutables, et dont nous dépendons.  
Le 10 juin, nous titrions notre newsletter « Dissolution sans dix solutions », dans un jeu de mots peut-être efficace, mais résigné. Nous passons, ce 1er juillet, à « L’été létal », sur la même ligne éditoriale. La menace de divisions et de tensions extrêmes monte d’un cran, bien au-delà du seul jeu politico-médiatique. La confusion règne. Jean-Luc Mélenchon, leader des Insoumis, s’empresse de prendre le micro, dimanche soir, comme pour précipiter le Nouveau front populaire vers la défaite et préparer « sa » présidentielle de 2027.  
Au sein du camp macroniste et de centre-droit, les messages divergent. Une première, d’autant plus surprenante que le RN semble avoir trouvé les portes du pouvoir sous le canapé. Gabriel Attal et Emmanuel Macron restent sur le « Pas une voix pour le RN », avec de vagues réserves sur certains candidats LFI. Pour Édouard Philippe (Horizons), c’est « Pas une voix pour le RN et pour LFI ». Pour Les Républicains, c’est plutôt, dans l’ordre, « Pas une voix pour LFI et le RN ». Avec, même, des prises de position anti-Nouveau Front populaire (et donc, en creux, pro RN), comme celle des Républicains de Haute-Garonne : « Pas une voix ne doit aller au Nouveau Front Populaire lorsque celui-ci sera présent au second tour » (le communiqué à lire en cliquant ici

Oui, vraiment, c’est le bordel. La faute à Macron ? Le raccourci, formulé dans l’émotion, serait un peu simpliste. Il est cependant exact que ce jeune homme pressé aura dynamité la politique hexagonale en moins de dix ans. Inquiet, mon père m’avait dit, en 2016 ou 2017 : « La France va au-devant de graves désordres. Je ne sais pas ce qui va se passer, mais des troubles inédits vont survenir dans le champ public et politique. » Huit ou neuf ans après, nous y sommes. Il faut parfois savoir écouter les messages des anciens. Comme ça, on est un peu moins surpris. C’était l’été létal.  

Ça pousse

Ils et Elles bâtissent nos villes

Les Labels de l’Immobilier fêtent le savoir-faire et l’innovation de l’immobilier régional

Labels de l'immobilier midi libre
4e édition des Labels de l’Immobilier, le 26 juin au Domaine de Verchant (34) ©Midi Libre

Dans la tourmente, les pros de l’immobilier innovent. Et agissent. Hausse des taux d’intérêt et des coûts de construction, empilement des normes, foncier cher, suppression des dispositifs de défiscalisation, réduction du PTZ, gel redouté suite à la dissolution de l’Assemblée nationale et dans l’attente fébrile des résultats des élections législatives… Les temps sont (très) durs pour les promoteurs, architectes, notaires, agences immobilières…, d’Occitanie. De quoi se surpasser. « Ce soir, nous récompensons tous les savoir-faire et l’innovation des acteurs de l’immobilier. L’idée, c’est de mettre en lumière la richesse de cet écosystème, mais aussi dire qu’il y a des choses biens et heureuses qui se passent sur le territoire », déclare Jean-Benoît Baylet, directeur général de Midi Libre (Groupe La Dépêche du Midi), au micro d’Olivier Biscaye, directeur de la rédaction de Midi Libre. L’article en ligne à croquer en cliquant ici.
Devant 150 personnes, dans l’écrin du Domaine de Verchant, les lauréats ont fait montre d’inventivité et d’optimisme, comme en attestent la pléiade de distinctions (lire ci-contre). Avant d’être photographiés avec, comme trophée, leur programme récompensé joliment encadré dans des vraies-fausses ‘Une’ de Midi Libre.

Cambacérès et reconquête urbaine

Le nouveau quartier Cambacérès (gare TGV Sud de France) de Montpellier, bientôt desservi par l’extension de la 1ère ligne de tramway, a été mis à l’honneur, avec les opérations Anima, regroupant le futur campus de MBS et les sièges de Purple Campus et de la CCI, ou encore la Halle Nova, vaisseau de 27.000 m2 mixtes, avec un socle commercial et de services. « C’est dans ce quartier que le Crédit Agricole du Languedoc installera en 2028 ses 700 collaborateurs, dans son futur siège », se félicite Christophe Pouzol, directeur de l’immobilier à la banque coopérative. Parmi les transitions à accélérer, la reconquête urbaine. « La ville de demain sera composée à 80 % de bâtiments existants, projette Élodie Nourrigat, architecte, présidente de l’association Champ Libre, qui organise le Festival des Architectures Vives, et enseignante à l’Ensam. L’enjeu, aujourd’hui, c’est de réinvestir le patrimoine, de voir comment y développer de nouvelles activités, en en changeant la fonction, et en les mettant dans une dimension contemporaine. » Autres tendances fortes, la décarbonation de l’acte de bâtir, illustrée notamment, en Languedoc, par la nouvelle usine Wood Buildings Industry (Vestia Promotion), qui fabrique à Alès des modules à ossature bois. Ou encore, l’hybridation, avec cette prochaine résidence intergénérationnelle (étudiante d’un côté, seniors de l’autre côté, avec des espaces communs) à Béziers, portée par Pitch Immo et Woodeum.

J’en apprends plus ici

Les 8 lauréats des Labels de l’Immobilier 2024

SMART BUILDING : Promeo

Promeo remporte le prix Smart Building pour sa résidence Ora à Sète (architectes : Nicolas Laisné et Rotunno-Justman). Étendue sur une surface de bâti de 7.645 m², la résidence propose 95 logements équipés d’une tablette Ôra. Cette tablette héberge des applications dédiées à l’usage domestique (lumière, stores, consommation énergétique…) et à l’usage des parties communes (contrôle des accès de la copropriété notamment). Également, la réside Ora propose des bornes, vélos et véhicules électrique partagés et un système de co-voiturage. Enfin, via des box connectées, la conciergerie est connectée à des commerces locaux proposant aux résidents une panoplie de services : primeur, traiteur, pressing, libraires… Livraison imminente, ce 31 juillet 2024. Le prix est remis par Laurent Romanelli, président du Groupe M&A.

MOBILITÉS : M&A Promotion

Villa Laurès, portée par M&A Promotion, reçoit le prix Mobilités. Avec une surface de bâti de 5.885 m², l’opération se veut à la fois résidentielle, avec 79 logements, et tertiaire (trois bureaux). L’architecture est assurée par Christophe Millet de l’agence BAMAA. La date de livraison est fixée au 4e trimestre 2026. Située dans le quartier du nouvel Hôtel de Ville à Montpellier, Villa Laurès offre un accès à l’ensemble des modes de transports (tramways, bus, pistes cyclables, gare…) et propose – sur demande – des bornes de recharge pour voitures électriques. Par ailleurs, l’opération est dotée d’un local vélo vitré, accessible depuis la route et équipé de caméras de surveillance et de prises de recharge. Le prix est décerné par Jacques Rossi, président de la FNAIM Hérault. « La place de la voiture est questionnée dans chaque opération d’aménagement », relève ce dernier.

IMPACT RSE : Gesimco Promotion

Le prix Impact RSE est remis à Gesimco Promotion pour son programme Les Hauts de Camplanier (architecte : Thibaut Amat – SOZO), qui s’intègre en harmonie au sein de la végétation originelle du site. Située à Nîmes et composée de 36 logements, Les Hauts de Camplanier prendront place sur 2.560 m² de surface bâtie. La résidence sera équipée de panneaux solaires reliés à des batteries permettant de redistribuer la nuit l’énergie nécessaire à la copropriété. Un forage arrosera les espaces verts afin de réduire les consommations d’eau potable. Des économies d’énergies seront aussi possibles car chaque logement aura accès en direct à sa consommation énergétique. La livraison est prévue pour le 1er trimestre 2025. Le prix est remis par Chantal Clerc, responsable ingénierie professionnelle de l’immobilier à la Banque Populaire du Sud.

MIXITÉ FONCTIONNELLE, GÉNÉRATIONNELLE ET SOCIALE : Woodeum et Pitch Immo

Porté par Pitch Immo à Béziers, le programme Canal du Midi (architecte : Jean-Baptiste Miralles) reçoit le prix Mixité fonctionnelle, générationnelle et sociale. Surface du bâti : 11.500 m². Ce programme d’envergue se décompose en deux résidences : l’une abrite deux écoles et 201 logements étudiants ; et la seconde est dotée d’une résidence seniors de 115 logements et 82 appartements résidentiels. Les accès communs et le patio central facilitent les échanges entre les résidents. Une dimension fortement intergénérationnelle. Particularité du programme : les étudiants présenteront leurs projets de fin d’étude à un jury intégrant des habitants des différentes résidences. La livraison est prévue pour le 4e trimestre 2026. Le prix est remis par Bérengère Dubus, secrétaire générale de l’Union des Intermédiaires de Crédit.

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES : Hibrid, Ametis et Lazard Group

Le prix Activités économiques est décerné au programme tertiaire Halle Nova, portée par Hibrid, Ametis et Lazard Group dans le quartier Cambacérès à Montpellier. Architectes : Pierre Louis Taillandier, Samantha Dugay et GSLN. Le concept : offrir une multitude d’espaces de travail, de co-working, de formation et de convivialité pour s’adapter aux nouveaux modes de vie en entreprise. L’opération s’étalera sur 27.000 m² de surface de bâti, dont 22.000 m² de bureaux et 5.000 m² de socle actif comportant une halle gourmande de 1.300 m², une crèche, des commerces de proximité, un point relais, des espaces de coworking… Ce lieu a vocation à devenir un catalyseur d’innovation et d’entrepreneuriat afin d’attirer des entreprises en Occitanie. Livraison : troisième trimestre 2026. Le prix est remis par Christophe Pouzol, directeur développement immobilier du Crédit Agricole du Languedoc.

RECONQUÊTE URBAINE : ASL Château Bon

ASL Château se voit attribuer le prix Reconquête urbaine pour son projet de réhabilitation de Château Bon, folie montpelliéraine du XVIIe siècle. Architecte : Gaël Lhenry. Bâtiment historique inoccupé en logements, ce programme, qui valorise le patrimoine architectural de Montpellier, accueillera 15 privilégiés, participant directement à la résurrection de ce joyau. D’une surface de bâti de 1.184 m², l’opération sera livrée d’ici le 4e trimestre 2026. Cette rénovation s’inscrit dans une volonté de reconstruire la ville sur la ville, en limitant l’artificialisation et en contribuant à la densification urbaine intelligente. La réutilisation des structures existantes réduit la consommation de matériaux neufs et l’empreinte carbone associée à la construction. Le prix est décerné par Élodie Nourrigat, architecte chez NBJ Architectes.

ESTHÉTIQUE ARCHITECTURALE : Vestia et Bouygues Immobilier

Le programme Opale & Sens, porté par Vestia et Bouygues Immobilier à Montpellier, reçoit le prix Esthétique architecturale. Projet valorisation l’existant, mettant en avant l’identité et l’histoire des lieux, la résidence s’étend sur 2.843 m² de surface de bâti et propose 38 logements. Il s’agit de la première réalisation en France de l’architecte Vincent Callebaut. La livraison est prévue d’ici le 4e trimestre 2025. Le programme se distingue avec des lignes fluides et organiques créant une impression de mouvance. De leur côté, les matériaux innovants jouent avec la lumière naturelle. Le projet prévoit des terrasses végétalisées et des jardins suspendus. Le prix est remis par Laurent Duport, président de l’association Architecture et Maîtres d’Ouvrage Occitanie Méditerranée.

COUP DE CŒUR DU JURY : Eiffage Immobilier

Eiffage Immobilier reçoit le prix Coup de cœur du jury pour son programme Anima (architectes : Tourre-Sanchis et Fontès), dans le quartier Cambacérès à Montpellier. Le projet se caractérise par un langage architectural des villes du Sud, avec une écriture minérale et végétale offrant ombres, épaisseurs et profondeurs. Le programme, destiné à des activités tertiaires et d’enseignement (notamment le futur campus MBS et Purple Campus), s’érigera sur trois bâtiments en R+7. « La maille, semblable à une dentelle minérale, animera les façades avec des jeux d’ombre et de lumière, offrant des fenêtres urbaines et une protection solaire performante, constituant la signature graphique du projet », explique Eiffage Immobilier. Date prévisionnelle de livraison : premier trimestre 2026. Le prix est décerné par Manal Rachdi, architecte-fondateur de OXO Architectes, grand témoin de la soirée.

La Pierre du Midi reconnue “Indication Géographique”

chai du monastère de Solan en pierre de Vers-Pont-du-Gard
L’architecte Gilles Perraudin signe en 2008 le chai du monastère de Solan, de 2 000 m², en pierre de Vers-Pont-du-Gard. ©DR

La Pierre du Midi reçoit officiellement ce 3 juillet son Indication Géographique (IG) de la part de l’INPI (Institut national de la propriété industrielle), homologué depuis le 13 octobre dernier (à croquer dans Les Echos ici), lit-on dans un communiqué de presse. « Notre démarche initiée depuis de nombreuses années illustre notre volonté de protéger l’origine de nos pierres locales, leur histoire et leurs qualités. Nous espérons que l’IG consolidera notre filière et permettra de valoriser nos produits locaux qui ont contribué à l’image de notre territoire », glisse Paul Mariotta, président de l’association Pierre du Midi, qui fédère 15 entreprises entre l’Occitanie et la région Paca. En plus de garantir l’authenticité, l’origine et la qualité des pierres, l’IG va permettre de se prémunir d’une concurrence parfois déloyale, d’éviter les utilisations abusives de l’appellation et de mettre en valeur les savoir-faire détenus par les entreprises locales. Utilisée dans le Gard depuis des siècles, la Pierre du Midi a servi, entre autres, à construire les Arènes de Nîmes ou le Pont du Gard. 

Aveyron : réunion publique sur le projet de réaménagement urbain « Roquefort demain » 

mairie de Roquefort-sur-Soulzon
©DR

La mairie de Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron) organise le 8 juillet à 18h à la salle des fêtes une réunion publique sur le projet de réaménagement urbain « Roquefort demain ». Ce projet comprend la requalification des espaces publics par la réorganisation des flux circulatoires, la création d’une place centrale qui accueillera la Maison du Roquefort (sur 3 niveaux) et l’aménagement d’un parking de 330 places, le tout relié par un ascenseur vitré extérieur. Objectif : renforcer l’attractivité touristique et la revitalisation du village de Roquefort-sur-Soulzon. « Le montant du projet d’aménagement s’élève à 15 M€ », indique l’Arac sur son site web, mandataire du maître d’ouvrage. Les travaux s’achèveront fin 2025. Maîtrise d’œuvre : agence Rayssac, cabinet d’architectes et d’urbanistes installé à Narbonne (11).

J’en apprends plus ici 

« Situé au cœur du Parc naturel régional des Grands Causse, le village de Roquefort-sur-Soulzon fait partie des sites les plus visités en Aveyron. Cependant, la fréquentation du site est en baisse et la destination vieillissante ne répondant plus aux attentes des visiteurs », précise l’Arac. L’objectif à terme : valoriser l’image du produit roquefort et augmenter le nombre de visiteurs annuels dans le village « avec une projection de 120 000 visiteurs/an ».

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Au marché

Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.

APPELS D’OFFRES

BTP 👷‍♀

Occitanie Est 

La Ville de Nîmes lance un avis pour une mission d'ordonnancement, le pilotage et la coordination inter-chantiers (OPC-IC) et travaux (OPC TRAVAUX) dans le cadre du Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine (NPNRU).  

La commune de Villeneuve-les-Béziers (34) lance un avis pour la création d'une SEMOP pour la conception et la réalisation des travaux d'aménagement et la commercialisation de la ZAC Pech Auriol.  

Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales lance un avis pour des missions de maîtrise d'œuvre dans les domaines des infrastructures portuaires, de la voirie, des réseaux divers et de l'hydraulique du Port de Port-Vendres (66).  

Le centre hospitalier Le Mas Careiron (30) lance un avis pour des travaux de désamiantage d'un bâtiment (Projet IACCA) appartenant au Centre Hospitalier Le Mas Careiron situé à Uzès dans le Gard (30) dans le cadre du GHT « Gard Camargue Cévennes ».  

La communauté d'agglomération du Grand Narbonne lance un avis pour la réhabilitation de deux centres techniques à Coursan (11).  

Le centre hospitalier de Béziers lance un avis pour l’aménagement paysager des toits terrasses centraux en R-1/ R0 / R+1 du site Montimaran du centre hospitalier de Béziers.  

CMAR Occitanie lance un avis pour la construction d'ombrières photovoltaïque sur le parking existant de la chambre de métiers et de l'artisanat de l'Aude (11).  

La Ville de Nîmes lance un avis pour la reconstruction du groupe scolaire Léo Rousson

Occitanie Ouest 

Réseau 31 lance un avis pour des travaux relatifs à la construction d'une microcentrale hydroélectrique sur le canal de Saint Martory et plus précisément au site de Jouanès sur la commune du Fousseret (31).  

Toulouse Métropole lance un avis pour des travaux d'aménagement de l'île du Ramier à Toulouse.  

La Ville de Toulouse lance un avis pour des travaux de construction de l'équipement mutualisé Rigal.  

Le service départemental d'incendie et de secours de Haute-Garonne lance un avis pour la construction du nouveau centre d'incendie et de secours de Pibrac (31) sis ZAC du parc de l'Escalette.  

La SPL Arac Occitanie lance un avis d’ordonnancement, pilotage et coordination de chantier pour l'extension du lycée Léon Blum à Villefranche de Lauragais (31).  

Le département de Tarn-et-Garonne lance un avis pour un concours restreint de maîtrise d'œuvre pour l'extension du collège Manuel Azaña de Montauban (82).  

Voies Navigables de France lance un avis pour des travaux d'entretien et de réhabilitation de l'écluse de Négra.  

SPL Arac Occitanie lance un avis pour des travaux d'aménagement de l'Écoquartier pour la Zac Sabla à Plaisance-du-Touch.  

La mairie de Tarbes (65) lance un avis pour des étude de programmation et mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour la réhabilitation des groupes scolaires Henri IV et Debussy-Wallon à Tarbes.  

Mobilités 🚲

ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ

Plus de marchés ici

La mairie de Verdun-Sur-Garonne (82) attribue le marché de la construction d'un centre de santé à Carrere, Pinson Paysage Midi Pyrenees, Pg.Bat, Couffignal-Couvreur, Metal Lift 82, T G M, Enduits Couserans, Entreprise Travaux Platrerie, Coucoureux Batiments, Lacaze Carrelage Et Chape Fluide, Sarl Vedeilhe et Cirkad Energie. Valeur totale du marché : 627 547,72 euros.  

La communauté d'Agglomération Béziers Méditerranée attribue le marché de collecte des conteneurs d'apport volontaire destinés aux Ordures Ménagères Résiduelles et ponctuellement des Emballages Ménagers Recyclables (EMR) en mélange et du verre après une consultation déclarée sans suite à ONYX LANGUEDOC ROUSSILLON. Valeur totale du marché : 4 000 000 euros.  

La Ville de Toulouse attribue le marché de concours pour l'attribution d'un marché négocié de maîtrise d'œuvre pour la construction du multi accueil Mirail université à &ASAKA/SAAARCHITECTES/BETON/CAPTERRE/BATECO/TERREAUCIEL/EMACOUSTIC. Valeur totale du marché : 210 980 euros.  

Toulouse Métropole attribue le marché de travaux d'assainissement et d'eau potable sur la commune de Launaguet (31) à EHTP. Valeur totale du marché : 5 704 294,61 euros.  

Toulouse Tech Transfer attribue le marché de prestation d'accompagnement à la création d'entreprises à HORTUS VIVENCO. Valeur totale du marché : 360 000 euros.  

La Région Occitanie attribue le marché de concession de service public pour le financement et la gestion du matériel roulant ferroviaire à une Société Publique interrégionale des investissements en faveur des transports. Valeur totale du marché : 1 056 891 281 euros.  

La commune du Barcarès (66) attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour la rénovation et la modernisation du parc de Luminaires d'éclairage public à RENE GAXIEU. Valeur totale du marché : 184 000 euros.  

L’agenda

Mardi 2 juillet :

Matinale de la chaire Entrepreneurial Ecosystm Lab sur la jeunesse et l'entrepreneuriat, organisée par la chaire EELab de 8h30 à 10h30 à Montpellier Management (amphithéâtre B113). Inscription ici.

Conférence et exposition « IA : Révolution créative », organisée par Wonderful à 19h au Musée Fabre (Montpellier). Plus d'infos ici.

4ème édition des Entreprises Responsables et Engagées, organisée par la CPME Hérault à 16h au Domaine d'O à Montpellier. Plus d'infos et inscription ici.

Mercredi 3 juillet :

Deuxième édition de BtoHealth, rendez-vous business et innovation de la filière Santé en Occitanie organisé par AD'OCC à l'ancienne faculté de médecine à Montpellier. Inscription ici.

Jeudi 4 juillet : 

Soirée « Passez en mode Dev Eco » dédiée à l’économie et à l’emploi du territoire, organisée par la Région Occitanie en partenariat avec l'agence AD'OCC à la Salle Fernan à Pamiers. Inscription ici.

Soirée « C'est sportif d'être entrepreneur » organisée par Lunel Agglo au Viavino à Entre-Vignes, en présence de David Maillard, champion paralympique d'escrime. Inscritpion obligatoire avant le 2 juillet ici.

Convention Totem sur les « Rencontres régionales Mobilités intelligentes et durables », organisée par Ad'Occ à la Cité à Toulouse, de 9h à 18h. Inscription .

Vendredi 5 juillet : 

5ème Rencontre des métiers du photovoltaïque sur le thème « Les assurances et les aspects juridiques dans le photovoltaïque », organisée par la FFB Hérault, de 10h30 à 14h à FFB Hérault (155 rue Jacques Fouroux 34070 Montpellier). Inscription .

Plus d'événements ici

OCTOBRE

Du 3 au 5 octobre : 

5e édition du forum de la transition Le Monde Nouveau, organisé par le Groupe La Dépêche à Planet Ocean (Montpellier). Plus d'infos et inscription ici.

Mardi 8 octobre : 

17e édition d’Occitanie Innov « Les rencontres de l’innovation en Occitanie », organisée par l'agence Ad'Occ, à la cité Toulouse. Programme ici et inscription .

DÉCEMBRE

Mercredi 11 et jeudi 12 décembre :

EnerGaïa, forum des énergies renouvelables, organisé au parc des expositions de Montpellier (34). Plus d'infos et inscription ici.

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Newsroom

L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :

JOURNALISME

Pour Les Échos : 

  • Solaire flottant : Solarinblue mobilise 6 M€
  • Yelloh !Village (campings) franchit les 100 franchisés

Séries d'été pour  Les Échos (parutions en juillet et août):

  • Friches industrielles : dans le Gard rhodanien, l'ancien site d'Arcelor-Mittal tente de sortir de l'ornière
  • Marcoule, bien parti pour accueillir le premier prototype de mini réacteur
  • Le Gard face au réchauffement climatique (4 articles)
  • Gard : ces projets qui tardent à aboutir (4 articles)
  • Gard : 4 portraits de maires qui durent

Contribution au magazine de ToulÉco :

  • Jean-Marc Bouchet (Qair), 35 ans d’énergies renouvelables
  • Financement participatif : Enerfip mise sur le centre-ville de Montpellier
  • Sevrage tabagique : NFL Biosciences passe à la phase industrielle
  • Recherche : Éric Servat, « Monsieur international » de l’eau
  • Biotech : comment Christophe Douat fait accélérer Medincell

BoisMAG : Traitement des bois sciés, embellissement et finition des bois : enquête nationale

RÉDACTIONS

Occitanie News (Région Occitanie) : newsletter thématique sur les mobilités, en co-rédaction avec Emmanuelle Durand-Rodriguez (Telmi Studio, Toulouse). La newsletter Occitanie News de juin a porté sur le sport. Découvrir et s’abonner en cliquant ici.

Montpellier Méditerranée Métropole : pour Le Mas Média (Pierre Bruynooghe, Montpellier), retour sur les premières Rencontres des Énergies Renouvelables, le 20 juin.

 

ANIMATIONS

12 septembre : table ronde « Le grand saut techno », organiséeau Domaine des Grands Chais à Mauguio (34) dans le cadre de la REF (Rencontre des Entrepreneurs de France) Montpellier. Organisateur : Medef Hérault Montpellier. Coanimation Hubert Vialatte / Sarah Nguyen Cao Khuong.

 

Voilà, c’est tout pour cette semaine. Courage et chocolat !

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La rédaction

Il ne lâche rien

Hubert, Montpelliérain depuis 40 ans (avec quelques infidélités londoniennes et parisiennes), est diplômé du Centre de Formation des Journalistes Paris (2001).

En savoir plus sur Hubert

Signes distinctifs sur sa carte de presse 95598, la quête de clarification et de saine problématisation, dans un monde souvent entravé par les acronymes abscons, la langue de bois, les approximations et les infox.
Hubert a été auditeur de la session 2019-2020 du Chede (cycle de hautes études pour le développement économique). Un réseau national constitué de chefs d’entreprise, élus, préfets, hauts fonctionnaires, cadres de collectivités…, précieux.
Avant de jouer sa partition, il a fait ses gammes pendant 18 ans (2001-2019) à La Lettre M, média économique régional de référence. Il y a commencé stagiaire, avant d’évoluer au fil des ans jusqu’au poste de rédacteur en chef, contribuant activement au développement du titre à Toulouse entre 2015 et 2018.

Heureusement qu’elle est là

Francilienne, résidant à Montpellier depuis 2018 et diplômée de Sup de Com’ Montpellier (2020), Sarah a rejoint Agencehv en CDI (temps plein) début octobre 2020.

En savoir plus sur Sarah

Ses missions : rédaction d’articles sous l’autorité de Hubert Vialatte, veille média, structuration de la stratégie et de l’organisation, création graphique, mise en page, social media management, mise en ligne et promotion des Indiscrétions.

Sarah porte un intérêt au métier de journaliste. Son mémoire de fin d’étude porte ainsi sur le thème « L’impact de l’Intelligence Artificielle sur la presse en ligne et le journalisme ».

Amélie dite « de Cazilhac »

Rédaction, community management, promotion des Indiscrétions… Amélie Cazalet poursuit son chemin en CDI (temps plein) depuis septembre 2022 chez Agencehv, après y avoir effectué un stage, de mars à septembre 2021, puis une alternance jusqu’en septembre 2022.

En savoir plus sur Amélie

Originaire des Cévennes, plus précisément de Cazilhac (d’où « Amélie de Cazilhac », on trouve que ça sonne bien), elle est diplômée d’un Master 2 Marketing, Médias et Communication à Montpellier